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	<title>Economie Magazine &#187; Dirigeants</title>
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	<description>News, analyses &#38; Savoir de l&#039;économie et de la politique, avec un regard original</description>
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		<title>Les 10 femmes les plus puissantes du monde</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Aug 2009 06:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Dirigeants]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://economiemagazine.fr/actualites/les-10-femmes-les-plus-puissantes-du-monde"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/femmes_puissantes_classement.jpg" alt="Classement des femmes les plus puissantes" title="Classement des femmes les plus puissantes" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1857" /></a>

Les Femmes, de plus en plus influentes ? Découvrez tout de suite le haut du classement de ces femmes puissantes et exceptionnelles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/les-10-femmes-les-plus-puissantes-du-monde"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/femmes_puissantes_classement.jpg" alt="Classement des femmes les plus puissantes" title="Classement des femmes les plus puissantes" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1857" /></a></p>
<p>Les Femmes, de plus en plus influentes ? Découvrez tout de suite le haut du classement de ces femmes puissantes et exceptionnelles.</p>
<p><span id="more-658"></span><span style="color:#23598F;"><strong>C’est ce que l’on pourrait être en droit d’espérer avec le dernier classement des femmes les plus puissantes du monde, dévoilé récemment par le célèbre magazine Forbes. Chefs d’Etat, dirigeantes d’entreprises ou d’ONG, influentes mais pas forcément populaires…</strong></span></p>
<p>Quid des femmes les plus puissantes ?</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Avant propos</strong></span></p>
<p>Quelques statistiques et anecdotes avant de s’intéresser aux dix femmes les plus puissantes de la planète :</p>
<ul>
<li>Angela Merkel prend la tête du classement pour la quatrième année consécutive ;</li>
<li>La liste est américaine à plus de 60% ;</li>
<li>La première française, Anne Lauvergeon (AREVA) est neuvième ;</li>
<li>Notre ministre de l’économie, Christine Lagarde, se hisse à la 17ème place ;</li>
<li>La reine Rania de Jordanie (75ème place) compte plus de 600.000 followers sur Twitter ;</li>
</ul>
<p>Vous pourrez retrouver l’intégralité du classement sur le <a href="http://www.forbes.com/2009/08/18/worlds-most-powerful-women-forbes-woman-power-women-09-angela-merkel-intro.html" target="_blank">site internet du magazine Forbes.</a></p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#01 : Angela Merkel (Chancelière, Allemagne)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Angela-Merkel.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Angela Merkel" title="Angela Merkel" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-661" />Pour la quatrième année consécutive, la chancelière allemande Angela Merkel occupe la tête du classement. A la tête de la quatrième puissance économique mondiale, Mme Merkel devra batailler pour sa réélection en septembre prochain, mais devra surtout faire face à une année difficile pour son pays puisque le PIB de notre voisin est attendu à la baisse pour 2009.</p>
<p>A la tête d’une grande coalition depuis les élections de novembre 2005, Angela Merkel est la première femme à occuper le poste de chancelier fédéral depuis l’unification de l’Allemagne.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#02 : Sheila Blair (Présidente, FDIC, USA)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Sheila-Bair-FDIC.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Sheila Bair FDIC" title="Sheila Bair FDIC" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-662" />Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sheila air a eu du travail cette année. A la tête de la FDIC depuis 2006, une agence indépendante du gouvernement fédéral américain servant à assurer les dépôts des particuliers et limiter les faillites bancaires, Mme Blair aura été une des premières personnalités gouvernementales à avertir les médias sur les risques des subprimes et se sera parfois opposé au gouvernement sur la gestion de la crise.</p>
<p>Elle aura ainsi critiqué le plan d’aide de 700 milliards de dollars monté par l’administration de l’ex-président G. Bush, affirmant qu’il était trop faiblement doté pour contenir les saisies sur le territoire américain, mais se sera aussi opposé à son confrère Secrétaire au Trésor, Henry Paulson, sur un plan d’aide aux emprunteurs particuliers.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#03 : Indra Nooyi (PDG, PepsiCo, USA)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Indra-Nooyi-PepsiCo.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Indra Nooyi PepsiCo" title="Indra Nooyi PepsiCo" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-663" />Première businesswoman du classement, Indra Nooyi est à la tête de PepsiCo depuis plus de deux ans. Née en Inde, Mme Nooyi est diplômée de l&#8217;Institut indien de management de Calcutta et de l&#8217;université Yale. Elle débute sa carrière chez Boston Consulting Group, avant de rejoindre Motorala et d’intégrer PepsiCo en 1994.</p>
