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	<title>Economie Magazine &#187; Crise</title>
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	<description>News, analyses &#38; Savoir de l&#039;économie et de la politique, avec un regard original</description>
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		<title>Philippe Herlin : France, la faillite ? Après la perte du AAA (Ed. Eyrolles)</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 06:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/philippe-herlin-france-la-faillite-apres-la-perte-du-aaa-ed-eyrolles"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/Faillite.jpg" alt="La France est-elle en Faillite ?" title="La France est-elle en Faillite ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6692" /></a></div>

« La dette de la France pour les Nuls », tel pourrait s'intituler ce livre, qui retrace avec clarté et précision les événements qui ont conduit la zone Euro au bord du gouffre et la dette à devenir un sujet majeur du débat politique, après plusieurs décennies d'opacité et de laxisme budgétaire. A moins d'avoir vécu en autarcie lors de ces deux dernières années, difficile en effet d'avoir échappé à la succession de sommets européens « de la dernière chance » cherchant à éviter le défaut de la Grèce, révélateur des fragilités intrinsèques de la monnaie unique et de ses risques de dislocation. A la suite de la crise des subprimes en 2008, qui consacre l'explosion d'une bulle de dette privée, c'est au tour des Etats de voir leur niveaux d'endettement grimper hors de tout contrôle et aux marchés de les rappeler à l'ordre, par l'intermédiaire des désormais fameuses agences de notation. S'ensuit un débat sur les bienfaits de l'euro, la valeur qu'il faut accorder à la sacrosainte note AAA, et en définitive sur la réelle souveraineté de l'État Français dans la conduite de sa politique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/philippe-herlin-france-la-faillite-apres-la-perte-du-aaa-ed-eyrolles"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/Faillite.jpg" alt="La France est-elle en Faillite ?" title="La France est-elle en Faillite ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6692" /></a></div>
<p>« La dette de la France pour les Nuls », tel pourrait s&#8217;intituler ce livre, qui retrace avec clarté et précision les événements qui ont conduit la zone Euro au bord du gouffre et la dette à devenir un sujet majeur du débat politique, après plusieurs décennies d&#8217;opacité et de laxisme budgétaire. A moins d&#8217;avoir vécu en autarcie lors de ces deux dernières années, difficile en effet d&#8217;avoir échappé à la succession de sommets européens « de la dernière chance » cherchant à éviter le défaut de la Grèce, révélateur des fragilités intrinsèques de la monnaie unique et de ses risques de dislocation. A la suite de la crise des subprimes en 2008, qui consacre l&#8217;explosion d&#8217;une bulle de dette privée, c&#8217;est au tour des Etats de voir leur niveaux d&#8217;endettement grimper hors de tout contrôle et aux marchés de les rappeler à l&#8217;ordre, par l&#8217;intermédiaire des désormais fameuses agences de notation. S&#8217;ensuit un débat sur les bienfaits de l&#8217;euro, la valeur qu&#8217;il faut accorder à la sacrosainte note AAA, et en définitive sur la réelle souveraineté de l&#8217;État Français dans la conduite de sa politique.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Une dette française qui gonfle inexorablement</strong></span></div>
<p>Spécialiste du sujet à travers son blog, <a href="http://ladettedelafrance.fr" target="_blank" rel="nofollow">ladettedelafrance.fr</a>, l&#8217;auteur s&#8217;attache en particulier au cas de la France. Après plusieurs décennies de relative stabilité dans la gestion des finances, c&#8217;est lors des années 70 que se mettent en place les bases de notre situation actuelle, jusqu&#8217;à la sentence de l&#8217;agence Standard &#038; Poors qui retire à la France le 13 janvier 2012 son AAA. La loi de 1973 tout d&#8217;abord, qui interdit à la Banque de France d&#8217;acheter les obligations émises par l&#8217;État français et le contraint à se tourner vers les marchés pour se financer. Initialement conçue comme une incitation à la vertu, car l&#8217;État doit payer des intérêts d&#8217;au moins 3% à ses créanciers, elle conduit la France à abandonner une parcelle de sa souveraineté ; aujourd&#8217;hui 2/3 de la dette est entre les mains d’investisseurs étrangers, et le service de la dette représente à lui seul près de 45 milliards d&#8217;euros en 2011, soit le quart des recettes nettes. Deuxième élément déclencheur : le krach pétrolier, qui se traduit par l&#8217;apparition d&#8217;un phénomène nouveau, le chômage de masse couplé à une croissance molle. En réaction, le gouvernement Chirac adopte un budget « de relance », nettement en déficit. Depuis lors, aucun budget ne sera présenté en équilibre. Conséquence, à 100 milliards d&#8217;euros courants en 1980, le stock de dette a gonflé inexorablement pour atteindre aujourd&#8217;hui 1700 milliards.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2212553536" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Comme souvent lorsque l&#8217;on s&#8217;aventure sur les terres de l&#8217;économie, il convient avant de se lancer de définir avec précision les termes du débat. Si la communication politique fait état de déficit autour de 2 à 8%, il est en réalité bien plus élevé selon ce que l’on regarde. Depuis 1975 en moyenne, les recettes d&#8217;un budget comptent pour 80% des dépenses… soit un déficit de 20% ! Là où le bât blesse, c&#8217;est l&#8217;union dans l&#8217;irresponsabilité des gouvernements politiques, de droite comme de gauche, qui n&#8217;ont de cesse de rejeter la faute sur l&#8217;autre partie, tout en maquillant allégrement l&#8217;endettement des institutions publiques. On lit avec un certain effarement les subterfuges auxquels se livrent les hauts fonctionnaires pour « planquer » la dette au sein de structures parapubliques obscures et laisser les collectivités locales accumuler des dettes nécessaires aux financements de dépenses décentralisées.</p>
<p>La crise de l&#8217;euro a eu le mérite de révéler, avec violence certes, l&#8217;impossibilité de poursuivre plus en avant cette accumulation de dettes et la fragilité intrinsèque de la construction européenne, qui a doté des économies aux compétitivités différentes d&#8217;une monnaie unique. Si à court terme, l&#8217;euro a permis à des États moins compétitifs tels que la Grèce ou l’Irlande d&#8217;emprunter aux taux allemands, l&#8217;échéance ne fait qu&#8217;être repoussée, le problème de fond demeure. Une Zone Monétaire Optimale (ZMO), selon le prix Nobel d&#8217;Économie Robert Mundell, n&#8217;est viable qu&#8217;à trois conditions: mobilité de la main d&#8217;œuvre, interdépendance des économies, prédominances des dépenses publiques centralisées. Or la zone euro est loin de satisfaire à ces critères.</p>
<p>Face à ces événements exceptionnels, quels sont les scénarios à envisager ? La très orthodoxe BCE a renié le dogme allemand en rachetant directement des obligations d&#8217;États fragilisés, monétisant par là leur dette, ce qui revient à actionner la planche à billets et à rompre avec l&#8217;objectif de contenir l&#8217;inflation avant tout. Certaines idées agitées par les politiques comme autant de panacées, le retour au Franc, la dévaluation compétitive, laisser filer l&#8217;inflation sont à proscrire. Les méthodes utilisées par le passé ne sont plus valables aujourd&#8217;hui, dans une économie mondialisée, rappelle l&#8217;auteur avec un pragmatisme dénué de toute pensée idéologique. Retour aux fondamentaux : programme de réduction des dépenses de l&#8217;État, adopter la règle d&#8217;or proscrivant constitutionnellement le déficit budgétaire, adopter une vision consolidée de l&#8217;endettement de l&#8217;État et de ses institutions affiliées, et améliorer la transparence de l&#8217;Agence France Trésor qui gère la dette.</p>
