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	<title>Economie Magazine &#187; Actualités</title>
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	<description>News, analyses &#38; Savoir de l&#039;économie et de la politique, avec un regard original</description>
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		<title>La décroissance, dix questions pour comprendre et débattre (Ed. La Découverte)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/la-decroissance-dix-questions-pour-comprendre-et-debattre-ed-la-decouverte</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 06:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[La Découverte]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/la-decroissance-dix-questions-pour-comprendre-et-debattre-ed-la-decouverte"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/decroissance.jpg" alt="decroissance" title="decroissance" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6872" /></a></div>

En 1971, le Club de Rome émet un rapport énonçant la fin de la croissance économique, pour l’horizon 2020, compte tenu de l’exploitation des ressources énergétiques et agricoles, de l’évolution des populations et de la pollution. Traduit en plus de trente langues et écoulé à près de douze millions d’exemplaires à travers le monde, ledit rapport connaît une curiosité incontestable parmi l’opinion publique. L’acte de naissance de la décroissance fut ainsi signé – même si un auteur, Nicholas Georgescu-Roegen, avait déjà abordé le phénomène un an auparavant. Depuis, le sujet a fait son chemin, générant livres, revues et penseurs, mais en s’invitant également au centre de conférences mondiales, telles celle de Rio de Janeiro en 1992. Mais que signifie aujourd’hui la décroissance ? Quels sont les grands débats qui parsèment sa théorisation ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/la-decroissance-dix-questions-pour-comprendre-et-debattre-ed-la-decouverte"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/decroissance.jpg" alt="decroissance" title="decroissance" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6872" /></a></div>
<p>En 1971, le Club de Rome émet un rapport énonçant la fin de la croissance économique, pour l’horizon 2020, compte tenu de l’exploitation des ressources énergétiques et agricoles, de l’évolution des populations et de la pollution. Traduit en plus de trente langues et écoulé à près de douze millions d’exemplaires à travers le monde, ledit rapport connaît une curiosité incontestable parmi l’opinion publique. L’acte de naissance de la décroissance fut ainsi signé – même si un auteur, Nicholas Georgescu-Roegen, avait déjà abordé le phénomène un an auparavant. Depuis, le sujet a fait son chemin, générant livres, revues et penseurs, mais en s’invitant également au centre de conférences mondiales, telles celle de Rio de Janeiro en 1992. Mais que signifie aujourd’hui la décroissance ? Quels sont les grands débats qui parsèment sa théorisation ?</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Dix questions pour cerner la décroissance</strong></span></div>
<p>Pour répondre à ces questions, Denis Bayon, Fabrice Flipo et François Schneider se sont penchés sur des thèmes aussi variés que l’origine historique de la décroissance, son positionnement face au développement durable, son opposition au progrès technique, ou encore sa signification en matière de consommation quotidienne. Si, dans le fond, tout le monde s’accorde à voir en la décroissance une « réduction de la taille physique du système économique (…) pour des raisons écologiques, sociales et démocratiques », avec en conséquence une « déstabilisation radicale du Produit Intérieur Brut (PIB) », certaines ambiguïtés demeurent, et les degrés d’application de la décroissance sont variés, voire sujets à polémique.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2707173134" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>L’une des critiques premières des objecteurs de croissance est bien évidemment la sacrosainte <strong>société de consommation</strong> qui serait, plus que le reflet du gaspillage, une atteinte à l’émancipation collective en ce qu’elle fixe les relations des individus et leurs réalisations exclusivement autour d’un rapport à l’argent. En cela, la décroissance ne s’inspire pas du marxisme, et bien sûr pas du libéralisme classique, mais bien de la première « école de Francfort » (Adorno, Marcuse).</p>
<p>Pour comprendre une seconde critique indissociable portée par la décroissance, il convient de rappeler les travaux menés par l’auteur cité plus haut, Nicholas Georgescu-Roegen. Mathématicien de formation, celui-ci fut l’un des fondateurs du « paradigme « bioéconomique », pour qui l’activité économique moderne, avec toutes ses machines thermiques peut être décrite comme un accélérateur de croissance de l’<strong>entropie</strong> ». En d’autres termes, chaque chose que nous produisons, en l’état actuel des ressources, est une chose de plus qui accélère la raréfaction de celles-ci à cause de leur non-reproduction (exemple : les matières premières fossiles), et nous rapproche ainsi de la fin de notre phase industrielle. Si un autre auteur tel qu’Howard T. Odum s’accorde sur l’inéluctabilité de la décroissance, il s’opposera néanmoins aux thèses de N. Georgescu-Roegen, arguant du fait que la matière ne s’épuise que localement, et que l’homme peut contrôler son écosystème pour le faire basculer dans l’usage de ressources renouvelables. Quant à lui, Kenneth E. Boulding, bien que peu suivi par les objecteurs de croissance, estime que l’ « entropie de la matière est retardable moyennant davantage d’énergie et de savoir », notamment parce que nous avons commencé par exploiter les sources les plus faciles d’accès comme le pétrole, alors que d’autres énergies bien supérieures à notre consommation, tels que l’énergie solaire, seront progressivement utilisées. A travers ces trois auteurs, la discussion est serrée et préfigure ce qu’ont été et ce que seront encore les grands débats écologiques. Une chose est sûre aujourd’hui : la crise écologique est bien là. « Le <i>Rapport du Millénaire sur les écosystèmes</i> (2004), regroupant 1 350 sous l’égide de l’ONU, a conclu que 60% des écosystèmes sont dégradés ou utilisés de façon non renouvelable », et la FAO a même indiqué qu’au rythme actuel de prélèvement des océans, la plupart des espèces marines auront disparu au milieu du XXIème siècle.</p>
<p>L’ouvrage de D. Bayon, F. Flipo et F. Schneider donne une lumière vivifiante aux théories de la décroissance, bien trop souvent éclipsées par des courants avec lesquelles elles s’opposent pourtant fortement, et qui sont reprises par les politiques, comme la « croissance verte » ou le « développement durable ». Les arguments sont limpides, engagés sans être trop ouvertement partisans, et permettent d’ouvrir des réflexions nouvelles sur la conservation de la planète et les enjeux de production à venir.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez La Découverte</strong></span></div>
<p><strong>Denis Bayon</strong>  travaillé en tant que chercheur à l’université de Lyon. Il a publié <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2846982856/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2846982856"><i>Faire l&#8217;économie des déchets : Ou Quand les dépenses publiques font les profits privés</i></a> et <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2802722697/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2802722697"><i>Les marchés publics de la défense : Droit du contrat public, pratique administrative et enjeux économiques</i></a>.</p>
<p><strong>Fabrice Flipo</strong> est maître de conférences en philosophie à Télécom Ecole de Management. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2749530105/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2749530105"><i>Le développement durable</i></a>.</p>
<p><strong>François Schneider</strong> est chercheur en écologie.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez La Découverte : <i>Regards croisés sur l&#8217;économie, n°9 : Pour sortir de la crise du logement</i> (Ouvrage collectif), <i>Economie du bonheur</i> (Lucie Davoine).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2707168939" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2707167037" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div class="spacer">&nbsp;</div>
</div>
<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.editionsladecouverte.fr/" target="_blank">éditions La Découverte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Alain Lipietz : Green Deal (Ed. La Découverte)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/alain-lipietz-green-deal-ed-la-decouverte</link>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 06:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[La Découverte]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/alain-lipietz-green-deal-ed-la-decouverte"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/alain-lipietz.jpg" alt="alain lipietz" title="alain lipietz" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6861" /></a></div>

Au même titre que la grande crise de 1929, le marasme dans lequel nous sommes installés depuis 2007, à l’origine financier puis devenu inextricablement lié à la dette souveraine, mérite de remettre en question les fondations économiques et sociales sur lesquelles nous nous reposons aujourd’hui. Comme en 1929, il semble en effet que nous soyons arrivés au bout d’un modèle de développement, dont le creusement des inégalités, la financiarisation excessive des économies ou le gaspillage des ressources sont des symptômes parmi tant d’autres de l’épuisement général. Selon Alain Lipietz, nous avons, en conséquence, besoin d’un véritable <i>Green Deal</i>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/alain-lipietz-green-deal-ed-la-decouverte"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/alain-lipietz.jpg" alt="alain lipietz" title="alain lipietz" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6861" /></a></div>
<p>Au même titre que la grande crise de 1929, le marasme dans lequel nous sommes installés depuis 2007, à l’origine financier puis devenu inextricablement lié à la dette souveraine, mérite de remettre en question les fondations économiques et sociales sur lesquelles nous nous reposons aujourd’hui. Comme en 1929, il semble en effet que nous soyons arrivés au bout d’un modèle de développement, dont le creusement des inégalités, la financiarisation excessive des économies ou le gaspillage des ressources sont des symptômes parmi tant d’autres de l’épuisement général. Selon Alain Lipietz, nous avons, en conséquence, besoin d’un véritable <i>Green Deal</i>.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>La réponse écologiste à la crise du libéral-productivisme</strong></span></div>