<p>Selon Business Week, depuis qu’Indra Nooyi a pris les rênes de la direction financière en 2000, le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 72%, et son profit net a doublé, pour atteindre 5,6 milliards de dollars en 2006.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#04 : Cynthia Carroll (PDG, Anglo American, GB)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Cynthia-Carroll-Anglo-American.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Cynthia Carroll Anglo American" title="Cynthia Carroll Anglo American" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-664" />Présidente du groupe minier britannique Anglo American depuis 2007, cette géologue de formation gagne une place au classement par rapport à 2008. Depuis son arrivée, Mme Carroll a profondément changer les méthodes de comptabilité, et s’est distingué sur les questions de sécurité touchant certaines des mines africaines contrôlées par le groupe.</p>
<p>Mais elle a aussi été l’objet des critiques, notamment sur le plan environnemental pour son rôle dans le développement de la mine de Pebble en Alaska. Le magazine Grist l’a même surnommé « Cynthia cyanure, plus grande Picsou au monde ».</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#05 : Ho Ching (PDG, Temasek, Singapour)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Ho-Ching.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Ho Ching" title="Ho Ching" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-665" />Ho Ching a la particularité d’être la femme du premier ministre singapourien, Lee Hsien Loong, mais également d’être à la tête de la holding publique Temasek gérant plus de 100 milliards de dollars d’actifs, avec des participations dans Singapore Airlines, Singapore Telecom, la Development Bank of Singapore et Singapore Technologies, ainsi que dans d’autres compagnies étrangères de la région.</p>
<p>Bien qu’annoncée sur le départ début 2009, la confirmation de Ho Ching à la tête de Temasek a été annoncée en juillet 2009.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#06 : Irene Rosenfield (PDG, Kraft Foods, USA)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Irene-Rosenfield-Kraft-Foods.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Irene Rosenfield Kraft Foods" title="Irene Rosenfield Kraft Foods" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-666" />A la tête du groupe alimentaire Kraft Foods depuis juin 2006, Irene Rosenfield travaille dans l’industrie agroalimentaire depuis plus de 26 ans. Elle est connue pour avoir accompagné et redressé de nombreuses marques au sein du groupe notamment aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, ou pour avoir piloté l’acquisition de Nabisco. Mme Rosenfield occupe par ailleurs des postes au conseil d’administration de AutoNation, de Frito-Lay et de Kraft Foods. Elle a également participé à l’introduction de Kraft en bourse en 2001.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#07 : Ellen Kullman (PDG, DuPont, USA)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Ellen-Kullman.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Ellen Kullman" title="Ellen Kullman" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-667" />Ancienne dirigeante de General Motors, Ellen Kullman est la première femme élue à la tête du groupe de chimie DuPont, fonction qu’elle occupe depuis moins d’un an. Après des débuts chez General Electric, Mme Kullman est entrée au sein du groupe en 1988 en tant que directrice marketing pour la division de l’imagerie médicale, et a gravi les échelons au fil des années. Elle fait également parti des administrateurs de l’université de Tufts, où elle aura étudié l’ingénierie mécanique. Mme Kullman est appréciée pour sa sagesse dans le monde des affaires, ses prouesses marketing et ses idées visionnaires.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#08 : Angela Braly (PDG, WellPoint, USA)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Angela-Braly.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Angela Braly" title="Angela Braly" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-668" />En baisse de quatre places par rapport au classement de 2008, Angela Braly est à la tête du leader de l’assurance-santé américain WellPoint depuis juin 2007. Mme Braly a rejoint la compagnie en 1999, et a gravi les échelons avant de s’imposer à la tête du groupe. D’origine texane, elle aura débuté sa carrière en tant qu’avocate, et a été dirigeante par le passé de Anthem Blue Cross et Blue Shield. Mme Braly est naturellement une des personnes les plus influentes du pays dans les débats ayant trait à la santé, et aura fort à faire face aux réformes entreprises par l’administration Obama pour montrer en quoi sa compagnie peut faire la différence face au rôle accru de l’Etat.