<p>Enfin, pour les plus fortunés de nos lecteurs, vous trouverez quelques conseils pour mettre votre épargne en lieu sûr : investir dans l&#8217;or, l&#8217;immobilier, les terres agricoles, et plus inattendu, alimenter votre compte Paypal ! Une fois terminée la lecture de ce livre, plus d&#8217;excuses, vous serez incollables sur la dette. Un livre d&#8217;économie qui n&#8217;a rien d&#8217;aride et se lit avec facilité.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez Eyrolles</strong></span></div>
<p>Philippe Herlin est chercheur en finance et chargé de cours au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM). Il est l’auteur de <a href=" http://www.amazon.fr/gp/product/2212553528/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2212547374" ><i>L’or, un placement d’avenir</i></a>, et de <a href=" http://www.amazon.fr/gp/product/2212546572/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2212546572" ><i>Finance, le nouveau paradigme</i></a>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Eyrolles : <i>Les 7 clés du marketing durable</i> (Elizabeth Pastore-Reiss), <i>Les villes et les formes</i> (Serge Salat, Françoise Labbé, Caroline Novacki).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2212553218" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2705681108" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div class="spacer">&nbsp;</div>
</div>
<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.eyrolles.com/" target="_blank">éditions Eyrolles</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Paul Krugman : Pourquoi les crises reviennent toujours (Ed. Seuil)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/paul-krugman-pourquoi-les-crises-reviennent-toujours-ed-seuil</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 06:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/paul-krugman-pourquoi-les-crises-reviennent-toujours-ed-seuil"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/crise-argentine.jpg" alt="Crise argentine, crise du baht, crise mexicaine, même combat ?" title="Crise argentine, crise du baht, crise mexicaine, même combat ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6460" /></a></div>

La crise économique et financière que nous traînons comme un boulet brûlant depuis 2008 continue de faire ses ravages. Une décennie en arrière, ce fut toute l’Asie qui fut frappée par une crise sans précédent. Malgré toutes les « avancées » de la théorie économique, de Keynes à Friedman, les crises continuent de poindre sous le manteau économique de nos nations, sans que l’on sache absolument les juguler. Et si notre crise actuelle n’était qu’une lointaine mais ressemblante cousine de la Grande Dépression des années 1930 ? Faisons-nous preuve d’un vaste excès de confiance ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/paul-krugman-pourquoi-les-crises-reviennent-toujours-ed-seuil"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/crise-argentine.jpg" alt="Crise argentine, crise du baht, crise mexicaine, même combat ?" title="Crise argentine, crise du baht, crise mexicaine, même combat ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6460" /></a></div>
<p>La crise économique et financière que nous traînons comme un boulet brûlant depuis 2008 continue de faire ses ravages. Une décennie en arrière, ce fut toute l’Asie qui fut frappée par une crise sans précédent. Malgré toutes les « avancées » de la théorie économique, de Keynes à Friedman, les crises continuent de poindre sous le manteau économique de nos nations, sans que l’on sache absolument les juguler. Et si notre crise actuelle n’était qu’une lointaine mais ressemblante cousine de la Grande Dépression des années 1930 ? Faisons-nous preuve d’un vaste excès de confiance ?</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Effet tequila, dévaluation du bath, crise des subprimes&#8230; Autant de leçons non apprises ?</strong></span></div>
<p>En 2003, Robert Lucas, professeur à l’université de Chicago et prix Nobel d’économie 1995, affirmait paisiblement que « le principal problème de la prévention de la dépression a été résolu en pratique ». Même Ben Bernanke, qui allait devenir le futur président de la FED, déclarait un an plus tôt que la politique macroéconomique moderne avait résolu le problème du cycle économique. Un bel aveuglement, surtout au regard des crises qui avaient éclaté quelques années auparavant, en Asie et en Amérique du Sud.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2757827901" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Trois mois avant que la <i>crise tequila</i> n’explose au Mexique, le pays était considéré comme un véritable miracle économique. Enfiévré par une vigoureuse prospérité elle-même alimentée par de nouvelles découvertes de pétrole dont le prix tutoyait les sommets, le Mexique s’était considérablement endetté dans les années 1970 et était résolument décidé à jouer dans la cour des grandes nations. Au milieu des années 1990, le pays était confronté à une sortie de devises hémorragique, et décida de dévaluer sa monnaie, mais l’opération fut bâclée et manqua surtout de franchise. Les investisseurs prirent panique et quittèrent le pays. La dette de l’Etat s’envola. Le PIB recula de 7% au cours de l’année 1995. Sans véritable connexion logique, l’ « effet tequila » alla enflammer l’Argentine. Là aussi, les réserves en dollars fondirent, le pays subit un étranglement du crédit, et la crise bancaire se propagea à l’ensemble de l’économie. Finalement, les Etats-Unis ouvrirent une ligne de crédit de cinquante milliards de dollars à disposition du Mexique, et l’Argentine fut grandement aidée par la Banque Mondiale, qui lui alloua une aide de douze milliards de dollars. En quelques mois, les deux pays retrouvèrent une certaine sérénité.</p>
<p>Revenons quelques années en arrière. Tandis que le Japon suscitait l’admiration de bon nombre d’observateurs dans les années 1970 grâce à sa spectaculaire industrie, le pays commença à nourrir une inquiétante spéculation immobilière, qui prit une ampleur sans précédent dans les années 1980. La dérégulation bancaire et l’arrivée du crédit bon marché avaient largement contribué à cette bulle. Lorsque la Banque du Japon releva ses taux d’intérêts en 1990, les prix ne mirent que quelques années pour retomber à 60% de leur valeur. Le pays pensait avoir percé sa bulle, or l’économie venait de débuter une longue phase d’endormissement. Une population vieillissante, une marge de manœuvre limitée pour relancer l’économie avec des taux d’intérêts retombés à leur plus bas niveau, on dit alors que le pays est tombé dans une <i>trappe à liquidités</i>.</p>
<p>Changeons légèrement de cap. En 1990, les flux de capitaux privés à destinations des pays en voie de développement représentaient 42 milliards de dollars. En 1997, ils avaient quintuplé pour atteindre 256 milliards de dollars, de plus en plus à destination de l’Asie du Sud-Est. La Thaïlande profita de l’arrivée massive de fonds de l’étranger pour développer un crédit bon marché, tandis que la spéculation financière et immobilière s’installait durablement dans le pays. Du déjà vu ? Alors que l’économie se met à ralentir, l’endettement devient insoutenable. La Banque centrale tergiverse et met de nombreux mois avant de se résoudre à laisser flotter le baht au lieu de le soutenir aveuglément.</p>