<p>Evidemment, l’auteur est fortement marqué par la théorie de la régulation, qu’il a largement contribué à diffuser dans les années 1970, après avoir étudié les limites du modèle fordiste. Cela donne un cadre particulièrement intéressant à l’analyse de la crise actuelle, en permettant de se concentrer sur les grandes questions qui devraient accompagner la refonte du capitalisme. Quel doit être le paradigme technologique, ie comment organiser le travail au niveau productif ? Comment dépasser le modèle tayloro-fordiste ? Quel régime d’accumulation souhaitons-nous, ie peut-on continuer avec une demande de masse, standardisée ? Quelles places doivent prendre les institutions encadrantes du capitalisme telles que l’Etat ou les autorités de surveillance ? Comment les pays peuvent-ils dessiner une nouvelle formation socio-économique, en compatibilité avec leurs voisins, dans un cadre aussi mondialisé ?</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2707173339" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Cette crise du modèle libéral-productiviste aura désarçonné plus d’un économiste. Une attitude étrange, car, dans le fond, les explications de l’effondrement et les contradictions internes du capitalisme sont déjà connues par les économistes depuis le XIXème siècle (dont Ricardo et Marx). Première contradiction connue : l’aveuglément répété. La période des <i>Roaring Twenties</i> (les années folles, les années 1920), ne préfiguraient-elles pas, à travers une croyance déjà superstitieuse dans la puissance autorégulatrice des marchés, de ce qui allait se passer en 1929 ? N’est-ce pas la même intoxication intellectuelle qui avait conduit à la crise de 1848, ou qui nous a plongés dans celle d’aujourd’hui ? Autre contradiction, et non des moindres pour un auteur dont la plume est empreinte d’écologie : l’épuisement des ressources agricoles. Nous savons tous que la crise des <i>subprimes</i> fut en partie déclenchée par le non remboursement des prêts hypothécaires de la part des ménages américains les plus pauvres. Ces foyers, dans une volonté messianique d’accession à la propriété voulue par les administrations Clinton et Bush, avaient en effet pu bénéficier de prêts à taux variables, adossés à la valeur de leur bien immobilier. Jusqu’aux non-remboursements en cascade, qui mirent en péril les grandes institutions bancaires prêteuses, et <i>in fine</i>, tout le système financier. Mais peu de personnes posent la question la plus importante : pourquoi ces ménages n’ont-ils pas remboursé leurs crédits ? Que s’est-il passé pour qu’au-delà d’un relèvement des taux variables par les banques, ceux-ci soient acculés à la faillite et se dirigent d’eux-mêmes vers l’expropriation ? Selon A. Lipietz, la véritable racine du mal est à trouver du côté du prix des denrées alimentaires. Des dépenses incompressibles pour n’importe quel foyer, qui malheureusement ne firent que progresser aux quatre coins du globe, dès les premières années 2000. Cependant que des émeutes de la faim éclatèrent autour de la Méditerranée, les ménages américains, eux, décidèrent tout simplement de ne plus rembourser leurs dettes, pour payer l’essence ou remplir le réfrigérateur. Une sorte de « crise d’ « Ancien Régime » à la Braudel-Larousse ».</p>
<p>Face à l’urgence, un <i>Green Deal</i> s’impose, avec des composantes allant, en réalité, bien au-delà de l’écologie. L’époque est par ailleurs propice à un chamboulement, étant donné que toutes les cartes sont redistribuées sur l’échiquier économique et politique à travers le monde. A. Lipietz propose donc une nouvelle régulation financière et budgétaire, un repartage de la valeur ajoutée, un régime tiré par l’investissement vert, afin d’accompagner la planète vers une grande transition économique, alimentaire et énergétique. Une année d’erreurs économiques n’est rien en comparaison d’une année d’erreurs écologiques. Dans le premier cas, les bévues s’estompent après quelques mois ou quelques années. Dans le second, la Nature peut ne pas pardonner avant des siècles, comme en témoigne les gaz à effet de serre et le réchauffement planétaire inexorable.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez La Découverte</strong></span></div>
<p>Alain Lipietz est un économiste français, ancien député Vert européen. Il est l’un des chefs de file de l’école de la régulation, en compagnie d’auteurs tels que Michel Aglietta, André Orléan, Bernard Billaudot, Robert Boyer, ou Benjamin Coriat.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez La Découverte : <i>Regards croisés sur l&#8217;économie, n°9 : Pour sortir de la crise du logement</i> (Ouvrage collectif), <i>Economie du bonheur</i> (Lucie Davoine).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2707168939" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2707167037" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.editionsladecouverte.fr/" target="_blank">éditions La Découverte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mathématiques des marchés financiers, Modélisation du risque et de l’incertitude (Ed. EDP Sciences)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/mathematiques-des-marches-financiers-modelisation-du-risque-et-de-lincertitude-ed-edp-sciences</link>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 06:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[EDP]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/mathematiques-des-marches-financiers-modelisation-du-risque-et-de-lincertitude-ed-edp-sciences"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/modele-financier.jpg" alt="Les mathématiques des modèles financiers" title="Les mathématiques des modèles financiers" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6751" /></a></div>

Du modèle de Black-Scholes à la théorie moderne du portefeuille de Markowitz, la plupart des grands raisonnements en finance jouissent encore d’un usage massif, pour ne pas dire sacralisé, ce malgré la crise, et malgré les critiques consubstantielles qui leur sont associées. En rédigeant leur ouvrage sur les <i>Mathématiques des marchés financiers</i>, Mathieu Le Bellac et Arnaud Viricel abordent les théories constituant la colonne vertébrale de la finance moderne et réinsufflent un souffle critique, sans perdre le lecteur sous des montagnes d’équations absconses.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/mathematiques-des-marches-financiers-modelisation-du-risque-et-de-lincertitude-ed-edp-sciences"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/modele-financier.jpg" alt="Les mathématiques des modèles financiers" title="Les mathématiques des modèles financiers" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6751" /></a></div>
<p>Du modèle de Black-Scholes à la théorie moderne du portefeuille de Markowitz, la plupart des grands raisonnements en finance jouissent encore d’un usage massif, pour ne pas dire sacralisé, ce malgré la crise, et malgré les critiques consubstantielles qui leur sont associées. En rédigeant leur ouvrage sur les <i>Mathématiques des marchés financiers</i>, Mathieu Le Bellac et Arnaud Viricel abordent les théories constituant la colonne vertébrale de la finance moderne et réinsufflent un souffle critique, sans perdre le lecteur sous des montagnes d’équations absconses.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#003872;"><strong>De la compréhension des produits financiers</strong></span></div>
<p>Le but affiché est clairement de comprendre ce que sont ces outils mathématiques et à quoi ils servent, savoir comment ils entrent en pratique pour déterminer le prix d’un produit financier et réfléchir au risque qu’ils font courir aux investisseurs. Il est tout à fait possible de parler de martingales ou de corrélation sans effrayer le lecteur, à travers un véritable effort de vulgarisation.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;asins=2759806901&#038;ref=qf_sp_asin_til&#038;fc1=000000&#038;IS2=1&#038;lt1=_blank&#038;m=amazon&#038;lc1=38505E&#038;bc1=FFFFFF&#038;bg1=FFFFFF&#038;f=ifr" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>D’entrée, le lecteur comprendra comment évaluer un actif à travers les taux d’intérêts et le concept d’actualisation des actifs, avant de s’intéresser à la construction d’un portefeuille efficient, un chapitre relativement absent de certains grands ouvrages traditionnels. On appréciera le chapitre de préambule au modèle de Black-Scholes, qui se concentre sur les grands principes sous-tendant celui-ci, tels que le théorème de non-arbitrage, la complétude ou la continuité des marchés. Rarement un ouvrage n’aura pris le temps de détailler ce que ces conditions sine qua non signifient.</p>
<p>Enfin, l’on pourra féliciter les auteurs d’avoir inclus une réflexion sur la juste valeur des modèles gaussiens, dans une période de crise qui aura bien montré que des évènements <i>a priori</i> hautement improbables, pouvaient se produire. Ce que d’aucuns auront découvert avec Nassim Taleb, des penseurs tels que Mandelbrot l’auront déjà formalisé depuis des décennies, souvent dans l’indifférence générale… jusqu’à ce que le cygne noir ne réapparaisse sur les marchés. Pour cela, Mathieu Le Bellac et Arnaud Viricel rappellent ce que sont les lois de puissances, les queues de distribution ou les processus de Lévy, et mettent à l’épreuve les rendements historiques du CAC et du Dow Jones pour montrer la réalisation d’évènements extrêmes.</p>
<p>Petit détail et non des moindres : l’ouvrage est en couleur. Cela peut paraître trivial, mais pour qui aura été habitué à l’austérité et à l’incompréhension face à des graphiques issus d’ouvrages tels que le fameux <i>Hull</i>, avoir enfin un manuel en couleur sur les mathématiques financières est vécu comme un soulagement.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#003872;"><strong>Plus d’ouvrages chez EDP Sciences</strong></span></div>
<p>Mathieu Le Bellac est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, et a notamment travaillé dans le département d’audit quantitatif du groupe BPCE, et dans le département de supervision des risques de la BRED.</p>
<p>Arnaud Viricel est membre de l’Institut des actuaires. Il a participé à la création de l’activité change et dérivés de la banque Natixis à New York avant de rejoindre successivement l’Autorité des Marchés Financiers, BPCE puis à nouveau Natixis North America où il travaille aujourd’hui, en tant que responsable des risques de marchés.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez EDP Sciences : <i> Qu&#8217;est ce que l&#8217;énergie nucléaire ?</i> (Henri Safa), <i>Le nucléaire expliqué par des physiciens</i> (Bernard Bonin).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2759804305" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2759806715" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://publications.edpsciences.org/" target="_blank">éditions EDP Sciences</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bernard Flynn : La philosophie politique de Claude Lefort (Ed. Belin)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/bernard-flynn-la-philosophie-politique-de-claude-lefort-ed-belin</link>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 06:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Belin]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/bernard-flynn-la-philosophie-politique-de-claude-lefort-ed-belin"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/Claude-Lefort.jpg" alt="Claude Lefort" title="Claude Lefort" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6850" /></a></div>