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#09 : Anne Lauvergeon (PDG, Areva, France)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Anne-Lauvergeon-Areva.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Anne Lauvergeon Areva" title="Anne Lauvergeon Areva" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-669" />Première française du classement, la président du directoire d’Areva Anne Lauvergeon progresse d’une place au classement 2009. L’ancienne « sherpa » du président François Mitterand est passé par le secteur bancaire (Banque Lazard Frères) ainsi que par le secteur des télécommunications (Alcatel) avant de prendre les rênes de la Cogema en juin 1999, suite à la démission de son prédécesseur Jean Syrota. Pour l’anecdote, Mme Lauvergeon est une des femmes ayant le plus d’employés au monde. </p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#10 : Lynn Elsenhans (PDG, Sunoco, USA)</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/lynn-elsenhans-sunoco.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="lynn elsenhans sunoco" title="lynn elsenhans sunoco" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-670" />Dernière du top 10, Lynn Elsenhans est à la tête du groupe pétrolier Sunoco depuis moins d’un an, qu’elle a rejoint après 28 ans de carrière chez Royal Dutch Shell. Une vraie prouesse de longévité et d’influence dans un secteur particulièrement masculin. L’impact positif de Mme Elsenhans sur les mentalités et la place de la femme dans son secteur n’est plus à démontrer pour celle qui, à 52 ans, aurait pu couler des jours tranquilles à la retraire, mais qui a décidé de relever un nouveau défi en prenant la direction de Sunoco. Sa plus grande leçon de leadership ? Savoir abandonner ses idées même si elles sont justes, pour s’ouvrir aux autres.</p>
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		<title>Top 10 des dirigeants américains les mieux payés en 2008</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 06:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunérations]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://economiemagazine.fr/actualites/top-10-des-dirigeants-americains-les-mieux-payes-en-2008"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/classement_dirigeants_salaires_americains.jpg" alt="Les salaires des dirigeants américains (classement)" title="Les salaires des dirigeants américains (classement)" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1861" /></a>

La crise n'affecte pas tout le monde, du moins pas les rois du pétrole. Découvrez ce classement exceptionnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/top-10-des-dirigeants-americains-les-mieux-payes-en-2008"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/classement_dirigeants_salaires_americains.jpg" alt="Les salaires des dirigeants américains (classement)" title="Les salaires des dirigeants américains (classement)" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1861" /></a></p>
<p>La crise n&#8217;affecte pas tout le monde, du moins pas les rois du pétrole. Découvrez ce classement exceptionnel.</p>
<p><span id="more-594"></span><span style="color:#23598F;"><strong>The Corporate Library vient de publier un rapport à propos des rémunérations des dirigeants américains. Découvrez quels ont été les patrons les mieux payés des Etats-Unis pour l&#8217;exercice 2008.</strong></span></p>
<p>Alors, à qui profite la crise ?</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Avant propos</strong></span></p>
<p>La finance, ça paie. Mais le pétrole, cela rapporte encore plus ! C’est le principal enseignement du classement de la Corporate Library puisque pas moins de sept des dix premières places du classement sont trustées par des dirigeants liés au secteur de l’or noir et de l’extraction.</p>
<p>A eux seuls, les dix dirigeants les mieux payés se seront répartis un succulent jackpot de plus de 2,2 milliards de dollars. Découvrez tout de suite le classement.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#01 : Stephen A. Schwarzman (Blackstone Group L.P.), $702,440,573</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Finance</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Stephen Schwarzman-Blackstone.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Stephen Schwarzman Blackstone" title="Stephen Schwarzman Blackstone" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-610" />Alors que M. Schwarzman avait perçu une compensation totale qui ne dépassait pas les $355,000 au titre de l’année 2007, 2008 se sera montrée plus généreuse, avec une augmentation de près de 200,000%, pour atteindre le record national de $702,440,573.</p>