<p>Que nous enseignent ces crises ? Qu’ont en commun le Japon de 1990, le Mexique de 1995, la  Thaïlande de 1997 ou l’Argentine de 2002 ? Bien sûr, chaque pays a ses spécificités, le problème des <i>chaebols</i> en Corée du Sud n’a rien à voir avec les défis démographiques du Japon. Cependant, l’on remarquera que les bulles ont souvent lieu dans les mêmes secteurs de l’économie (finance, immobilier), que le crédit bon marché favorise l’émergence de celles-ci, et que la question du maintien ou flottement des taux de changes ainsi que l’intervention massive des banques centrales en matière de liquidités ont souvent été des éléments cruciaux dans la résolution des crises.</p>
<p>P. Krugman compare souvent les économies à une coopérative de baby-sitting, où les membres s’échangent un nombre limité de coupons pour payer des heures de garde. Lorsque les membres « épargnent » trop de coupons en voulant être précautionneux sur leurs besoins futurs (sortir et faire garder son enfant), la demande de baby-sitting disparaît et tout le système risque de se gripper. Peu importe la qualité des biens, c’est seulement la quantité de coupons qui peut réguler le système. Pour débloquer la coopérative, il suffit de réinjecter des coupons dans l’économie. On comprendra facilement l’analogie avec la monnaie en circulation dans une économie et les banques centrales ; c’est un peu toute la magie de P. Krugman. A l’inverse, injectez trop de coupons dans la coopérative, et vous courez le risque d’une dévaluation naturelle de la valeur intrinsèque des coupons.</p>
<p><i>Pourquoi les crises reviennent toujours</i> est l’un de ces ouvrages incontournables, à ranger parmi les classiques de l’économie. Les analogies utilisées par P. Krugman sont facilement compréhensibles et permettent de vulgariser la pensée économique, sans toutefois la trahir. Un véritable plaisir de lecture et d’analyse, dans les mains du grand public.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez Seuil</strong></span></div>
<p>Paul Krugman est professeur au MIT et prix Nobel d’économie 2008. Il a également publié <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0393333132/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=0393333132"><i>The Conscience of a Liberal</i> (2009)</a> et <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/270713113X/ref=as_li_qf_sp_asin_il_tl?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=270713113X"><i>La Mondialisation n&#8217;est pas coupable : Vertus et limites du libre-échange</i> (2000)</a>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages aux éditions du Seuil: <i>Triple AAA. Audit. Annulation. Autre politique</i> (Damien Millet, Eric Toussaint), <i>Le Nouvel Age de la solidarité</i> (Nicolas Duvoux).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=B007G88K3I" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2021048438" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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</div>
<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.seuil.com/" target="_blank" rel="nofollow">éditions du Seuil</a>.</p>
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		<title>Tondus comme des moutons, la paupérisation des classes moyennes (Ed. Buchet-Chastel)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/tondus-comme-des-moutons-la-pauperisation-des-classes-moyennes-ed-buchet-chastel</link>
		<comments>http://economiemagazine.fr/actualites/tondus-comme-des-moutons-la-pauperisation-des-classes-moyennes-ed-buchet-chastel#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 06:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Crise]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/tondus-comme-des-moutons-la-pauperisation-des-classes-moyennes-ed-buchet-chastel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/mouton-tirelire.jpg" alt="Finirons-nous tous tondus comme des moutons ?" title="Finirons-nous tous tondus comme des moutons ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6509" /></a></div>

La crise a non seulement consacré la financiarisation de l’économie, mais elle a également marqué au fer rouge la classe moyenne, véritable grande perdante du cataclysme économique que nous traversons. Face à la toute-puissance des financiers et l’impuissance affichée des politiques, le mouton-citoyen peut-il encore élever sa voix ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/tondus-comme-des-moutons-la-pauperisation-des-classes-moyennes-ed-buchet-chastel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2012/03/mouton-tirelire.jpg" alt="Finirons-nous tous tondus comme des moutons ?" title="Finirons-nous tous tondus comme des moutons ?" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-6509" /></a></div>
<p>La crise a non seulement consacré la financiarisation de l’économie, mais elle a également marqué au fer rouge la classe moyenne, véritable grande perdante du cataclysme économique que nous traversons. Face à la toute-puissance des financiers et l’impuissance affichée des politiques, le mouton-citoyen peut-il encore élever sa voix ?</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Toujours les mêmes qui paient ?</strong></span></div>
<p>C’est qu’avec la déréglementation des marchés, la croyance en l’autorégulation de ces derniers et la fin <i>de facto</i> du Glass Steagall Act qui imposait une séparation entre les banques de dépôts et les banques d’affaires, la finance s’est laissée aller à des dérives notables, comme en témoigne les bonus  déconnectés des performances ou la propagation de produits toxiques adossés à des crédits à hauts risques. De leur côté, à part une timide remontrance sur la question des paradis fiscaux, il semble que les politiques aient rapidement abdiqué dans leur lutte contre les excès du milieu financier, peut-être déjà trop empêtrés dans leur propre crise des dettes souveraines.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2283025613" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>En premier lieu, Alain Germain et Edmond-Henri Supernak s’attachent à décrire ce que fut cette période 2007-2011, où le système est passé près de l’implosion suite à l’étincelle des <i>subprimes</i>. L’on retrouve ainsi l’écroulement d’institutions bancaires que l’on pensait invincibles, telles que Bear Stearns, Lehman Brothers, Northern Rock ou Merrill Lynch. Certaines durent tout simplement mettre la clef sous la porte, d’autres furent rachetées <i>in extremis</i>. Attirées par l’effet levier présent dans les produits dérivés, celles-ci se ruèrent en effet vers l’utilisation de produits de plus en plus complexes, dans une course folle à la rentabilité.</p>
<p>Face à la crise, la Réserve Fédérale américaine entreprend tous les moyens à sa disposition pour enrayer la spirale descendante. Prêts aux banques, politique des taux d’intérêts voisins de zéro, « assouplissement quantitatif », tous les moyens sont bons pour faire repartir le système. Selon les auteurs, nous sommes probablement entrés dans une nouvelle bulle : celle des liquidités. Un nouveau point d’éclatement surviendra lorsque ces politiques de soutien cesseront. De l’autre côté de l’Atlantique, les choses ne vont guère mieux. Malgré les plans de sauvetage répétés, la Grèce semble toujours au bord de la faillite. D’autres pays tels que l’Irlande, le Portugal, l’Italie l’Espagne ont subi des plan de rigueur violents.</p>