Pour Claude Lefort, « le totalitarisme est une réponse à l’expérience moderne du vide, une tentative de remplir le lieu vide du pouvoir ». Une expérience du vide qui ne cesse malheureusement de se répéter, ici et là aux quatre coins du globe, de façon assez régulière et sans que leçon soit prise. Comment l’un des philosophes les plus connus pour sa réflexion sur le totalitarisme s’est-il distingué vis-à-vis d’autres esprits ? Qui l’a influencé ? C’est ce que Bernard Flynn, lui-même professeur de philosophie, se propose d’analyser, en retraçant l’évolution de la pensée de Lefort, de sa la lecture du <i>Prince</i> de Machiavel jusqu’à son amitié avec Merleau-Ponty.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/bernard-flynn-la-philosophie-politique-de-claude-lefort-ed-belin"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/Claude-Lefort.jpg" alt="Claude Lefort" title="Claude Lefort" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6850" /></a></div>
<p>Pour Claude Lefort, « le totalitarisme est une réponse à l’expérience moderne du vide, une tentative de remplir le lieu vide du pouvoir ». Une expérience du vide qui ne cesse malheureusement de se répéter, ici et là aux quatre coins du globe, de façon assez régulière et sans que leçon soit prise. Comment l’un des philosophes les plus connus pour sa réflexion sur le totalitarisme s’est-il distingué vis-à-vis d’autres esprits ? Qui l’a influencé ? C’est ce que Bernard Flynn, lui-même professeur de philosophie, se propose d’analyser, en retraçant l’évolution de la pensée de Lefort, de sa la lecture du <i>Prince</i> de Machiavel jusqu’à son amitié avec Merleau-Ponty.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#003872;"><strong>Du Prince de Machiavel aux discours sur la modernité</strong></span></div>
<p>L’auteur s’attèle par exemple à retracer la manière dont Claude Lefort a pu forger ses réflexions sur le pouvoir, l’usage de la force pour y arriver et le maintenir, ainsi que sur la lutte des classes. Les comparaisons fertiles ne manquent d’ailleurs pas sur ce triptyque, déjà connu depuis des siècles et d’une actualité encore valide. Là où Platon concevait une lutte entre les riches et les pauvres en chaque cité, mais qui devait être dépouillée du conflit, Machiavel pensait, lui, que le conflit n’était pas à éliminer et qu’il était même une force, tandis que Marx restait persuadé que cette lutte des classes se résoudrait par une lutte finale d’où émergerait une société sans classes.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2701149975" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Cette lutte des classes, cette opposition entre des désirs parfois fortement antagonistes, peut en outre être canalisée de différentes façons par les hommes et le politique. Hobbes parlait ainsi d’aliénation de la souveraineté à l’Etat pour recevoir en échange la sécurité du Léviathan. De son côté, Machiavel pensait que l’opposition était si commune entre les désirs qu’il ne pouvait y avoir de résolution ultime. Et Claude Lefort pense justement que « le désir d’annuler le conflit qui est au cœur du politique est la tentation qui conduit au totalitarisme ». Au-delà de ce problème central, d’innombrables défis jalonnent le parcours du <i>Prince</i>, tels que la corruption au sein des élites ou l’aveuglément face à la réalité due au phénomène de courtisanerie qui enveloppe le pouvoir.</p>
<p>En sus de l’analyse des rapports du dirigeant face à son peuple via l’œuvre de Machiavel, B. Flynn rappelle les liens, ou plutôt les oppositions, entre C. Lefort et les écrits d’Habermas sur la modernité, ou les penseurs tels que Heidegger, Deleuze et Guattari. Avec Hannah Arendt et Raymond Aron, C. Lefort fut probablement l’un des rares philosophes politiques « à avoir élaboré une interprétation plausible du phénomène totalitaire ».</p>
<p>Au sein de son ouvrage, B. Flynn réalise un travail remarquable de reconstitution de la pensée des dirigeants, afin de mieux expliquer les axiomes sur lesquels débattent les grands philosophes politiques. Claude Lefort, l’un des derniers théoriciens en la matière, a pu jouir de prises de position pluriséculaires pour bâtir lui-même sa pensée.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages chez Belin</strong></span></div>
<p>Bernard Flynn est Professeur de philosophie à l’Université d’Etat de New York et à la <i>New School for Social Research</i>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Belin : <i>Le Liban &#8211; Géographie d&#8217;un pays paradoxal</i> (Henri Chamussy), <i>L&#8217;an I des révolutions arabes</i> (Bernard Guetta).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2701162432" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2701162955" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.editions-belin.com/" target="_blank">éditions Belin</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Franck Cochoy : Sociologie d’un « curiositif » (Ed. Le Bord de l’eau)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/franck-cochoy-sociologie-dun-curiositif-ed-le-bord-de-leau</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 06:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marketing]]></category>
		<category><![CDATA[QR Code]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/franck-cochoy-sociologie-dun-curiositif-ed-le-bord-de-leau"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/QR-code.jpg" alt="Comment utiliser un QR Code ?" title="Comment utiliser un QR Code ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6728" /></a></div>

Il est loin le temps où nous arpentions les allées des supermarchés avec un calepin, où nous parcourions les villes à la recherche d’un marchand ou d’un concurrent, où nous découpions les bonnes offres par correspondance qui arrivaient telles des missives enflammées dans nos boîtes aux lettres. Internet, en abolissant les frontières, a créé un marché virtuel immense et disponible. Un marché fait pour tous les curieux, en ce que le réseau permet de comparer et de bénéficier de ressources informationnelles sans aucune commune mesure. Non, les consommateurs-acteurs, armés de leurs smartphones, ne photographient pas leur boîte de cassoulet au supermarché. Ils photographient le « QR code » qui y est apposé, ils cherchent à en savoir plus, ils veulent, en somme, que leur ragoût de haricots les surprenne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/franck-cochoy-sociologie-dun-curiositif-ed-le-bord-de-leau"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/QR-code.jpg" alt="Comment utiliser un QR Code ?" title="Comment utiliser un QR Code ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6728" /></a></div>
<p>Il est loin le temps où nous arpentions les allées des supermarchés avec un calepin, où nous parcourions les villes à la recherche d’un marchand ou d’un concurrent, où nous découpions les bonnes offres par correspondance qui arrivaient telles des missives enflammées dans nos boîtes aux lettres. Internet, en abolissant les frontières, a créé un marché virtuel immense et disponible. Un marché fait pour tous les curieux, en ce que le réseau permet de comparer et de bénéficier de ressources informationnelles sans aucune commune mesure. Non, les consommateurs-acteurs, armés de leurs smartphones, ne photographient pas leur boîte de cassoulet au supermarché. Ils photographient le « QR code » qui y est apposé, ils cherchent à en savoir plus, ils veulent, en somme, que leur ragoût de haricots les surprenne.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Comment utiliser un QR Code ? Qu&#8217;est-ce que cela apporte à l&#8217;entreprise et aux consommateurs ?</strong></span></div>
<p>Aujourd’hui, « QR codes », « datamatrix » ou « flashcodes » se bousculent sur nos produits et représentent autant de dispositifs liés à la curiosité, ces fameux « curiositifs ». Les marques ne se contentent plus d’envoyer leur produit de façon unilatérale vers le consommateur. Elles le poussent à déchiffrer l’offre commerciale, à regarder derrière la serrure, serait-on tenté de dire. Mais dans quelle mesure ces dispositifs ont-ils fait leur chemin sur la scène marchande ? Peuvent-ils vraiment susciter un désir d’activation ?</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2356871489" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Pour répondre à ces questions, Franck Cochoy dresse d’abord un inventaire des prototypes et outils en vigueur, photos à l’appui, sans cependant tomber dans un engouement béat. Difficile en effet de s’intéresser à certaines idées, qui pourraient devenir obsolètes ou ringardes quelques mois plus tard, avancées technologiques obligent. Pourtant, quelques applications semblent avoir fait leur nid, telles celles qui sont liées à la « géolocalisation », à la « réalité augmentée » ou à des « dispositifs d’identification ». On ne présente plus ces mini logiciels permettant de reconnaître une musique qui passe à la radio ou de photographier une jaquette afin d’obtenir des informations complémentaires sur un film. Comme le souligne Christian Liccope et Claire Levallois-Barth, ces outils ont réussi le formidable pari de faciliter l’exploration curieuse, via « un processus d’articulation de la « proximité » et de la « connectivité ». »</p>
<p>Pour mieux analyser la propension de ces outils à devenir des succès, l’auteur prend le pari, intéressant, d’étudier l’histoire des supermarchés afin déceler les comportements innovateurs qui ont bouleversé l’industrie. L’on découvre ainsi que le libre-service, ce principe qui semble aujourd’hui naturel mais qui était tout sauf évident dans les années 1920, fut l’œuvre de petites épiceries américaines, encline à rafistoler leurs techniques de vente à coups d’étagères, de chariots, de tourniquets et de portes automatiques. Certaines forment telles que le chariot qui navigue allègrement entre les rayons furent un succès. D’autres idées, telles que le fait de se balader, de noter sur un papier à l’aider d’un crayon ce que l’on souhaite, et de ne récupérer ses objets qu’à la caisse, ont semblé fugaces, pour ne pas dire saugrenues. Mais qui s’étonne désormais de devoir faire ainsi ses courses lors de week-end en amoureux, dans les travées d’Ikea ?</p>
<p>Pour revenir aux innovations liées aux smartphones, Franck Cochoy prend l’exemple du vin et des nouveaux dispositifs bidimensionnels qui accompagnent les bouteilles. Un produit ancestral, aussi mystérieux et noble que le vin, a su en effet s’adapter à un marché mouvant (de plus en plus de contrefaçons, manque de traçabilité, désaffection latente de la part des jeunes, manque d’information face à la multitude de nouveaux vins) afin de le reconquérir. L’auteur rappelle qu’à l’origine, les étiquetages high-tech ne servaient pas tant à développer des innovations marketing qu’à valoriser le projet industriel de certains vignobles. A l’aide du projet Œnotrace, on peut ainsi authentifier le producteur, savoir qui il est à l’aide d’une fiche descriptive, le géolocaliser, connaître l’altitude du millésime, son exposition au soleil, comprendre les caractéristiques intrinsèques du vin, son encépagement, son taux de sulfites, son acidité etc.</p>