<p>Comme l’explique le journal L’Expansion, « Stephen Schwarzman doit l&#8217;essentiel de cette manne aux 699,7 millions de dollars qu&#8217;il a reçus à l&#8217;issue de l&#8217;entrée en Bourse en juin 2007 de l&#8217;un des plus puissants fonds d&#8217;investissements du pays [The Blackstone Group]». La manne perçue l’an dernier ne correspond qu’à 25% du capital que M. Schwarzman a reçu à l’origine. Sachant que les 75% restant seront revendus progressivement sur les quatre prochaines années, nul doute que le dirigeant continuera de truster les premières places du classement dans un avenir proche.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#02 : Lawrence J. Ellison (Oracle Corporation), $556,976,600</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Informatique</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Lawrence-Ellison-Oracle.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Lawrence Ellison Oracle" title="Lawrence Ellison Oracle" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-611" />En deuxième place, Lawrence J. Ellison avec plus de $556 millions de dollars de rémunération. Président du groupe informatique Oracle depuis 32 ans. M. Ellison aura en particulier réalisé une plus-value de $543 millions de dollars grâce aux 36 millions de stock options qu’il aura reçu pour l’exercice 2008. A noter que le dirigeant possède encore près de 33 millions de stock options dans son portefeuille.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#03 : Ray R. Irani (Occidental Petroleum Corporation), $222,639,705</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Ray-Irani-Occidental-Petroleum-Corporation.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Ray Irani Occidental Petroleum Corporation" title="Ray Irani Occidental Petroleum Corporation" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-612" />Bien que les deux premières places du classement soient trustées par un financier et un informaticien, l’ensemble du classement 2008 peut être résumé en quelques mots : le pétrole, cela rapporte. C’est ce que Ray R. Irani nous démontre, premier du classement chez les pétroliers, avec plus de 222 millions de dollars de rémunération, dont 184 millions générés à travers l’exercice de stock options.</p>
<p>Pour la petite histoire, une rémunération aussi élevée aura nécessité une attention particulière de la part des conseillers fiscaux : les actionnaires auront dû débourser l’équivalent de 400,000 dollars pour permettre à leur dirigeant d’empocher une telle somme.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#04 : John B. Hess (Hess Corporation), $159,566,940</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/john-Hess-Hess-Corporation.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="john Hess Hess Corporation" title="john Hess Hess Corporation" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-613" />John B. Hess a eu le bonheur de profiter de la bulle spéculative ayant entouré le secteur pétrolier grâce à ses centaines de milliers de stock options.</p>
<p>Sur les deux dernières années, M. Hess aura engrangé plus de 191 millions de dollars de gains grâce aux stock options et actions qui lui auront été distribuées.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#05 : Michael D. Watford (Ultra Petroleum Corp.), $116,929,392</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Ultra-Petroleum.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Ultra Petroleum" title="Ultra Petroleum" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-614" />Continuons sur la lancée des rois du pétrole avec Michael D. Watford, dont le salaire de base n’était que de 600,000 dollars l’an dernier. Heureusement, ses deux millions de stock options lui auront permis de remporter près de 117 millions de dollars. A noter que M. Watford possède un million de stock options qu’il n’a pas encore exercé.</p>
<p>Au 31 décembre 2008, M. Watford possédait 63% des actions jusqu’ici distribuées aux dirigeants et employés.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#06 : Aubrey K. McClendon (Chesapeake Energy Corporation), $114,286,867</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Aubrey-McClendon.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Aubrey McClendon" title="Aubrey McClendon" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-615" />Aubrey K. McClendon aura reçu pour le compte de l’exercice 2008 un bonus de 80 millions de dollars. Malgré un prix de l’action en baisse de 40% sur l’année, le versement du bonus s’inscrit dans le programme de participation voulu par le créateur de la compagnie, et ces indemnités devraient être réinvesties dans des programmes de forage de Chesapeake.</p>