<p>L’autre problème est que cet état de crise, notamment à cause du creusement des déficits, est peut-être permanent, tant les Etats ont du mal à concevoir des politiques qui ne soient pas keynésiennes. En France et aux Etats-Unis, la dette est déjà équivalente à 100% du PIB, ce qui à un moment, si ce n’est déjà le cas, fera se poser la question de la rigueur. Après les élections françaises en mai 2012, nulle doute que l’automne et l’année 2013 risquent d’être douloureux pour la classe moyenne. Sans oublier qu’en faisant tourner la fameuse planche à billets, les banques centrales génèrent de l’inflation, ce qui touchera une fois de plus les ménages au porte-monnaie. Pour ceux qui en douteraient, la pauvreté augmente déjà. « En 2007, 26,3 millions d’Américain bénéficiaient de [<i>food stamps</i>], rappellent les auteurs. Quatre ans plus tard, le nombre de bénéficiaires avait augmenté de 52% pour dépasser le chiffre de 40 millions ». Les moutons sont-ils toujours les mêmes à être tondus ? Le mystère ne semble plus faire beaucoup d’illusion.</p>
<p>Face à ces problèmes économiques, il est indéniable que la société risque de s’appauvrir. Mais ne risque-t-elle pas aussi de se radicaliser ? Peut-on craindre l’émergence de « démocratures », sorte d’hybride étrange entre démocratie et dictature servant à contrôler les masses mécontentes ?</p>
<p>Le long de cet ouvrage, Alain Germain et Edmond-Henri Supernak n’hésitent pas à poser des questions qui dérangent et à s’opposer au politiquement correct, à la pensée unique, dans un langage clair, bien loin des termes abscons habituels chez les économistes.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages chez Buchet-Chastel</strong></span></div>
<p>Diplômé de l’EDHEC, Alain Germain a poursuivi une carrière de gérant d’entreprise (Président de Burger King Canada à Toronto).</p>
<p>Egalement diplômé de l’EDHEC, Edmond-Henri Supernak a été dirigeant de midcaps internationales.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Buchet-Chastel : <i>La grande démolition. La France cassée par les réformes</i> (Roland Hureaux), <i>Bernardo Provenzano, le Parrain des Parrains</i> (Clare Longrigg).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2283025435" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2283023726" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.libella.fr/buchet-chastel/accueil/" target="_blank">éditions Buchet-Chastel</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Norbert Silverbach : Petit manuel d’économie, en attendant la fin du monde (Ed. David Reinharc)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/norbert-silverbach-petit-manuel-d-economie-en-attendant-la-fin-du-monde-david-reinharc</link>
		<comments>http://economiemagazine.fr/actualites/norbert-silverbach-petit-manuel-d-economie-en-attendant-la-fin-du-monde-david-reinharc#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 08:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
		<category><![CDATA[David Reinharc]]></category>
		<category><![CDATA[Eurozone]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/norbert-silverbach-petit-manuel-d-economie-en-attendant-la-fin-du-monde-david-reinharc"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2011/10/crise-euro.jpg" alt="Crise de l&#039;euro" title="Crise de l&#039;euro" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-5091" /></a></div>

Chute inexorable de l’économie grecque, effondrement des tours économiques espagnols, claque au visage du Portugal, tigre celtique enrhumé, Italie aux pieds d’argile, et bientôt coq français déplumé. Les maux européens ne cessent de se succéder, et les plans de secours concoctés à la va-vite ne risquent pas de panser les plaies des pays malades. Norbert Silverbach s’intéresse dans son petit manuel d’économie aux cruels défis qui attendent nos politiciens et nos populations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/norbert-silverbach-petit-manuel-d-economie-en-attendant-la-fin-du-monde-david-reinharc"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2011/10/crise-euro.jpg" alt="Crise de l&#039;euro" title="Crise de l&#039;euro" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-5091" /></a></div>
<p>Chute inexorable de l’économie grecque, effondrement des tours économiques espagnols, claque au visage du Portugal, tigre celtique enrhumé, Italie aux pieds d’argile, et bientôt coq français déplumé. Les maux européens ne cessent de se succéder, et les plans de secours concoctés à la va-vite ne risquent pas de panser les plaies des pays malades. Norbert Silverbach s’intéresse dans son petit manuel d’économie aux cruels défis qui attendent nos politiciens et nos populations.</p>
<p><br clear="none" /><span id="more-4617"></span>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Une crise des dettes souveraines sans fin</strong></span></div>
<p>Le paysage économique de la zone euro n’est pas beau à voir, et le constat de N. Silverbach est éloquent. A la crise financière américaine des dits <i>subprime</i> est venue s’ajouter une crise européenne aux multiples facettes. Mais est-ce bien une crise différente à laquelle nous assistons aujourd’hui ? Dans le fond, la financiarisation malhabile de l’économie ainsi que la propagation de bulles immobilières sont bien les deux visages de notre crise, et en cela elle ressemble à s’y méprendre à celle connue par nos lointains cousins américains.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2358690252" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Norbert Silverbach pointe les nombreux phénomènes de stabilisateurs économiques qui frappent notre bon vieux continent – comprenez le manque de recette fiscale pour des dépenses sociales inchangées de la part de nos Etats-providence. Une Grèce où vivent pléthore de fonctionnaires, une Espagne aveuglément obsédée par son secteur immobilier, une Irlande dépassée par la taille de son secteur bancaire, un Portugal assistant à la dégradation progressive de sa compétitivité, chacun des <i>PIGS</i>, comme on les surnomme, a bien ses propres faiblesses. Mais c’est bien l’ensemble des systèmes européens qui est pointé du doigt par l’auteur. Censés protéger les économies d’un endettement impossible à soutenir, ceux-ci ont la fâcheuse tendance d’agir de façon contre-cyclique, lorsque les dégâts ont déjà eu lieu. En témoigne les fameux stress-tests, sorte d’entourloupe pensée pour évaluer la capacité de résistance des banques en cas de crise majeure, et dont les conclusions sont bizarrement, toujours, béatement positives.</p>
<blockquote><p>« Les stress tests n’ayant absolument pas pour objet de montrer les faiblesses des banques, mais au contraire d’affirmer leurs capacités de résistance par mauvais temps financier, il est donc préférable de fixer les paramètres de façon à obtenir le résultat souhaité »
</p></blockquote>
<p>Au-delà des carences institutionnelles et de la mauvaise gestion des Etats, Norbert Silverbach souligne, non sans un certain humour, les aléas du couple-franco allemand. L’unité entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est, nul n’en doute, ce qui devrait insuffler un vent de dynamisme et de rigueur à l’ensemble de la zone. On découvre un président français de plus en plus en difficulté, devant lui-même faire face aux mêmes imprudences budgétaires décriées sur le front sud de l’Europe, et dont la chancelière allemande tend à s&#8217;affranchir de plus en plus ouvertement.</p>
<blockquote><p>« Au président Sarkozy qui affirmait « A nous deux nous sommes la tête et les jambes », Angela Merkel a répondu « Vous êtes la tête et les jambes, moi je suis la banque ».