<p>Bien loin de populariser de simples effets de mode, <i>Sociologie d’un « curiositif »</i> s’avère être d’une grande originalité pour qui souhaite découvrir, à travers une anamnèse riche et bien écrite, les nouvelles techniques de vente, et comprendre pourquoi certaines technologies, notamment celles des fameux « QR codes » ou celles liées à la géolocalisation, continueront de se développer. A la clef, c’est non seulement une génération avide de technologie qu’il convient de séduire, mais c’est également une soif d’information qui mérite d’être étanchée, dans un monde où le consommateur peut se renseigner à chaque instant, grâce à Internet.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages aux editions du Bord de l’eau</strong></span></div>
<p>Franck Cochoy est Professeur de sociologie à l&#8217;Université Toulouse II, et spécialiste de la façont dont les médiations marchandes (packaging, merchandising, marketing, normalisation) façonnent le marché. Il a également publié <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2200275897/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2200275897"><i>De la curiosité, l’art de la séduction marchande</i> (Ed. Armand Colin)</a> et <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2130523560/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2130523560"><i>Une sociologie du packaging, ou l’âne de Buridan face au marché</i> (Ed. PUF)</a>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages aux éditions du Bord de l’eau : <i>Plaidoyer pour une gauche populaire</i> (Laurent Baumel, François Kalfon), <i>L&#8217;urgence industrielle !</i> (Gabriel Colletis).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2356871403" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2356871616" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.editionsbdl.com/" target="_blank">éditions du Bord de l’eau</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La véritable histoire des Gracques (Ed. Les Belles Lettres)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/la-veritable-histoire-des-gracques-ed-les-belles-lettres</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 06:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Antiquité]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/la-veritable-histoire-des-gracques-ed-les-belles-lettres"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/Gracchus.jpg" alt="Tiberius et Caius Gracchus" title="Tiberius et Caius Gracchus" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6710" /></a></div>

Rome, aussi majestueuse qu’impitoyable. Alors qu’en 202 av. J.-C., Scipion l’Africain défait à Zam l’armée d’Hannibal Barca, le général des carthaginois, mettant ainsi fin à la Deuxième Guerre punique et consacrant la suprématie romaine sur la Méditerranée, le principal danger visant la République romaine ne se prépare plus à l’extérieur, mais à l’intérieur. Deux frères, Tiberius et Caius Gracchus, les petits-fils de l’Africain, s’apprêtent à bouleverser l’histoire des institutions romaines.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/la-veritable-histoire-des-gracques-ed-les-belles-lettres"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/Gracchus.jpg" alt="Tiberius et Caius Gracchus" title="Tiberius et Caius Gracchus" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6710" /></a></div>
<p>Rome, aussi majestueuse qu’impitoyable. Alors qu’en 202 av. J.-C., Scipion l’Africain défait à Zam l’armée d’Hannibal Barca, le général des carthaginois, mettant ainsi fin à la Deuxième Guerre punique et consacrant la suprématie romaine sur la Méditerranée, le principal danger visant la République romaine ne se prépare plus à l’extérieur, mais à l’intérieur. Deux frères, Tiberius et Caius Gracchus, les petits-fils de l’Africain, s’apprêtent à bouleverser l’histoire des institutions romaines.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Tiberius &#038; Caius, un destin tout tracé</strong></span></div>
<p>L’histoire des Gracques fut déjà, dans ses gènes, une succession d’inimitiés et d’alliance. Tandis que Scipion l’Africain et Tiberius Sempronius Gracchus se détestaient ouvertement, plusieurs auteurs antiques expliquent que les deux hommes s’assirent tous deux à un banquet où ils finirent par se lier d’amitié, et le premier promit sa fille cadette au second. De cette nouvelle union naquirent les deux frères, Tiberius et Caius, que nous suivrons tout au long de l’ouvrage.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2251040137" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Les Gracques se retrouvent dès leur plus jeune âge plongés dans la vie publique romaine, perpétuant une tradition familiale faite d’orateurs remarquables et admirés, cependant que leur mère veille à leur donner une éducation d’hommes exceptionnels. Pourtant, malgré une façade prestigieuse, la famille n’est point exempte de vicissitudes, en témoigne les premières jalousies à l’envers d’un beau-frère charismatique, Scipion Emilien. C’est pourtant aux côtés de ce dernier que Tiberius, l’aîné, renouera avec le souvenir de son grand-père Scipion l’Africain, en participant à la Troisième Guerre punique et en détruisant Carthage.</p>
<p>Le jeune Tiberius continue sa carrière de guerrier en intervenant dans la guerre de Numance, quelques années plus tard, où, malgré la défaite d’une armée en surnombre, ses talents politiques et rhétoriques parviennent à être reconnus jusque dans les rangs de l’ennemi et ont, selon Plutarque, permis de sauver la vie de milliers de Romains par la négociation de traités de paix. Cette défaite est particulièrement intéressante. En négligeant l’honneur de Rome pour épargner la vie de milliers d’hommes, Tiberius s’attire les faveurs du peuple, mais également les foudres du Sénat, et la méfiance de son beau-frère Scipion Emilien. Tiberius lui-même nourrit du ressentiment vers ce Sénat qui aurait bien aimé le sacrifier à l’heure du désastre.</p>
<p>Le destin politique du jeune Gracque commence à se dessiner, au moment où Rome traverse une crise économique, démographique et sociale sans précédent. Tiberius, élu tribun, s’empresse de révéler la corruption qui gangrène alors la République, et souhaite représenter les petites gens à travers une loi agraire luttant contre le système du <i>latifundia</i>. En s’opposant si ouvertement au Sénat et aux classes aisées, il devient l’homme à abattre. La véritable histoire des Gracques ne fait alors que commencer…</p>
<p>Christopher Bouix s’est livré à un travail d’historien, en rassemblant les textes de grands auteurs de la Rome Antique tels que Ciceron, Plutarque ou Sénèque, dans le but de restituer la légende passionnante des Gracques. Guerres, luttes de pouvoir, soulèvement populaires, conspirations, Tiberius et Caius Gracchus auront marqué à jamais l’histoire de la vie politique romaine.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages aux éditions Les Belles Lettres</strong></span></div>
<p>Christopher Bouix est diplômé de l&#8217;université de Paris 3 en littérature anglophone, et a été professeur aux Cours de Civilisation Française de la Sorbonne. Il a également publié <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2251040102/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2251040102"><i>La Véritable Histoire de Tibère</i> (Ed. Les Belles Lettres)</a> et <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2251030174/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2251030174"><i>Hocus Pocus, A l&#8217;école des sorciers en Grèce et à Rome</i> (Ed. Les Belles Lettres)</a>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Les Belles Lettres : <i>La grande guerre africaine</i> (Filip Reyntjens), <i>Femmes d&#8217;altitude, Petit traité à l&#8217;usage des futures dirigeantes</i> (Sylvie Gilbert).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=225111002X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2251444432" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.lesbelleslettres.com/" target="_blank">éditions des Belles Lettres</a>.</p>
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		<item>
		<title>Philippe Herlin : France, la faillite ? Après la perte du AAA (Ed. Eyrolles)</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 06:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
		<category><![CDATA[Dettes]]></category>
		<category><![CDATA[Faillite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/philippe-herlin-france-la-faillite-apres-la-perte-du-aaa-ed-eyrolles"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/Faillite.jpg" alt="La France est-elle en Faillite ?" title="La France est-elle en Faillite ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6692" /></a></div>

« La dette de la France pour les Nuls », tel pourrait s'intituler ce livre, qui retrace avec clarté et précision les événements qui ont conduit la zone Euro au bord du gouffre et la dette à devenir un sujet majeur du débat politique, après plusieurs décennies d'opacité et de laxisme budgétaire. A moins d'avoir vécu en autarcie lors de ces deux dernières années, difficile en effet d'avoir échappé à la succession de sommets européens « de la dernière chance » cherchant à éviter le défaut de la Grèce, révélateur des fragilités intrinsèques de la monnaie unique et de ses risques de dislocation. A la suite de la crise des subprimes en 2008, qui consacre l'explosion d'une bulle de dette privée, c'est au tour des Etats de voir leur niveaux d'endettement grimper hors de tout contrôle et aux marchés de les rappeler à l'ordre, par l'intermédiaire des désormais fameuses agences de notation. S'ensuit un débat sur les bienfaits de l'euro, la valeur qu'il faut accorder à la sacrosainte note AAA, et en définitive sur la réelle souveraineté de l'État Français dans la conduite de sa politique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/philippe-herlin-france-la-faillite-apres-la-perte-du-aaa-ed-eyrolles"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/Faillite.jpg" alt="La France est-elle en Faillite ?" title="La France est-elle en Faillite ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6692" /></a></div>
<p>« La dette de la France pour les Nuls », tel pourrait s&#8217;intituler ce livre, qui retrace avec clarté et précision les événements qui ont conduit la zone Euro au bord du gouffre et la dette à devenir un sujet majeur du débat politique, après plusieurs décennies d&#8217;opacité et de laxisme budgétaire. A moins d&#8217;avoir vécu en autarcie lors de ces deux dernières années, difficile en effet d&#8217;avoir échappé à la succession de sommets européens « de la dernière chance » cherchant à éviter le défaut de la Grèce, révélateur des fragilités intrinsèques de la monnaie unique et de ses risques de dislocation. A la suite de la crise des subprimes en 2008, qui consacre l&#8217;explosion d&#8217;une bulle de dette privée, c&#8217;est au tour des Etats de voir leur niveaux d&#8217;endettement grimper hors de tout contrôle et aux marchés de les rappeler à l&#8217;ordre, par l&#8217;intermédiaire des désormais fameuses agences de notation. S&#8217;ensuit un débat sur les bienfaits de l&#8217;euro, la valeur qu&#8217;il faut accorder à la sacrosainte note AAA, et en définitive sur la réelle souveraineté de l&#8217;État Français dans la conduite de sa politique.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Une dette française qui gonfle inexorablement</strong></span></div>