<p>A noter que le dirigeant américain aura dû se séparer de près de 30 millions d’actions en 2008 suite à des appels de marge.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#07 : Bob R. Simpson (XTO Energy Inc.), $103,485,972</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/bob-simpson-XTO-Energy.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="bob simpson XTO Energy" title="bob simpson XTO Energy" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-616" />Dernier du club des 100, Bob R. Simpson est aussi le dirigeant qui aura reçu le salaire de base le plus élevé chez ses confrères du secteur pétrolier (1,6 millions de dollars). Au cours des trois dernières années, le dirigeant de XTO Energy aura reçu au total 96,5 millions de dollars sous forme de bonus. Sur la même période, les stocks options qui lui ont été attribuées lui ont permis de générer au total des gains avoisinant les 133 millions de dollars, dont 68 millions rien qu’en 2008.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#08 : Mark G. Papa (EOG Resources, Inc.), $90,471,784</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Mark-Papa-EOG-Resources.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Mark Papa EOG Resources" title="Mark Papa EOG Resources" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-617" />Huitième du classement 2008, Mark G. Papa aura gagné légèrement plus en termes de stock options que son confrère M. Simpson, engrangeant près de 69,6 millions de dollars au total.</p>
<p>M. Papa aura par ailleurs reçu près de 18 millions de dollars sous forme d’actions l’année dernière.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#09 : Eugene M. Isenberg (Nabors Industries Ltd.), $79,333,079</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/nabors-isenberg-nabors-industries.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="nabors isenberg nabors industries" title="nabors isenberg nabors industries" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-618" />Dernier des rois du pétrole dans le top 10 des dirigeants américains les mieux payés, Eugene M. Isenberg aura reçu un bonus de 59 millions de dollars, soit les trois quarts de ses indemnités totales, et ce malgré une action en baisse de 56% sur l’année. Une telle performance a été rendue possible grâce à des provisions passées depuis que M. Isenberg a rejoint la compagnie en 1987.</p>
<p>A cela s’ajoutent près de 20 millions de dollars de gains suite à des distributions d’actions.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#10 : Michael S. Jeffries (Abercrombie &#038; Fitch Co.), $71,795,744</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Mode</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Michael-Jeffries-Abercrombie-fitch.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Michael Jeffries Abercrombie &amp; fitch" title="Michael Jeffries Abercrombie &amp; fitch" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-619" />Dernier du top 10 mais pas des plus à plaindre en général, Michael S. Jeffries, véritable vétéran de la marque de vêtements Abercrombie &#038; Fitch qu’il aura rejoint il y a bientôt 17 ans, aura notamment reçu un bonus de 6 millions de dollars rien que pour l’inciter à rester à la tête de la marque, et 2 millions de dollars d’ « à-cotés » notamment pour entretenir son avion personnel.</p>
<p>Sur les près de 72 millions de dollars perçus au total, 86% proviennent de l’exercice de stock options et de la distribution d’actions.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>En savoir plus</strong></span></p>
<p>Vous souhaitez en savoir plus et consulter l’intégralité du rapport émis par The Corporate Library ? Rendez-vous à <a href="http://thecorporatelibrary.web3.hubspot.com/ceo-pay-report-sneak-peak/?utm_campaign=Sneak-Peak-at-CEO-Pay-2008&#038;utm_medium=TCL-blog" target="_blank">cette adresse</a> afin de télécharger le rapport complet.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les rémunérations des dirigeants : Rapport Houillon</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 22:04:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunérations]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://economiemagazine.fr/politique/les-remunerations-des-dirigeants-rapport-houillon"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/07/rapport_houillon_remuneration_dirigeants.jpg" alt="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" title="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1899" /></a>

Philippe Houillon (UMP, Val d’Oise), rapporteur de la mission d’information et de la commission des lois sur les nouvelles régulations de l’économie vient de rendre son rapport sur la rémunération des dirigeants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le rapport Houillon ne fait pas dans la dentelle. Fustigeant le capitalisme débridé et qualifiant d’inadmissibles les différences de revenus entre les dirigeants des grandes entreprises et les salariés ordinaires, celui-ci passe en revue les abus auxquels nous avons pu assister ces dernières années. Découvrez les grandes dérives soulignées par les députés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://economiemagazine.fr/politique/les-remunerations-des-dirigeants-rapport-houillon"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/07/rapport_houillon_remuneration_dirigeants.jpg" alt="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" title="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1899" /></a></p>