</p></blockquote>
<p>Un ouvrage riche en chiffres : Norbert Silverbach réussit l’exploit de partager avec le grand public le fonctionnement des grands plans européens, et montre habilement les désordres budgétaires des différents pays de la zone. Recommandé afin de mieux comprendre la déliquescence économique du vieux continent.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages chez David Reinharc</strong></span></div>
<p>Norbert Silverbach est professeur agrégé d’histoire et essayiste.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez David Reinharc : <i>La Fabrique des chômeurs. Un patron de PME brise les tabous</i> (Marie-Thérèse Bertini), <i>Comment le peuple palestinien fut inventé</i> (David Horowitz et Guy Millière).</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2358690333" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=FFFFFF&#038;IS2=1&#038;bg1=FFFFFF&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2358690325" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.editionsdavidreinharc.fr" target="_blank">éditions David Reinharc</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les tours fantômes de Benidorm (Espagne)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/crise-immobiliere-tours-benidorm-espagne</link>
		<comments>http://economiemagazine.fr/actualites/crise-immobiliere-tours-benidorm-espagne#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 08:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/crise-immobiliere-tours-benidorm-espagne"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/crise-immobiliere-espagne.jpg" alt="crise immobilière" title="crise immobilière" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-3227" /></a></div>

Ou comment la crise de l’immobilier prend des traits concrets en Espagne. La fin du mirage économique et immobilier en terre ibérique, parfaitement soulignée par le quotidien <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703466704575490022830055414.html?mod=WSJ_hpp_LEFTTopStories" target="_blank">Wall Street Journal</a>, à travers une série de photos consacrées à la Torre Lugano, la plus haute tour résidentielle du pays.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/crise-immobiliere-tours-benidorm-espagne"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/crise-immobiliere-espagne.jpg" alt="crise immobilière" title="crise immobilière" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-3227" /></a></div>
<p>Ou comment la crise de l’immobilier prend des traits concrets en Espagne. La fin du mirage économique et immobilier en terre ibérique, parfaitement soulignée par le quotidien <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703466704575490022830055414.html?mod=WSJ_hpp_LEFTTopStories" target="_blank">Wall Street Journal</a>, à travers une série de photos consacrées à la Torre Lugano, la plus haute tour résidentielle du pays. </p>
<p><span id="more-3214"></span>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Torre Lugano : un péché d’orgueil terni par les malfaçons</strong></span></div>
<p>Située à Benidorm, ville touristique de la région valencienne ravagée par les projets immobiliers, la Torre Lugano incarne à elle seule la fin (brutale) du rêve immobilier espagnol. Truffée de malfaçons, la tour n’a de cesse d’indigner ses habitants, lesquels finissent par la quitter petit à petit.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm1.jpg" alt="" title="benidorm1" width="468" height="312" class="alignnone size-full wp-image-3215" /></p>
<p>L’ascenseur en verre n’a jamais été construit, tandis que le mur de soutènement et l’escalier attenant à la piscine ont été interdits d’accès. Le mur a déjà commencé à céder tandis qu’ont surgit des fuites d’eau.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm2.jpg" alt="" title="benidorm2" width="468" height="436" class="alignnone size-full wp-image-3216" /></p>
<p>Vicente Villalba, un des résidents de la Torre Lugano, montre du bout de sa canne une des infiltrations d’eau visibles dans le garage.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm3.jpg" alt="" title="benidorm3" width="468" height="312" class="alignnone size-full wp-image-3217" /></p>
<p>Les résidents ont poursuivi les promoteurs pour près de 28 millions d’euros de dommages.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm4.jpg" alt="" title="benidorm4" width="468" height="434" class="alignnone size-full wp-image-3218" /></p>
<p>M. Villalba fait remarquer que les volets coulissants devaient être installés en dehors, par-dessus les fenêtres. Le fait de les avoir installés en dedans rend impossible l’entrée d’air frais.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm5.jpg" alt="" title="benidorm5" width="468" height="312" class="alignnone size-full wp-image-3220" /></p>
<p>Après 50 ans de travail, M. Villalba a revendu son affaire dans la restauration pour s’offrir un appartement dans la Torre Lugano. Le voici en train de montrer le peu de profondeur de son garde-robe, alors qu’on lui en avait promise une de grande taille.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm61.jpg" alt="" title="benidorm6" width="468" height="312" class="alignnone size-full wp-image-3221" /></p>
<p>Une autre résidente de la Torre Lugano se plaint également du manque de profondeur de ses étagères de cuisine.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm7.jpg" alt="" title="benidorm7" width="468" height="312" class="alignnone size-full wp-image-3222" /></p>
<p>M. Villalba inspecte un parapet artificiel créé par les résidents afin de détourner les eaux de pluie du hall d’entrée, lequel se retrouvait régulièrement innondé.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm8.jpg" alt="" title="benidorm8" width="468" height="312" class="alignnone size-full wp-image-3223" /></p>
<p>Des douzaines d’appartements ont été mis en vente par leur propriétaire dans la Torre Lugano. Le rythme de construction sur la côte valencienne a dépassé celui du territoire national.</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/09/benidorm9.jpg" alt="" title="benidorm9" width="468" height="312" class="alignnone size-full wp-image-3224" /></p>
<p>Traduction libre de l’original, consultable <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703466704575490022830055414.html?mod=WSJ_hpp_LEFTTopStories" target="_blank">ici</a>.</p>
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		<title>Les crises du Capitalisme, par David Harvey</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/les-crises-capitalisme-david-harvey</link>
		<comments>http://economiemagazine.fr/actualites/les-crises-capitalisme-david-harvey#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 08:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/les-crises-capitalisme-david-harvey"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/07/crise-du-capitalisme-en-dessin.jpg" alt="Les crises du capitalisme, par David Harvey, en dessin" title="Les crises du capitalisme, par David Harvey, en dessin" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2926" /></a></div>

« Serait-il temps de regarder au-delà du capitalisme, vers un nouvel ordre social qui puisse nous permettre de vivre ensemble, au sein d’un système qui soit responsable, juste et humain ? » Pour répondre à cette vaste question, David Harvey – célèbre chef de file de la géographie marxiste et de la théorie sociale en général, s’intéresse aux origines de la crise récente et à l’impensé de la crise chez les économistes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/les-crises-capitalisme-david-harvey"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/07/crise-du-capitalisme-en-dessin.jpg" alt="Les crises du capitalisme, par David Harvey, en dessin" title="Les crises du capitalisme, par David Harvey, en dessin" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2926" /></a></div>
<p>« Serait-il temps de regarder au-delà du capitalisme, vers un nouvel ordre social qui puisse nous permettre de vivre ensemble, au sein d’un système qui soit responsable, juste et humain ? » Pour répondre à cette vaste question, David Harvey – célèbre chef de file de la géographie marxiste et de la théorie sociale en général, s’intéresse aux origines de la crise récente et à l’impensé de la crise chez les économistes.</p>
<p>Découvrez les propos tenus par D. Harvey pour la <a href="http://www.thersa.org/" target="_blank">Royal Society for the Encouragement of Arts, Manufactures and Commerce</a> (en anglais). Organisée le 26 avril 2010, cette conférence a été résumée brillamment par <a href="http://cognitivemedia.co.uk/" target="_blank">Cognitive Media</a>, quelques mois plus tard.</p>