<p>Spécialiste du sujet à travers son blog, <a href="http://ladettedelafrance.fr" target="_blank" rel="nofollow">ladettedelafrance.fr</a>, l&#8217;auteur s&#8217;attache en particulier au cas de la France. Après plusieurs décennies de relative stabilité dans la gestion des finances, c&#8217;est lors des années 70 que se mettent en place les bases de notre situation actuelle, jusqu&#8217;à la sentence de l&#8217;agence Standard &#038; Poors qui retire à la France le 13 janvier 2012 son AAA. La loi de 1973 tout d&#8217;abord, qui interdit à la Banque de France d&#8217;acheter les obligations émises par l&#8217;État français et le contraint à se tourner vers les marchés pour se financer. Initialement conçue comme une incitation à la vertu, car l&#8217;État doit payer des intérêts d&#8217;au moins 3% à ses créanciers, elle conduit la France à abandonner une parcelle de sa souveraineté ; aujourd&#8217;hui 2/3 de la dette est entre les mains d’investisseurs étrangers, et le service de la dette représente à lui seul près de 45 milliards d&#8217;euros en 2011, soit le quart des recettes nettes. Deuxième élément déclencheur : le krach pétrolier, qui se traduit par l&#8217;apparition d&#8217;un phénomène nouveau, le chômage de masse couplé à une croissance molle. En réaction, le gouvernement Chirac adopte un budget « de relance », nettement en déficit. Depuis lors, aucun budget ne sera présenté en équilibre. Conséquence, à 100 milliards d&#8217;euros courants en 1980, le stock de dette a gonflé inexorablement pour atteindre aujourd&#8217;hui 1700 milliards.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2212553536" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Comme souvent lorsque l&#8217;on s&#8217;aventure sur les terres de l&#8217;économie, il convient avant de se lancer de définir avec précision les termes du débat. Si la communication politique fait état de déficit autour de 2 à 8%, il est en réalité bien plus élevé selon ce que l’on regarde. Depuis 1975 en moyenne, les recettes d&#8217;un budget comptent pour 80% des dépenses… soit un déficit de 20% ! Là où le bât blesse, c&#8217;est l&#8217;union dans l&#8217;irresponsabilité des gouvernements politiques, de droite comme de gauche, qui n&#8217;ont de cesse de rejeter la faute sur l&#8217;autre partie, tout en maquillant allégrement l&#8217;endettement des institutions publiques. On lit avec un certain effarement les subterfuges auxquels se livrent les hauts fonctionnaires pour « planquer » la dette au sein de structures parapubliques obscures et laisser les collectivités locales accumuler des dettes nécessaires aux financements de dépenses décentralisées.</p>
<p>La crise de l&#8217;euro a eu le mérite de révéler, avec violence certes, l&#8217;impossibilité de poursuivre plus en avant cette accumulation de dettes et la fragilité intrinsèque de la construction européenne, qui a doté des économies aux compétitivités différentes d&#8217;une monnaie unique. Si à court terme, l&#8217;euro a permis à des États moins compétitifs tels que la Grèce ou l’Irlande d&#8217;emprunter aux taux allemands, l&#8217;échéance ne fait qu&#8217;être repoussée, le problème de fond demeure. Une Zone Monétaire Optimale (ZMO), selon le prix Nobel d&#8217;Économie Robert Mundell, n&#8217;est viable qu&#8217;à trois conditions: mobilité de la main d&#8217;œuvre, interdépendance des économies, prédominances des dépenses publiques centralisées. Or la zone euro est loin de satisfaire à ces critères.</p>
<p>Face à ces événements exceptionnels, quels sont les scénarios à envisager ? La très orthodoxe BCE a renié le dogme allemand en rachetant directement des obligations d&#8217;États fragilisés, monétisant par là leur dette, ce qui revient à actionner la planche à billets et à rompre avec l&#8217;objectif de contenir l&#8217;inflation avant tout. Certaines idées agitées par les politiques comme autant de panacées, le retour au Franc, la dévaluation compétitive, laisser filer l&#8217;inflation sont à proscrire. Les méthodes utilisées par le passé ne sont plus valables aujourd&#8217;hui, dans une économie mondialisée, rappelle l&#8217;auteur avec un pragmatisme dénué de toute pensée idéologique. Retour aux fondamentaux : programme de réduction des dépenses de l&#8217;État, adopter la règle d&#8217;or proscrivant constitutionnellement le déficit budgétaire, adopter une vision consolidée de l&#8217;endettement de l&#8217;État et de ses institutions affiliées, et améliorer la transparence de l&#8217;Agence France Trésor qui gère la dette.</p>
<p>Enfin, pour les plus fortunés de nos lecteurs, vous trouverez quelques conseils pour mettre votre épargne en lieu sûr : investir dans l&#8217;or, l&#8217;immobilier, les terres agricoles, et plus inattendu, alimenter votre compte Paypal ! Une fois terminée la lecture de ce livre, plus d&#8217;excuses, vous serez incollables sur la dette. Un livre d&#8217;économie qui n&#8217;a rien d&#8217;aride et se lit avec facilité.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez Eyrolles</strong></span></div>
<p>Philippe Herlin est chercheur en finance et chargé de cours au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM). Il est l’auteur de <a href=" http://www.amazon.fr/gp/product/2212553528/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2212547374" ><i>L’or, un placement d’avenir</i></a>, et de <a href=" http://www.amazon.fr/gp/product/2212546572/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2212546572" ><i>Finance, le nouveau paradigme</i></a>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Eyrolles : <i>Les 7 clés du marketing durable</i> (Elizabeth Pastore-Reiss), <i>Les villes et les formes</i> (Serge Salat, Françoise Labbé, Caroline Novacki).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2212553218" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2705681108" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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</div>
<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.eyrolles.com/" target="_blank">éditions Eyrolles</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Howard Bloom : Le génie du capitalisme (Ed. Jardin des livres)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/howard-bloom-le-genie-du-capitalisme-ed-jardin-des-livres</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 06:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/howard-bloom-le-genie-du-capitalisme-ed-jardin-des-livres"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/genie-capitalisme2.jpg" alt="Le génie du capitalisme, Howard Bloom" title="Le génie du capitalisme, Howard Bloom" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6811" /></a></div>

Rarement un système économique n’aura apporté autant d’avancées à l’homme que le capitalisme. En grossissant son porte-monnaie, il a élevé les richesses. En allongeant la durée de vie, il aura accompli un fantasme pluriséculaire. Il les a vêtus. Il leur a permis de communiquer. Alors, pourquoi ce système est-il aussi critiqué aujourd’hui ? Comment a-t-il pu s’écrouler ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/howard-bloom-le-genie-du-capitalisme-ed-jardin-des-livres"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/04/genie-capitalisme2.jpg" alt="Le génie du capitalisme, Howard Bloom" title="Le génie du capitalisme, Howard Bloom" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6811" /></a></div>
<p>Rarement un système économique n’aura apporté autant d’avancées à l’homme que le capitalisme. En grossissant son porte-monnaie, il a élevé les richesses. En allongeant la durée de vie, il aura accompli un fantasme pluriséculaire. Il les a vêtus. Il leur a permis de communiquer. Alors, pourquoi ce système est-il aussi critiqué aujourd’hui ? Comment a-t-il pu s’écrouler ?</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#003872;"><strong>Les hommes &#038; les micro-organismes se ressemblent-ils ?</strong></span></div>
<p>Pour la crise des <i>subprimes</i>, tout commence à vrai dire avec la généralisation des prêts NINJA (<i>No Job, No Income, No Assets</i>). Des sortes de prêts hypothécaires accordés aux plus pauvres, sous l’administration Clinton, dans une volonté messianique d’accession à la propriété. George Bush trouva d’ailleurs l’idée si astucieuse qu’il l’étendra un peu plus encore durant son mandat. Jusqu’à ce que la bulle n’éclate, des millions de ménages déshérités ne remboursant plus leurs dettes. New Century, Bear Stearns, Lehman Brothers, Northern Rock, les géants de la finance vacillent ici et là. En somme, un formidable mouvement d’amélioration de la condition humaine à travers l’accession à la propriété, dont les ailes furent immédiatement brûlées par la surchauffe du crédit immobilier.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2914569769" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>L’histoire économique ne fait que se répéter, de ce point de vue-là. La crise actuelle est semblable en bien des points à celle de 1929. Les difficultés des banques d’aujourd’hui ne sont parfois rien au regard de celles traversées par les établissements financiers du début du XXème siècle. Howard Bloom retrace à cet effet le parcours de cette implosion financière à laquelle nous assistons et du capitalisme dans son ensemble, à travers un vocabulaire simple mais non simpliste, compréhensible pour la majorité des lecteurs. L’on découvre avec intérêt les premières expériences de Richard Arkwright et de sa machine à tisser, ou la révolution virtuelle grâce à Internet, toutes ces inventions qui, bien que détonantes en leur époque, finirent par être ensevelies par la dépression, suivant des cycles que l’économiste Kondratiev s’était déjà plu à décrire il y a près d’un siècle.</p>
<p>« Le cash de la Tulipe en 1637, la bull des Mers du Sud et les bulles du Mississipi de1720, la panique de 1797, la dépression de 1807, la panique de 1819, la panique de 1837, la panique de 1857, la grande dépression de 1870, la panique de 1873, la panique de 1893, la panique de 1907, la Grande Dépression de 1929 », les crises nous accompagnent depuis toujours, et, depuis toujours, nous nous en remettons.</p>
<p>Mais la magie de l’auteur n’est pas tout à fait là. H. Bloom est avant tout un scientifique, un féru de microbiologie et d’astronomie. Quel rapport avec l’économie ? Les analogies avec la création du système solaire, la composition de l’ADN ou l’organisation des colonies de bactéries parsèment l’ouvrage pour expliquer la tendance naturelle de l’homme et de son système économique à la création de cycles, à l’expansion puis à l’autodestruction.</p>