<p>Philippe Houillon (UMP, Val d’Oise), rapporteur de la mission d’information et de la commission des lois sur les nouvelles régulations de l’économie vient de rendre son rapport sur la rémunération des dirigeants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le rapport Houillon ne fait pas dans la dentelle. Fustigeant le capitalisme débridé et qualifiant d’inadmissibles les différences de revenus entre les dirigeants des grandes entreprises et les salariés ordinaires, celui-ci passe en revue les abus auxquels nous avons pu assister ces dernières années. Découvrez les grandes dérives soulignées par les députés.</p>
<p><span id="more-82"></span><span style="color:#23598F;"><strong>Les rémunérations des dirigeants : une évolution difficilement explicable</strong></span></p>
<p>Comme souligné dans le rapport, dont les premiers éléments furent mis en lumière par <a title="Les députés veulent mieux encadrer les salaires des patrons, par Thomas Bronnec" href="http://www.lexpress.fr/actualite/economie/les-deputes-veulent-mieux-encadrer-les-salaires-des-patrons_772416.html" target="_blank">L’Express</a>, la mission d’information mise en place en décembre 2008 et composée d’une dizaine de membres a pris « une résonance particulière avec la révélation d’émoluments aux montants exorbitants consentis dans des sociétés et des établissements financiers mis à mal par des erreurs stratégiques de leur management ».</p>
<p>Sont rapidement mises en exergue les « abus inadmissibles » ainsi que les inégalités de revenus inexplicables entre certains dirigeants et leurs salariés, rappelant que, selon l’institut français des administrateurs (IFA), la rémunération moyenne des premiers a progressé de 15% par an entre 1997 et 2007, alors que celle des salariés n’a évolué, elle, que de 3% en rythme annuel. « Selon le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERCS), le revenu médian annuel des Français s’établissait en 2007 à 15 780 euros pour une personne seule et 23 664 euros pour un couple, le revenu moyen des responsables des plus grosses entreprises se situait, quant à lui, aux alentours de 5 millions d’euros, soit de 208 à 312 fois plus. Pour compléter ce constat édifiant, les députés rappellent que « depuis le début des années 2000, il ne s’est jamais passé plus de trois ans en France sans qu’un scandale sur la rémunération ou les indemnités de départ d’un dirigeant de grande entreprise cotée éclate » (Messier, Forgeard et Zacharias, Tchuruk et Russo, Morin).</p>
<p>Force est de constater que la majorité des dirigeants d’entreprise n’évolue pas le même monde, leur revenu moyen étant estimé à 38 500 par an selon une étude publiée en 2006 par le journal La Tribune. Mais les dirigeants français eux-mêmes n’évoluent pas dans la cour des plus grands, bien que particulièrement dotés vis-à-vis de leurs homologues européens. Le rapport Houillon nous fait ainsi part d’une comparaison France / Etats-Unis assez éloquente :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Comparaison des rémunérations globales pour 2007 de quelques dirigeants français avec celles de leurs homologues américains</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="115"><strong>Secteurs</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="220"><strong>FRANCE</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="221"><strong>ÉTATS-UNIS</strong></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" rowspan="5" width="115">Banques</td>
<td style="text-align: center;" width="220">Baudoin   Prot (BNP-Paribas) 3,3 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Lloyd    Blankfein   (Goldman Sachs) 70,3 millions de   dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Daniel   Bouton (Société générale) 3,2 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Richard    Fuld (Lehman   Brothers) 40 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Georges   Pauget (Crédit agricole) 2,1 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">James   Dimon (JP Morgan Chase) 30,4 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Michel   Lucas (Crédit mutuel) 1,4 million d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">John    Thain (Merrill Lynch)   17,3 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Charles   Milhaud (Caisse d’épargne) 1,6 million d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Kenneth    Lewis (Bank of   America) 16,4 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" rowspan="2" width="115">Industrie   automobile</td>
<td style="text-align: center;" width="220">Carlos   Gohsn (Renault)<br />
2,7 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Rick    Wagoner (General   Motors) 15,7 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Christian    Streiff   (PSA)<br />
1,9 million d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Alan Mulally (Ford)<br />