<p><br clear="none" /><span id="more-2925"></span>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>A conférence exceptionnelle, résumé exceptionnel</strong></span></div>
<p>C’est en effet un formidable travail de mise en valeur qu’a effectué <a href="http://cognitivemedia.co.uk/" target="_blank">Cognitive Media</a>, en résumant l’intégralité de la conférence sous forme de dessin, structurant visuellement le discours de D. Harvey. Celui-ci revient progressivement sur les origines profondes de la crise, la faiblesse humaine, les failles de la part de nos institutions, le diktat des marchés, les différences culturelles…que tant d’autres économistes avant lui ont déjà évoquées, mais dont l’auteur souhaite s’éloigner de par sa vision marxiste.</p>
<p>D. Harvey en profite alors pour s’intéresser au risque systémique et à l’instabilité inhérente au système capitaliste, notamment au regard de l’histoire récente et des crises survenues depuis les années 1970. La logique d’accumulation perpétuelle, les clivages entre financiers et ouvriers, et l’explosion des très hauts revenus sont sévèrement pointés du doigt. Un document particulièrement intéressant, que l’on adhère ou non aux interprétations et constatations proposées.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Vidéo RSA Animate</strong></span></div>
<p><object width="468" height="281"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qOP2V_np2c0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/qOP2V_np2c0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="468" height="281"></embed></object></p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Conférence originale, tenue le 26 avril 2010</strong></span></div>
<p><object width="468" height="281"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/26o22Y33h9s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/26o22Y33h9s&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="468" height="281"></embed></object></p>
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		<item>
		<title>Elie Cohen : Penser la crise (Ed. Fayard)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/elie-cohen-penser-la-crise-ed-fayard</link>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 08:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
		<category><![CDATA[Fayard]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/elie-cohen-penser-la-crise-ed-fayard"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/elie-cohen-penser-la-crise.jpg" alt="Elie Cohen Penser la Crise" title="Elie Cohen Penser la Crise" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2661" /></a></div>

Parmi la multitude d’ouvrages sortis depuis la crise, il en est peu qui couvrent de façon aussi exhaustive et historique cet événement d’une ampleur quasi-inégalée. <i>Penser la crise</i> s’impose tout bonnement comme un ouvrage exceptionnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/elie-cohen-penser-la-crise-ed-fayard"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/elie-cohen-penser-la-crise.jpg" alt="Elie Cohen Penser la Crise" title="Elie Cohen Penser la Crise" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2661" /></a></div>
<p>Parmi la multitude d’ouvrages sortis depuis la crise, il en est peu qui couvrent de façon aussi exhaustive et historique cet événement d’une ampleur quasi-inégalée. <i>Penser la crise</i> s’impose tout bonnement comme un ouvrage exceptionnel.</p>
<p><span id="more-2660"></span>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>L’idée d’une triple défaillance</strong></span></div>
<p>En ligne de fond derrière cette crise économique majeure à laquelle nous assistons, l’idée d’une « triple défaillance des marchés, des régulations et des théories économiques ». Selon Elie Cohen, tous les éléments de la théorie économique pouvant nous faire penser à l’imminence d’une crise étaient d’ailleurs réunis depuis plusieurs années, mais de façon si éparse que personne n’a pu prédire exactement le scénario total de la crise, pas même des cassandres aujourd’hui réputés, tel que Nouriel Roubini.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=221365459X" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Après une brillante rétrospective historique, des années subprimes aux plans de sauvetage en urgence des gouvernements occidentaux, l’auteur s’intéresse en profondeur à toutes les failles de régulation présentes dans le système économique et financier actuel.</p>
<p>En ligne de mire notamment, la politique d’Alan Greenspan à la tête de la Réserve Fédérale américaine pendant près de vingt ans, laquelle s’est principalement concentrée sur la politique monétaire plus que sur la stabilité financière, tout en laissant libre cours à une déréglementation périlleuse du système. L’efficience et l’autorégulation des marchés, la propension des gourous de la finance à gérer leurs affaires de façon autonome et l’impensé de la liquidité dans la pratique sont durement attaqués. Les conflits d’intérêts entre les divers acteurs du système (notamment le mode de rémunération des agences de notation), les incitations perverses (court-termisme des bonus), et le manque de vigilance et de concertation de la part des autorités de régulation sont également sévèrement pointés du doigt.</p>
<p>Un <i>aveuglement au désastre</i> cher à André Orléan et que l’auteur souligne tout aussi merveilleusement dans son ouvrage.</p>
<p>On appréciera l’engagement progressif d’Elie Cohen vers des mesures concrètes à mesure que la critique prend forme, que ce soit sur la réforme du système de rémunération en banque, la création d’un marché de produits dérivés, la refonte de la régulation mondiale ou la manière de réduire l’hypertrophie financière.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’ouvrages chez Fayard</strong></span></div>
<p>Elie Cohen est un économiste français, directeur de recherche au CNRS et auteur de nombreux ouvrages dont <i> <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2213597316?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2213597316">La Tentation hexagonale</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=economagaz-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2213597316" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /></i>, <i> <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2213606994?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2213606994">L&#8217;Ordre économique mondial</a></i> et <i> <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2213625549?ie=UTF8&#038;tag=economagaz-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2213625549">Le nouvel âge du capitalisme</a></i>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Fayard : <i>Survivre aux crises</i> (Jacques Attali), et <i>Notre maison brûle au Sud : Que peut faire l&#8217;aide au développement ?</i> (Serge Michaïlof) :</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2213644489" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2213654271" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div class="spacer">&nbsp;</div>
</div>
<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.editions-fayard.fr " target="_blank">éditions Fayard</a>.</p>
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		<title>Jean-Louis Servan-Schreiber : Trop vite ! (Ed. Albin Michel)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/jean-louis-servan-schreiber-trop-vite-ed-albin-michel</link>
		<comments>http://economiemagazine.fr/actualites/jean-louis-servan-schreiber-trop-vite-ed-albin-michel#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 May 2010 08:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/jean-louis-servan-schreiber-trop-vite-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/servan-schreiber-trop-vite.jpg" alt="trop vite jean louis servan schreiber albin michel" title="trop vite jean louis servan schreiber albin michel" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2558" /></a></div>

Serions-nous tous gagnés par une maladie incurable, la tachysantropie ? Pour savoir ce qui se cache derrière ce terme barbare mais ô combien actuel, c’est <i>Trop vite !</i> de Jean-Louis Servan-Schreiber qu’il vous faudra lire, véritable réflexion sur l’implacable logique court-termiste qui règne au cœur de nos sociétés contemporaines.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/jean-louis-servan-schreiber-trop-vite-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/servan-schreiber-trop-vite.jpg" alt="trop vite jean louis servan schreiber albin michel" title="trop vite jean louis servan schreiber albin michel" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2558" /></a></div>