<p>On découvre à travers l’ouvrage un homme qui se meut à la manière d’une bactérie intelligente, une sorte de <i>Caulobacter crescentus</i>, spéculateur innovateur qui aime voyager vers des terres inconnues, à hauts risques, lassé par son environnement surabondant et qui se meurt parfois dans la panique, avant de se réinventer aussitôt. </p>
<p>Un regard original, sur une crise analysée habituellement de façon très austère. Le lecteur se voit ainsi transporté vers les sphères de la science et de l’histoire, pour mieux comprendre comment les hommes ont de tous temps su se réinventer, à travers un phénomène perpétuel de <i>repurposing</i>.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages au Jardin des Livres</strong></span></div>
<p>Howard Bloom est un écrivain américain, anciennement publicitaire dans les années 1970 et 1980 dans l’industrie musicale. Il est devenu l’un des spécialistes des comportements de masse et de l’évolution des groupes à travers les processus de sélection naturelle. Il est également l’auteur du <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2914569033/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2914569033"><i>Principe de Lucifer</i> (1997)</a>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages au Jardin des livres : <i>Le retour au standard or</i> (Antal Fekete), <i>L&#8217;effondrement du dollar et de l&#8217;euro et comment en profiter</i> (James Turk).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2914569890" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2914569823" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div class="spacer">&nbsp;</div>
</div>
<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.lejardindeslivres.fr/" target="_blank">éditions Le jardin des livres</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>François Crouzet : Histoire de l&#8217;économie européenne, 1000-2000 (Ed. Albin Michel)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/francois-crouzet-histoire-de-leconomie-europeenne-1000-2000-ed-albin-michel</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 07:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution industrielle]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/francois-crouzet-histoire-de-leconomie-europeenne-1000-2000-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/02/revolution-industrielle.jpg" alt="François Crouzet aborde la Révolution Industrielle en Europe" title="Révolution industrielle" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-5550" /></a></div>

Prolongeant le sillon creusé par d’illustres prédécesseurs tels que Fernand Braudel, Marc Bloch ou Lucien Febvre, François Crouzet signe à travers son <i>Histoire de l’économie européenne</i> une synthèse remarquable de notre continent, livrée quelques années seulement avant sa disparition. Un ouvrage fourmillant de détails, et qui s’avèrera absolument indispensable pour qui souhaite redécouvrir l’industrialisation de notre Continent, ainsi que les différentes phases d’innovation qu’ont connues nos lointains ancêtres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/francois-crouzet-histoire-de-leconomie-europeenne-1000-2000-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/02/revolution-industrielle.jpg" alt="François Crouzet aborde la Révolution Industrielle en Europe" title="Révolution industrielle" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-5550" /></a></div>
<p>Prolongeant le sillon creusé par d’illustres prédécesseurs tels que Fernand Braudel, Marc Bloch ou Lucien Febvre, François Crouzet signe à travers son <i>Histoire de l’économie européenne</i> une synthèse remarquable de notre continent, livrée quelques années seulement avant sa disparition. Un ouvrage fourmillant de détails, et qui s’avèrera absolument indispensable pour qui souhaite redécouvrir l’industrialisation de notre Continent, ainsi que les différentes phases d’innovation qu’ont connues nos lointains ancêtres.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Quand un cœur longtemps attaché à l’économie britannique s’ouvre au Continent</strong></span></div>
<p>Paradoxalement, l’œuvre – considérable<sup>1</sup> – de notre François Crouzet national a longtemps penché du côté de nos voisins britanniques. Non sans mérite d’ailleurs, puisque ce dernier est aujourd’hui reconnu à travers le monde comme l’un des plus savants connaisseurs de leur histoire économique. Dans ce qui constituera donc l’un de ses derniers ouvrages, place est faite à cette grande Europe, caractérisée par une diversité atypique – paysages, climats, ressources naturelles, langues. Une diversité qui, encore aujourd’hui, contribue avec son charme particulier à faire du Continent une zone de fragmentation politique, « qui peut être considérée soit comme un facteur de progrès, soit comme une cause de désastres », comme le rappelle dès le départ l’auteur.</p>
<p>Si celui-ci s’intéresse dans les premiers chapitres aux formidables inventions précédant et accompagnant la révolution industrielle, les derniers chapitres, suivant de plus près le dernier siècle, font surtout état du délabrement macroéconomique auto-infligé de l’Europe à travers ses deux grandes guerres mondiales. L’ouvrage ravira les étudiants, en particulier les préparationnaires, mais également tous les curieux de l’histoire de l’Europe. Il s’agit, en somme, un ouvrage exceptionnel.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=222620878X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p><strong>L’émergence d’une économie européenne. X<sup>e</sup>-XIII<sup>e</sup> siècles.</strong> En première partie, François Crouzet esquisse l’émergence de cette économie européenne, devenue une réalité à la fin du XIIIème siècle. Après la dislocation de l’Empire carolingien en 843, « le rêve d’un « royaume d’Europe » s’évanouit », et le continent ne sera alors plus jamais soumis à un seul maître. Un véritable ciment, facteur d’avancées remarquables mais également de conflits. « La pluralité des centres de pouvoir, la décentralisation des décisions, qui sont devenues caractéristiques de l’Europe, ont leurs racines, tout comme les systèmes juridiques européens, aux époques carolingienne tardive et postcarolingienne, et elles devaient leur survivre ». S’en suit une véritable expansion démographique, du Xe au XIIIe siècle (et non une explosion), couplée à un système de seigneurie en perpétuelle amélioration, un défrichement des terres, la naissance des villages au sens européen du terme, l’amélioration de la charrue, la technique de l’assolement triennal, le tout favorisant extraordinairement le commerce… Une formidable période qui fit d’ailleurs dire à un autre historien, David Landes, loin des stéréotypes sur les agriculteurs arriérés, que « l’Europe médiévale fut « l’une des sociétés les plus inventives que l’histoire ait connues », une société qui fit en quelque sorte l’ « invention de l’invention » ». Les villes, longtemps cantonnées à des « fonctions militaires, politiques, religieuses, plutôt qu’économiques » se développèrent également, favorisant l’agriculture (débouchés) et l’artisanat. Si vers 1300 le taux d’urbanisation de l’Europe reste faible (10%), l’on assiste déjà à l’apparition de grandes villes telles que Paris (200 000 habitants) ou Londres (80 à 100 000 habitants).</p>
<p>Le XIIIe siècle marquera par ailleurs l’avènement des foires et d’un marché européen, ce que F. Braudel ne manqua pas de qualifier, par sa célèbre expression, d’ « économie-monde ». Enfin, « Marc Bloch, tenant compte d’autres innovations – dont la monnaie métallique », a pu parler d’une « révolution monétaire » du XIIIe siècle ». On le comprend donc dès le premier chapitre : ce premier pan de l’histoire économique européenne est fondamental, car c’est non seulement la société tout entière qui se transforme, mais c’est également une activité économique et technologique foisonnante qui se met en place.</p>
<p><strong>Changement et continuité dans l’économie européenne. XIV<sup>e</sup>-XVIII<sup>e</sup> siècles.</strong> Dans cette seconde période, François Crouzet s’attache à montrer à quel point l’Europe jouera son rôle de moteur du développement et de la modernité, bien que la plupart des inventions aillent dans le sens d’une continuité, plutôt que d’une rupture, à travers des améliorations plus que des innovations fondamentales. Et l’auteur de souligner les nombreuses innovations dans le domaine de l’énergie et des métaux, dont l’invention de l’imprimerie avec des caractères amovibles en plomb (Gutenberg, 1453). L’époque marque également le développement des lettres de change, des banques, l’apparition des billets de banques, ainsi que la création de la première bourse à Anvers (1531), avancées fondamentales dans l’essor du monde des affaires. Autant de créations qui subsistent brillamment aujourd’hui !</p>
<p>A cela s’ajoutent les « grandes découvertes », lesquelles eurent une portée unique pour l’économie européenne, le commerce avec les Amériques générant des opportunités nouvelles. François Crouzet revient d’ailleurs sur l’apport des colonies dans l’économie des colons, soulignant au passage que si celles-ci furent positives pour les britanniques et les hollandais, le coût de leur entretien fit qu’elles s’avérèrent négatives pour des pays comme la France, l’Espagne ou le Portugal, contrairement aux idées reçues.</p>
<p>Un autre phénomène propre à cette période et bien connu des historiens fut « l’essor des industries rurales, qui étaient à la fois capitalistes et « domestiques », notamment avec marchands-fabricants qui pouvaient employer des centaines de personnes dans un salariat avant l’heure, chez eux, en particulier dans les métiers à tisser. Franklin Mendels lui donna le nom célèbre de « proto-industrialisation ». Comme le fait remarquer François Crouzet, « la proto-industrialisation se développa surtout dans des régions où une population rurale dense avait besoin de compléter les revenus qu’elle tirait de l’agriculture (…) Mendels et Charles Tilly considéraient que la proto-industrialisation « préparait l’industrialisation proprement dire », c&#8217;est-à-dire l’industrie mécanisée et concentrée en usines ». Par la clarté de la plume employée, et les nombreux détails fournis, le lecteur se croirait par moments plongé au cœur de l’atelier du paysan tisserand.</p>
<p>Malgré tout, l’Europe connaît en son sein des problématiques à la fois intéressantes et difficiles, comme le basculement des centres de puissance économiques (d’Anvers à Amsterdam puis Londres) et les rivalités militaires, une économie agricole au poids écrasant mais à faible productivité, et des crises malthusiennes, avec une population tendant à augmenter plus vite que la production de subsistances, ou les ravages de la Peste noire (un tiers de la population disparaît entre 1347 et 1350, soit 25 millions de personnes sur un total de 80).</p>