22,8 millions de dollars</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br clear="none" />Alors même que le sens économique de ces niveaux de rémunérations porte à réflexion, les dirigeants de grandes entreprises ne prenant absolument pas les mêmes risques que ceux des PME qui sont, eux, bien plus exposés, c’est aussi la dimension morale qui inquiète les députés. Ces derniers signalent avec mordant que, « si l’on rapporte l’utilité sociale d’un dirigeant mandataire social à celle d’un chirurgien, d’un gardien de la paix ou d’un pompier, on peut légitimement s’interroger sur le fossé financier qui les sépare ». Ces dirigeants finissent même par être qualifiés par les députés de « gestionnaires mercenaires » !</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Des bonus « dévoyés », des plans d’intéressement et de participation qui ne profitent plus aux salariés</strong></span></p>
<p>Alors que chez les dirigeants de société réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 10 milliards d’euros, la part du bonus annuel représente près d’un quart de la rémunération totale (Etude Hay Group), le rapport Houillon remarque que les conditions d’attribution de celui-ci sont souvent déconnectées de la santé économique de l’entreprise. En témoigne le versement d’un bonus de 1,59 million d’euros au PDG de Suez en 2003, tandis que la société annonçait des pertes de 2,3 milliards d’euros. Même extravagance pour les versements à des responsables non exécutifs, siégeant simplement au conseil d’administration en leur qualité d’anciens dirigeants, et qui ne sont pas impliqués dans la gestion journalière de l’entreprise (L’Oréal, Total, Vinci).</p>
<p>Quant aux stock-options – sorte de plan d’intéressement et de participation au capital, bien qu’elles puissent être attribuées à l’ensemble du personnel, celles-ci profitent la majeure partie du temps à la classe dirigeante, comme en témoigne ce comparatif érigé par l’AMF :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Proportion de stock options réservées aux dirigeants de certaines sociétés du CAC40</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr style="text-align: center;">
<td style="text-align: center;" width="153"><strong>Sociétés</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="187"><strong>Proportion réservée aux dirigeants</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="187"><strong>Nombre de dirigeants bénéficiaires</strong></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Vallourec</td>
<td style="text-align: center;" width="187">31 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">4 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Vinci</td>
<td style="text-align: center;" width="187">31 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">13 (en   2006)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Société   générale</td>
<td style="text-align: center;" width="187">30 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">11 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Renault</td>
<td style="text-align: center;" width="187">22 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">7 (en 2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Axa</td>
<td style="text-align: center;" width="187">21 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">6 (en   2008)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Bouygues</td>
<td style="text-align: center;" width="187">19,5 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">12 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Alstom</td>
<td style="text-align: center;" width="187">18 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">6 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Air   Liquide</td>
<td style="text-align: center;" width="187">17 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">11 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">EADS</td>
<td style="text-align: center;" width="187">8 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">2 (en   2006)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Total</td>
<td style="text-align: center;" width="187">5 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">3 (en   2007)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br clear="none" /><span style="color:#23598F;"><strong>La question épineuse des « parachutes dorés » et des « retraites chapeaux »</strong></span></p>
<p>Force est de constater que les indemnités de départs, ou « parachutes dorés », sont aussi devenues habituelles, puisqu’elles concernaient début 2009 près de 80% des dirigeants du SBF 120, selon une étude du cabinet Hewitt. « L’absence de lien systématique entre le versement d’une rémunération différée substantielle, au moment du départ d’un dirigeant de société et la réalisation effective d’objectifs de performance économique par celui-ci, a (…) de quoi choquer », notent les députés.</p>
<p>Le rapport Houillon donne ainsi l’exemple de l’ancien président exécutif d’EADS, Noël Forgeard, poussé vers la sortie à cause de retards de livraisons liés à l’Airbus 380, et qui aura finalement perçu 8,2 millions d’euros alors que le groupe licenciait près de 10 000 personnes. Sont également mis en lumière ceux qui dérogent à la pratique, tels Pierre Bilger (ex-PDG d’Alstom qui a refusé ses indemnités) ou Louis Gallois (actuel président exécutif d’EADS, qui aura tout bonnement refusé dès son embauche de bénéficier d’un tel système).</p>