<p>Serions-nous tous gagnés par une maladie incurable, la tachysantropie ? Pour savoir ce qui se cache derrière ce terme barbare mais ô combien actuel, c’est <i>Trop vite !</i> de Jean-Louis Servan-Schreiber qu’il vous faudra lire, véritable réflexion sur l’implacable logique court-termiste qui règne au cœur de nos sociétés contemporaines.</p>
<p><span id="more-2557"></span>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Le court-termisme à tous les niveaux</strong></span></div>
<p>N’est-il pas frappant de constater aujourd’hui combien nous pouvons nous plaindre du manque de temps pour nous occuper de notre vie personnelle ou de notre travail ? Alors que notre durée de vie a probablement doublé par rapport aux aïeux de nos aïeux, et que notre temps de travail effectif a été divisé par deux, tout semble nous indiquer que le temps s’est accéléré.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2226206140" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Cette maladie du court-termisme s’est diffusée à plusieurs niveaux selon Jean-Louis Servan-Schreiber. « Les politiciens ont les yeux rivés sur la prochaine échéance électorale ou le sondage de la semaine, les patrons des sociétés cotées sur leurs résultats trimestriels, les boursiers sur les statistiques économiques de la journée, les managers sur le compte rendu mensuel réclamé par le siège social » explique-t-il.</p>
<p>On verra dans le premier volet de l’analyse une allusion directe à la présidence de Nicolas Sarkozy – même si elle n’est qu’une des incarnations parmi tant d’autres de cette tendance. Effets d’annonce, promesses et lois faites immédiatement sous le joug de l’actualité et des faits divers, procédures accélérées…c’est toute la démocratie qui souffre de ce manque de calme, de cette absence de confrontations d’idées, ce pouvoir qui ne prend plus le temps du débat, de la négociation.</p>
<p>Mais la même logique court-termiste fait aussi ses ravages en finance à travers les bulles spéculatives, ou au sein des entreprises par le biais de résultats trimestriels toujours voués à être lissés, embellis pour le plaisir des actionnaires.</p>
<p>JLSS prend le temps d’analyser, d’une plume agréable, simple et enrichie de divers apports externes, le domaine de la consommation, celui de nos rythmes de vie et de nos relations aux autres. N’est-il pas étrange de ne plus s’insurger contre l’extrême rapidité à laquelle nos objets de consommations, téléphones portables en tête, deviennent dépassés ou inutilisables ? Comment sommes nous arrivés au point d’obéir à ces effets de mode qui créent une constante « obsolescence psychologique », voire pathologique ?</p>
<p>L’auteur ne manquera pas d’analyser un des paradoxes les plus marquants de nos sociétés court-termistes : celui de l’environnement, profondément inscrit dans le long-terme malgré l’urgence des changements nécessaires, et dont la cause peine encore à nous mobiliser.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez Albin Michel</strong></span></div>
<p>Jean-Louis Servan-Schreiber est journaliste, patron de presse et essayiste. Il a lancé L’Expansion pour en faire un des premiers groupes de presse français et a également créé Radio Classique en 1982. Il est depuis 2007 président France de </i>Human Rights Watch</i>, ONG d’information et de défense sur les droits de l’homme.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Albin Michel : <i>Leurs crises, nos solutions</i> (Susan George), et <i>16 nouvelles questions d&#8217;économie contemporaine</i> (ouvrage collectif dirigé par Philippe Askenazy et Daniel Cohen) :</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2226206167" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div style="float: right;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2226187235" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
<div class="spacer">&nbsp;</div>
</div>
<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.albin-michel.fr/" target="_blank">éditions Albin Michel</a>.</p>
<p>Dessin par <a href="http://indegivrables.blogspot.com/" target="_blank">Xavier Gorce</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Susan George : Leurs crises, nos solutions (Ed. Albin Michel)</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/susan-george-leurs-crises-nos-solutions-ed-albin-michel</link>
		<comments>http://economiemagazine.fr/actualites/susan-george-leurs-crises-nos-solutions-ed-albin-michel#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 May 2010 08:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Albin Michel]]></category>
		<category><![CDATA[Altermondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/susan-george-leurs-crises-nos-solutions-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/susan-george-leurs-crises-nos-solutions.jpg" alt="Susan George : Leurs crises, nos solutions" title="Susan George : Leurs crises, nos solutions" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2503" /></a></div>

Serions-nous tous emprisonnés dans les geôles du…néolibéralisme ? Susan George se propose d’analyser avec passion le système capitaliste dans lequel nous vivons, ne lui épargnant aucune critique, mais en fournissant tout de même quelques pistes originales pour se libérer des carcans qui nous entoureraient.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/susan-george-leurs-crises-nos-solutions-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/susan-george-leurs-crises-nos-solutions.jpg" alt="Susan George : Leurs crises, nos solutions" title="Susan George : Leurs crises, nos solutions" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2503" /></a></div>
<p>Serions-nous tous emprisonnés dans les geôles du…néolibéralisme ? Susan George se propose d’analyser avec passion le système capitaliste dans lequel nous vivons, ne lui épargnant aucune critique, mais en fournissant tout de même quelques pistes originales pour se libérer des carcans qui nous entoureraient.</p>
<p><span id="more-2502"></span>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Un ouvrage engagé, riche et méthodique</strong></span></div>
<p>On peut ne pas être d’accord avec les fondements de l’analyse faite par Susan George, et apprécier pleinement son engagement, comme on admire les travaux de recherche et les postulats poussés par certains économistes, tout en rejetant leurs conclusions. <i>Leurs crises, nos solutions</i> a l’immense mérite d’être un ouvrage partisan mais pas aveugle.</p>
<div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2226206167" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe> </iframe></div>
<p>L’auteure donne immédiatement le ton : « La plupart des gens ne l’ont pas encore remarqué, sauf une petite minorité : nous sommes tous en prison. Les gardiens ne sont pas idiots, ils nous laissent nous promener librement au soleil et voir les films de notre choix, mais souvent, pour ce qui compte vraiment dans notre vie, nous ne sommes pas libres ». La faute à la mondialisation néolibérale, le diktat des fondamentalistes du marché et la financiarisation effrayante de notre économie.</p>
<p>S. George souhaite en effet renverser le schéma actuel de nos sociétés où, selon elle, la finance occupe une place centrale illégitime, tandis que les voix des citoyens, la démocratie, ou le respect de notre planète, ont été repoussés aussi loin que possibles dans notre ordre de préoccupations.</p>
<p>Plusieurs murs sont à abattre pour cela.</p>
<p>Celui de l’économie-casino d’abord, cette financiarisation inéluctable de nos économies, où la « vile-maxime » de Smith, le fondamentalisme des marchés et le dogme monétariste de l’école de Chicago se sont imposés sans que les citoyens ne s’en alarment réellement.</p>
<p>Le mur de la pauvreté et de l’inégalité ensuite, insoutenable sur le long terme. « Parmi les habitants adultes de la planète, les 10% les plus riches possèdent 85% du patrimoine mondial de ménages et, parmi eux, les 2% les plus riches en captent plus de la moitié. La moitié la plus pauvre de la population mondiale en dispose d’à peine 1%. Le membre moyen des 10% les plus riches possède près de trois mille fois plus que le membre moyen des 10% les plus pauvres », explique-t-elle froidement pour mieux nous avertir qu&#8217; « une forte inégalité est l’équivalent social de mille Katrinas, de cent tsunamis, à cette différence près qu’elle opère ses ravages mois après mois, année après année, entraînant vers le fond non seulement les pauvres et les vulnérables mais aussi tous les autres ».</p>