<p><strong>L’âge de l’industrialisation. Vers 1770 – 1914.</strong> Place désormais à la Révolution industrielle, ce que C. Cippolla osa qualifier de « rupture la plus importante dans l’histoire de l’humanité depuis le Néolithique ». François Crouzet inscrit le démarrage de cette révolution aux années 1780 et 1790, avec la « jonction de deux grands sous-systèmes d’innovation technologique : celui des machines textiles, d’une part, celui des industries minières et métallurgiques, d’autre part, qui avait produit la machine à vapeur ». En premier lieu, le changement le plus évident fut bien évidemment cette formidable mécanisation, à travers la machine à vapeur certes, mais également via les machines à filer le coton (la fameuse <i>spinning jenny</i>). En second lieu, l’auteur cite la substitution des matières premières organiques par des matières minérales, à l’instar du coke (houille purifiée) qui remplaça le charbon de bois. Le troisième aspect de cette révolution fut incontestablement l’utilisation croissante des machines à vapeur, avec les premiers modèles construits par Savery et Newcomen autour de 1700. Des inventions bien ancrées dans l’imaginaire collectif, encore aujourd’hui.</p>
<p>Par ailleurs, François Crouzet s’attache à souligner l’importance du <i>Factory system</i>, innovation majeure en matière d’organisation, avec des usines rassemblant dans les mêmes bâtiments un grand nombre de machines et de travailleurs, une source unique d’énergie (par exemple, une machine à vapeur), et une division du travail. Les filatures de coton à l’instar de celle d’Arkwight sont des exemples typiques.</p>
<p>Cependant, l’auteur se range plutôt du côté des gradualistes, qui voient en la Révolution industrielle un processus lent, prolongé, fragmenté, plutôt qu’un cataclysme.</p>
<p>Quant à savoir pourquoi l’Angleterre fut la première à s’inscrire dans cette révolution, François Crouzet cite une orientation vers l’économie de marché plus poussée qu’ailleurs – à l’exception de la Hollande, une agriculture résolument capitaliste, mais également la richesse du capital humain, avec une « société créative technologiquement » (J. Mokyr), une forte culture entrepreneuriale, une « éthique de l’amélioration » (P. O’Brien). A ce titre, il est intéressant de noter que l’abondance de la houille en Grande-Bretagne et son champ des possibles, véritable avantage comparatif, a largement influencé les esprits curieux et bricoleurs. Par ailleurs, l’essor d’un secteur financier efficient et prospère fut rendu possible par la présence d’un Etat fiscalo-militaire fort, soucieux de financer ses longues guerres par l’emprunt. Au niveau institutionnel enfin, la Grande-Bretagne jouissait d’un système juridique stable avec respect des contrats, et d’une « monarchie limitée par les pouvoirs importants que possédait le Parlement », dominé par l’aristocratie, laquelle était encline à favoriser le développement économique. Autant de facteurs qui constituent pour François Crouzet les clefs de la Révolution industrielle dans ce pays.</p>
<p>Reste désormais à savoir comment s’est diffusé le modèle anglais sur le Continent, dès 1800. F. Crouzet se place du côté des diffusionnistes, dans la mesure où il considère que l’industrialisation du Continent fut le résultat d’un processus d’imitation, ou plutôt ce que l’auteur appelle un « processus d’adaptation créative ». Le lecteur français sera ainsi ravi d’apprendre que ses illustres ancêtres ne se contentèrent pas d’espionner, ils furent à l’origine de nombreuses autres inventions (métier à tisser Jacquard, procédé Leblanc pour produire de la soude etc.).</p>
<p>Outre la Révolution industrielle, le Continent connut d’importants changements au niveau politico-économique, en témoigne la création en 1834 du <i>Zollverein</i> en Allemagne, sorte d’union douanière, qui « donna une vigoureuse impulsion à l’industrie et à la construction des chemins de fer ». « La Grande-Bretagne libéralisa peu à peu son système douanier à partir de 1828, puis se convertit franchement au libre-échange dans les années 1840 », avec même un premier traité de commerce avec la France en 1860. Comme le fait remarquer judicieusement François Crouzet, « Jusqu’à 1914, le commerce intra-européen jouit d’une liberté et d’une expansion qui ne devaient pas revenir avant la formation du Marché commun ». Soit près de huit décennies plus tard !</p>
<p>Au rang des innovations spectaculaires, comment ne pas citer les chemins de fer, avec la première « grande ligne », de Liverpool à Manchester, ouverte en 1830, même si les historiens modèrent souvent leur impact sur l’économie du continent. Parallèlement à cela, de grandes banques voient le jour, et certaines d’entre elles sont toujours dans l’imaginaire français, telles que la Société Générale (fondée en 1822), le Crédit Mobilier (fond par les frères Pereire en 1852), ou la Banque de Paris et des Pays-Bas (connue de nos jours comme Paribas, fondée en 1872).</p>
<p>Le développement économique ne fut bien entendu pas le même selon les régions. Pourtant, dans l’ensemble, les progrès s’avérèrent très importants. En fait, « selon Paul Bairoch, le PNB réel de l’Europe (Russie comprise) augmenta de 1800 à 1913 à un taux moyen d’1,7% par an – c’est-à-dire qu’il quintupla. Pour ce qui est de la production industrielle, son taux de croissance de 1830 à 1913 serait de 2,6% &#8211; contre 1% pour la production agricole – ce qui montre que l’industrie était le secteur moteur ». il est bon de préciser que cette croissance ne fut pas linéaire, elle suivit plutôt des cycles intradécennaux, dits de Juglar.</p>
<p>La création du mark en 1875 marque enfin une avancée notable du système monétaire européen, avec l’adoption du monométallisme via l’étalon-or. « En 1900, tous les pays dont le commerce extérieur était important l’avaient adopté », souligne F. Crouzet. Les échanges, ainsi que la confiance, en furent favorisés. L’on sent, dès les dernières feuilles de ce chapitre, à travers des noms aussi familiers que ceux des grandes entreprises citées par l’auteur, à quelle vitesse le moment présent se rapproche, ce qui est un sentiment permanent lors de la lecture de l’ouvrage.</p>
<p><strong>Désastres, renaissance, déclin. 1914 – 2000.</strong> Pour la France, l’une des premières conséquences de la guerre fut sans aucun doute démographique : un million et demi de tués, soit 14% de la population masculine des 15-50 ans. La relative balkanisation de l’Europe porta également un coup sérieux aux synergies industrielles entre les régions, notamment en Autriche-Hongrie. Mais, « le plus grave problème qui résultat des traités de paix fut celui des réparations ». Les sommes demandées à l’Allemagne équivalait à trois fois son PNB de 1913, le pays était bien loin d’avoir les capacités de rembourser ce qu’on lui imposait. De la même manière, la France et d’autres pays ne pouvaient rembourser ce qu’ils devaient aux Etats-Unis, si on ne leur payait pas les réparations. Déjà bien endettés, l’on notera que la plupart des belligérants avaient eu recours à la création de monnaie, avec tous les risques en matière d’inflation que cela signifiait. L’on se souviendra d’ailleurs de la période d’hyperinflation allemande en 1922-1923, traumatisante, et à l’origine de nombreuses précautions aujourd’hui, lors des grandes négociations européennes.</p>
<p>Cette forte insécurité politique et monétaire n’était donc pas sans conséquence sur les économies du Continent : les crises furent aggravées. Comme le note l’auteur, « pour la première fois [d’ailleurs], des monnaies nationales étaient devenues l’objectif d’attaques par les spéculateurs », et la Suisse devint en quelque sorte un pays refuge pour les capitaux.</p>
<p>Au niveau monétaire, la répartition des stocks d’or étant devenue très inégale, les gouvernements adoptèrent le système d’étalon de change-or (conférence de Gênes, 1922).</p>
<p>Au niveau purement économique enfin, François Crouzet divise l’entre-deux-guerres en quatre sous-périodes. <strong>1919-24 : le cadrage</strong>. Au sortir de la guerre, le PNB réel de l’Europe est inférieur de 20% à ce qu’il était en 1913. La reprise fut lente. Ce n’est qu’en 1924 que la production industrielle de l’Europe retrouva son niveau de 1913. <strong>1925-29 : une courte prospérité</strong>. Après l’hyperinflation, le Reichsmark fut adopté en 1924, et les Allemands purent payer à nouveau les réparations. Le PNB par tête progressa à un taux de 2,8% par an, de 1922 à 1929. <strong>1929-35 : la grande crise</strong>. Tandis que les Etats-Unis s’enfoncèrent brutalement dans la crise, rapatriant leurs capitaux dès 1928, l’Europe ne commença à paniquer qu’en 1931, avec une série de faillites bancaires. La dépression des années 1930 fut la plus sévère de l’histoire européenne. « De 1929 à 1932, la production industrielle baissa de 27% (..) et revint à son niveau de 1913 ; le PNB recula de 12% ». <strong>1935-38 : la reprise</strong>. Dès 1935, quelques pays dont la Grande-Bretagne et l’Allemagne connurent une quatrième phase, de reprise. « En 1935, le PNB de l’Europe était revenu à son niveau de 1929 et en 1937-38, il le dépassa de 10% ».</p>
<p>Malgré un marasme marqué, l’entre-deux-guerres fut néanmoins une période riche en avancées économiques ou sociétales, avec l’avènement du taylorisme et du fordisme, les prémices de la consommation de masse, la propagation des voitures en Occident, la réduction du travail hebdomadaire, et des améliorations notables de la protection sociale. Malheureusement, elle vit aussi apparaître un phénomène nouveau : le chômage de masse, frappant déjà les travailleurs des « vieille » industries (houille, acier, constructions navales, textiles).</p>
<p>François Crouzet ne faisant pas l’impasse sur les guerres proprement dites – bien qu’il ne s’y attarde pas outre mesure, le lecteur pourra par exemple découvrir les rouages de l’économie allemande durant la guerre, et ses conséquences sur ses pays voisins, en particulier les indemnités payées par la France, les raisons du protectorat de Bohème-Moravie, mais également l’intégration plus ou moins voulue des pays restés neutre, dans l’ « Ordre nouveau » de la machine de guerre allemande.</p>
<p>La seconde guerre mondiale finie, les chiffres macroéconomiques sont de nouveau éloquents. « Le PIB de l’Europe (U.R.S.S. exclue) était en 1946 inférieur de 19% à son niveau de 1939, alors que de 1913 à 1920, il avait diminué de 15%. Dans quelques pays, la production de 1945 était tombée à la moitié de celle de 1938 (…). L’Europe était devenue une naine, dans un monde dominé par deux géants – les Etats-Unis et l’U.R.S.S. ».</p>
<p>Il suffit pourtant d’à peine cinq ou six ans pour que le Continent fût reconstruit, et que la production ou les revenus par tête ne retrouvent leur niveau d’avant-guerre. Les Etats-Unis ne furent pas étrangers à ce redressement spectaculaire, que ce soit via la suppression de la dette contractés par les pays européens, ou via le fameux « plan Marshall » (23 milliards de dollars en 1953). La sortie de guerre marque également l’avènement du système de Bretton Woods, et la naissance d’une Europe unie, gage de prospérité et de paix, à travers le plan Schuman (1950), la Communauté du charbon et de l’acier (CECA, 1951), et le traité de Rome qui créa la communauté européenne (CEE ou le « Marché commun, 1957). En matière d’union politique, la position de François Crouzet est d’ailleurs intéressante, puisque l’auteur n’hésite pas à dire que « ce fut une erreur que de ne pas créer à chaud une Europe fédérale, des « Etats-Unis d’Europe », en abolissant d’un seul coup les Etats nationaux ». Combien seraient-ils aujourd’hui à partager une telle position ?</p>