<p>Les députés se montrent tout aussi critiques à l’égard des « retraites chapeaux », plus méconnues mais tout aussi redoutables, et qui « garantissent à leurs bénéficiaires un niveau de pension prédéterminé, correspondant à un pourcentage du dernier salaire perçu ». Carrefour aurait ainsi dû provisionner dans ses comptes près de 29 millions d’euros pour assurer une retraite annuelle de 1,2 million d’euros à son ancien PDG Daniel Bernard, décision finalement révoquée par la Coup d’appel de Paris.</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>La rémunération des traders, elle aussi épinglée</strong></span></p>
<p>Quant au mécanisme de rémunération des opérateurs financiers, celui-ci subit également de fortes critiques. Modalités de distribution floues, taux de bonus fortement hétérogènes entre les diverses lignes de métiers de la banque, mécanique profondément inégalitaire. Exemple avec les traders et vendeurs qui toucheraient en moyenne 376 000 euros de bonus, contre 80 000 pour les métiers support. « Conséquence de ces distorsions de rémunérations, ceux qui veillent à la régularité et à la sécurité des activités réalisées par les traders et les vendeurs avec les fonds de leur établissement sont considérablement moins bien rémunérés que ceux qui prennent des positions sur les marchés, certes potentiellement lucratives mais aussi très risquées. Les germes des dysfonctionnements récents du système financier résident dans cette situation paradoxale, où l’appât du gain est davantage récompensé que la certitude de rentabilité», concluent le rapport.</p>
<p>Plus singulier encore, ces mêmes opérateurs anonymes sont parfois bien mieux lotis que leurs dirigeants ! Et les députés de rappeler qu’en 2007, le PDG du conseil d’administration de la Société Générale ne figurait qu’au 44ème rang des rémunérations les plus élevées de la banque qu’il dirigeait.</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Réactions face à la dérive</strong></span></p>
<p>Longtemps tenues à l’écart de l’opinion publique, les rémunérations des dirigeants et des opérateurs financiers ont fini par être révélées par les médias au gré des scandales marquant la dernière décennie. En dépit d’un encadrement législatif accru en matière de fiscalité ou de transparence, force est de constater que les dérives n’ont pu être suffisamment endiguées, faisant surgir la nécessité d’une harmonisation au plan international. Créé en 2007 par le MEDEF et l’AFEP, le code de bonne conduite censé encadrer les rémunérations des mandataires sociaux est par ailleurs critiqué, non pas sur le fond, mais sur ses résultats jugés insuffisants.</p>
<p>Concernant la France à proprement dit, le rapport Houillon préconise l’utilisation de l’instrument fiscal, avec discernement, afin de lisser les « effets revenus », sans toutefois remettre en cause le bouclier fiscal apparu fin 2005. Cela pourrait par exemple s’appliquer aux régimes d’imposition des stocks options, sur les recommandations de l’association Croissance Plus : plus les salariés bénéficiaires des plans d’options seraient nombreux, plus le taux forfaitaire d’imposition serait minoré.</p>
<p>La recommandation la plus forte du rapport, déjà avancée par le MEDEF et l’AFEP, est sans conteste celle qui affirme que « la rémunération des dirigeants mandataires sociaux doit être fixée en tenant compte de l’intérêt général de l’entreprise ». Une telle mesure laisserait aux actionnaires la possibilité de faire annuler par un juge la rémunération d’un dirigeant, si ceux-ci la considèrent excessive ou injustifiée.</p>
<p>Suite aux dérives récentes, les organisations professionnelles des entreprises avaient annoncé la création en Avril 2009 d’un comité des sages chargé de promouvoir et faire appliquer les principes de mesure, d’équilibre et de cohérence des rémunérations des dirigeants, notamment pour les sociétés en difficulté. Les députés préconisent purement et simplement de donner un caractère plus solennelle au comité, rendant sa saisine plus étendue (ne plus se limiter aux entreprises recourant massivement au chômage partiel ou à des plans sociaux), voire systématique (notamment pour les plans sociaux détruisant plus de 1 000 emplois).</p>
<p>Une limite renforcée concernant le cumul des mandats sociaux (jusqu’ici limités à 5) est aussi conseillée (3). « À titre d’illustration, on mentionnera que M. Thierry Desmarest, président du conseil d’administration de Total, est également administrateur de Sanofi-Aventis, d’Air Liquide, de Renault et membre du conseil de surveillance d’Areva ».</p>
<p>Une des dernières recommandations phares : revoir le système des retraites chapeaux dont bénéficient certains dirigeants privilégiés, ou se diriger directement vers un régime de retraite par capitalisation le cas échéant.</p>
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