<p>Sans oublier les murs du conflit, de l’alimentation et de l’eau, directement reliés à celui de la pauvreté et de l’inégalité. L’auteure s’intéresse notamment au conflit de l’eau, vieux comme le monde, conflit plus ou moins larvé que l’on retrouve encore aux quatre coins de la planète, en Irak, en Turquie, en Syrie à propos du Tigre et de l’Euphrate mais aussi en Israël, en Jordanie, au Liban, en Palestine à propos du Jourdain.</p>
<p>Des murs soutenus par des préceptes néolibéraux largement appliqués à travers la planète, et qu’il convient de combattre, selon S. George.</p>
<p>Celle-ci propose toute une série de mesures, certaines théoriques, d’autres parfaitement applicables pour peu que l’on fasse preuve de bonne volonté. New Deal Vert, restauration du Glass-Steagal Act, interdiction des produits structurés tels que les CDS (Credit Default Swaps), agences de notation publiques et non privées, limiter les rémunérations à un certain niveau, socialiser les banques, abolir les paradis fiscaux…</p>
<p>Le lecteur aura le plaisir de découvrir une critique volontairement engagée, mettant l’environnement au cœur de tous les combats. Un ouvrage ne manquant pas de propositions claires, tangibles, ce qui est assez rare pour être souligné.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez Albin Michel</strong></span></div>
<p>Susan George est une auteure engagée, ayant déjà publié plus d’une quinzaine d’ouvrages pour défendre ses idées et relater ses divers combats en faveur d’un monde plus juste. Elle est présidente d’honneur d’Attac et présidente du Conseil du Transnational Institute (TNI).</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Albin Michel : <i>Une grande divergence</i> (Kenneth Pomeranz), <i>16 nouvelles questions d&#8217;économie contemporaine</i> (ouvrage collectif dirigé par Philippe Askenazy et Daniel Cohen) :</p>
<div style= "width: 370px; height:270px; background-color: #FFF; border: 0px; padding: 0px; margin: 0px auto;">
<div style="float: left;"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&#038;bc1=transparent&#038;IS2=1&#038;bg1=transparent&#038;fc1=38505E&#038;lc1=23598F&#038;t=economagaz-21&#038;o=8&#038;p=8&#038;l=as1&#038;m=amazon&#038;f=ifr&#038;asins=2226187243" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.albin-michel.fr/" target="_blank">éditions Albin Michel</a>.</p>
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		<title>Philippe Askenazy &amp; Daniel Cohen : 16 nouvelles questions d’économie contemporaine (Ed. Albin Michel)</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 08:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture & Littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/philippe-askenazy-daniel-cohen-16-nouvelles-questions-d-economie-contemporaine-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/16-questions-d-economie-contemporaine-philippe-askenazy-daniel-cohen1.jpg" alt="16 questions économie contemporaine philippe askenazy et daniel cohen" title="16 questions économie contemporaine philippe askenazy et daniel cohen" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2479" /></a></div>

A découvrir : <i>16 nouvelles questions d’économie contemporaine</i> dresse un débat compréhensible sur trois thèmes majeurs : la crise financière, le « mal français », et la refonte plausible de notre Etat-providence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post_shadowbis"><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/philippe-askenazy-daniel-cohen-16-nouvelles-questions-d-economie-contemporaine-ed-albin-michel"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2010/05/16-questions-d-economie-contemporaine-philippe-askenazy-daniel-cohen1.jpg" alt="16 questions économie contemporaine philippe askenazy et daniel cohen" title="16 questions économie contemporaine philippe askenazy et daniel cohen" width="468" height="250" class="alignnone size-full wp-image-2479" /></a></div>
<p>A découvrir : <i>16 nouvelles questions d’économie contemporaine</i> dresse un débat compréhensible sur trois thèmes majeurs : la crise financière, le « mal français », et la refonte plausible de notre Etat-providence.</p>
<p><span id="more-2445"></span>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>16 nouvelles questions d’économie, pleines d’actualité </strong></span></div>
<p>L’ouvrage dirigé par Philippe Askenazy et Daniel Cohen s’immisce en particulier dans deux débats d’actualité sur notre territoire : la refonte de notre système de retraite, et la crise financière. Celui-ci se veut parfaitement compréhensible du grand public, sans pour autant être dénué de recherches poussées et de raisonnements s’appuyant sur de grandes théories économiques.</p>
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<p>A vrai dire, chaque partie de cet ouvrage tripartite contient son chapitre phare, les autres chapitres servant plutôt à poser le débat ou à revenir sur certains thèmes quelque peu annexes – sans que leur valeur isolée en soit affectée pour autant.</p>
<p>On appréciera d’abord la rétrospective historique et théorique de la récente crise financière (« De l’euphorie à la panique », André Orléan), laquelle possède le mérite de ne pas se noyer dans les méandres de la finance de marchés. Critique de la politique d’A. Greenspan, mécanismes de la crise d’un grand classicisme, l’aveuglement au désastre plus ou moins voulu de la part des opérateurs de marché, rôle de la titrisation et de l’interconnection des marchés dans la propagation de la crise…tous les grands thèmes de cette crise sans précédent depuis les années 1930 passent sous la plume d’A. Orléan, avant que les autres auteurs ne s’intéressent à l’impact de celle-ci sur l’économie dite « réelle ».</p>
<p>La deuxième partie revient sur un débat particulièrement intéressant et parfois polémique, lancé à l’origine par Yann Algan et Pierre Cahuc. « La société de défiance », ou comment « l’évolution des attitudes sociales [françaises] sur une longue période révèle que le civisme et la confiance mutuelle se sont dégradés après la Seconde guerre mondiale », dresse un portrait édifiant de notre société et des citoyens français. A force de comparaisons et d’études sociologiques, les auteurs mettent en avant un certain « mal Français », provoqué selon eux par les fondements étatique et corporatiste propres à notre modèle social.</p>
<p>Dernier volet de l’ouvrage, « l’Etat-providence menacé ? » s’intéresse quant à lui au système de retraite par répartition à l’œuvre sur notre territoire, lequel serait condamné et condamnable dans son fonctionnement actuel. La contribution d’Antoine Bozio et Thomas Piketty pour la refonte générale du système de retraite est certainement la plus appréciable, les auteurs prenant exemple sur les expériences suédoise et italienne en matière de réformes pour proposer leurs propres solutions. « Conséquence de l’empilement des régimes et de modes de calculs complexes, nul ne sait exactement quels seront ses droits à la retraite » aiment à le rappeler froidement A. Bozio et T. Piketty. Ces derniers proposent un plan d’action sur plusieurs années, avec pour principaux paramètres le taux de cotisations, un taux de rendement garanti par l’Etat en sus de l’inflation, et des conditions assouplies de liquidation du capital retraite.</p>
<p>Un ouvrage à posséder – que ce soit pour de simples questions de culture générale ou dans un cadre étudiant.</p>
<div style="border-bottom:1px solid #efefef"><span style="color:#23598F;"><strong>Plus d’économie chez Albin Michel</strong></span></div>
<p>Philippe Askenazy est Directeur de recherche au CNRS, président de la section Economie et Gestion du CNRS et directeur adjoint du CEPREMAP. Daniel Cohen est Professeur à l’Ecole Normale Supérieure, Vice-Président de l’Ecole d’Economie de Paris et éditorialiste associé au journal <i>Le Monde</i>. Plus d’une quinzaine d’auteurs ont contribué à <i>16 nouvelles questions d’économie</i>.</p>
<p>Parmi les derniers ouvrages chez Albin Michel : <i>Une grande divergence</i> (Kenneth Pomeranz), <i>Vingt-sept questions d&#8217;économie contemporaine</i> (ouvrage collectif dirigé par Philippe Askenazy et Daniel Cohen).</p>
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<p>Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des <a href="http://www.albin-michel.fr/" target="_blank">éditions Albin Michel</a>.</p>
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