<p>Commence dans les années 1950 une embellie économique unique : les « Trente Glorieuses » (1950-1973) offrirent à l’Europe un taux de croissance du PIB de 4,6% par an, cependant que le chômage tombait à un de ses plus bas niveaux, 2,4% en moyenne de la population active dans 12 pays du cœur de l’Europe. Selon E. F. Denison, les deux tiers de cette croissance résultaient d’une meilleure productivité, elle-même liée à des transferts de technologie aptes à satisfaire la nouvelle consommation de masse. L’époque révèle en outre la progression des sociétés multinationales (SMN) et des investissements directs à l’étranger. « Au total, en 1973, la Grande-Bretagne, l’Allemagne de l’Ouest, la Suisse, la France et les Pays-Bas possédaient 4 607 SMN – 49% du total mondial ». Ces SMN favorisèrent l’apparition et l’expansion des « eurodollars ».</p>
<p>Mais voilà qu’en 1973, la machine économique européenne s’arrête, sous les coups de butoirs du premier choc pétrolier, avant de s’enfoncer une nouvelle fois quelques années plus tard, en 1979. « Pendant la période 1973-1996, les taux de croissance de la production et de la productivité furent en gros seulement la moitié de ceux de l’âge d’or », et le chômage grimpa jusqu’à près de 9% en 1990 dans les pays de l’OCDE. Le ralentissement est évident, tout comme la désindustrialisation, en particulier dans les régions houillères ou textiles. Le mal que pressentait François Crouzet à la fin des années 1990 est une réalité : l’Europe peinait déjà à investir en recherche et développement, et était loin d’égaler les investissements de hautes technologies décidés par les Etats-Unis.</p>
<p>Alors même que l’ouvrage fut initialement rédigé en 2000, François Crouzet aborde déjà les spécificités du capitalisme rhénan, le problème des marchés du travail rigides et des systèmes de protection sociale aux coûts exorbitants prévalant en Europe.</p>
<p>Enfin, l’un des derniers pans abordés par l’auteur, et non des moindres, qui viendra clore cet ouvrage est la signature de l’Acte unique (1986) qui prévoyait l’abolition de toutes les barrières qui subsistaient entre les 12, ainsi que la création d’une monnaie européenne unique pour 1999. Ce que ne pouvait pas savoir François Crouzet, c’est que le respect de certains des critères de Maastricht, dits de convergence, tels qu’un déficit budgétaire inférieur à 3% du PNB, une dette publique inférieure à 60% du PNB, allait s’avérer être une tâche plus que difficile, voire franchement peu respectée, par les pays fondateurs de l’Union. Pour les conséquences que l’on connaît aujourd’hui.</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez Albin Michel</strong></span></p>
<p>François Crouzet (1922 – 2010) est l’un des historiens les plus respectés du paysage français, et grand connaisseur de l’économie britannique. Il est l’auteur de <i>De la supériorité de l’Angleterre</i>(1999), <i>La Grande Inflation</i> (1993), <i>L’Economie britannique et le blocus continental</i> (1987).</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Albin Michel : <i>Le bûcher des vaniteux</i> (Eric Zemmour), <i>Nous sommes des sang-mêlés : Manuel de civilisation française</i> (Lucien Febvre, François Crouzet).</p>
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<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2226240241" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.albin-michel.fr/" target="_blank" rel="nofollow">éditions Albin Michel</a>.</p>
<p><span style="font-size: 9px;"><br />
1. (fr) Jean-Pierre Pousson, <i><a href=" http://www.cairn.info/revue-histoire-economie-et-societe-2010-2-page-3.htm">In memoriam François Crouzet (1922- 2010)</a></i>, Cairn.info<br />
</span></p>
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		<title>L’autre finance – Existe-t-il des alternatives à la banque capitaliste ? (Ed. du Croquant)</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 06:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/lautre-finance-existe-t-il-des-alternatives-a-la-banque-capitaliste-ed-du-croquant"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/finance-alternative.jpg" alt="La finance alternative est-elle une solution d&#039;avenir ?" title="La finance alternative est-elle une solution d&#039;avenir ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6496" /></a></div>

Face à un capitalisme passé au bord de l’implosion ces dernières années, on est en droit de se demander quelles sont les banques qui doivent être associées au système socio-productif actuel. La déréglementation financière, l’apparition de produits dérivés complexes, voire toxiques, le décloisonnement des banques de dépôts et des banques d’affaires (fin <i>de facto</i> du Glass-Stegall Act), le surendettement massif des Etats sont des phénomènes propres aux toutes dernières décennies, qui imposent de ré-envisager la place de la banque et de la finance dans nos sociétés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/lautre-finance-existe-t-il-des-alternatives-a-la-banque-capitaliste-ed-du-croquant"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/finance-alternative.jpg" alt="La finance alternative est-elle une solution d&#039;avenir ?" title="La finance alternative est-elle une solution d&#039;avenir ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6496" /></a></div>
<p>Face à un capitalisme passé au bord de l’implosion ces dernières années, on est en droit de se demander quelles sont les banques qui doivent être associées au système socio-productif actuel. La déréglementation financière, l’apparition de produits dérivés complexes, voire toxiques, le décloisonnement des banques de dépôts et des banques d’affaires (fin <i>de facto</i> du Glass-Stegall Act), le surendettement massif des Etats sont des phénomènes propres aux toutes dernières décennies, qui imposent de ré-envisager la place de la banque et de la finance dans nos sociétés.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Une banque sociale, un oxymore ?</strong></span></div>
<p>N’oublions pas que dans cette crise, même les banques coopératives et mutualistes, censées être plus solides, ont souffert et n’ont pas été exemptes de tout reproche. « Si la BNP-Paribas et la Société Générale, anciennes banques publiques privatisées, se voient dotées respectivement de 2,55 milliards et 1,7 milliard d’euros, il est plus symptomatique de la dérive des « mutualistes » que le Crédit Agricole pour 3 milliards d’euros, le Crédit Mutuel pour 1,2 milliard, la Caisse d’Epargne pour 1,1 milliard et la Banque Populaire pour « seulement » 950 millions, participent à une opération parfaitement capitalistique », rappelle Philippe Naszályi. Des sommes considérables.</p>
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<p>Daniel Bachet se penche donc en premier lieu sur la place que pourraient occuper les banques impliquées dans les circuits sociaux et solidaires. Plus proches des gens, à forte utilité sociale, ancrées dans des territoires locaux, parfois impliquées dans des projets de <strong>microfinance</strong>, ces structures bancaires gagnent chaque jour en popularité. Muhammad Yuus, prix Nobel de paix, n’a-t-il pas réussi à populariser la finance alternative jusqu’à faire proclamer 2005 comme « l’année internationale du microcrédit » par l’ONU ?</p>
<p>Pour autant, si la microfinance s’est érigée comme alternative aux banques capitalistes, celle-ci s’est développée de manière différente à travers l’Europe. Dans les pays de l’Est, appuyés par les Etats-Unis et une logique néo-libérale, celle-ci a revêtit un caractère plus entrepreneurial, tandis qu’à l’Ouest, elle s’est traditionnellement construite en tant qu’outil d’inclusion sociale, visant des publics financièrement et socialement exclus. Encore aujourd’hui, il n’existe point de modèle unique. Mais de telles structures, en compagnie même des banques, peuvent-elles continuer à exister de façon pérenne si elles recherchent seulement la rentabilité financière ? Car, dans le fond, c’est toute l’action de la banque et la prépondérance du capitalisme actionnarial qui sont remises en cause à travers la crise. Il convient de se pencher sur le problème du mimétisme du capitalisme traditionnel qui guette les organismes de microcrédit, et plus généralement sur le problème auquel fait face une société dont les banques ne sont plus au service de l’économie.</p>
<p>De son côté, Philippe Naszályi s’efforce de retracer à travers une monographie brillante du secteur bancaire, comment les initiatives se sont multipliées en France au cours des siècles dernier afin de rapprocher l’économie de l’homme, que ce soit à travers la création des premières <strong>mutuelles</strong> proudhoniennes ou agricoles, les utopies communautaires ou simplement le catholicisme social.</p>
<p>Autre tendance particulièrement intéressante dans les structures bancaires : la <strong>religion</strong>. Dans l’un des chapitres de l’ouvrage, Laurence Attuel-Mendès se livre à une analyse des complémentarités et incompatibilité entre les grandes religions et le microcrédit. Sont notamment en cause les forts taux d’intérêts généralement associés à ces prêts (généralement plus de 25%). Comment les institutions de microfinance contournent-elles les barrières de la religion ? Comment, pour respecter la charia par exemple, ces organismes arrivent-ils à prêter de l’argent ?</p>
<p>Plus d’une dizaine d’auteurs se réunissent autour de <i>L’autre finance</i> afin d’explorer les nouvelles formes bancaires qui s’offrent à nous. Si tout le monde aura entendu parler de l’avènement du microcrédit, il n’en demeure pas moins que d’autres grandes tendances sont en train d’effectuer un retour notable, en particulier la place de la religion et la refondation des mutuelles. Un ouvrage très original, permettant de sortir des sentiers battus.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages aux éditions du Croquant</strong></span></div>
<p>Daniel Bachet est professeur de sociologie à l’Université d’Evry, et directeur du département « Entreprise » au Centre d’études des systèmes et des technologies avancées (CESTA). Il est également l’auteur des ouvrages<i>Les fondements de l&#8217;entreprise</i> (éditions de l&#8217;Atelier, 2007) et <i>Du travail à l&#8217;entreprise</i> (éditions universitaires européennes, 2010).</p>
<p>Philippe Naszályi est directeur de <i>La revue des sciences de gestion</i>, il est aussi professeur à l’Université d’Evry.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages aux éditions du Croquant : <i>Comment les Dominants Dominent </i> (Collectid), <i>Ne pas perdre sa vie à la gagner : Pour un revenu de citoyenneté</i> (Baptiste Mylondo).</p>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://atheles.org/editionsducroquant" target="_blank">éditions du Croquant</a>.</p>
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