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	<title>Economie Magazine &#187; Rémunérations</title>
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	<description>News, analyses &#38; Savoir de l&#039;économie et de la politique, avec un regard original</description>
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		<title>L&#8217;argent de poche en baisse, la crise dans les tirelires</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Parents]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunérations]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://economiemagazine.fr/actualites/largent-de-poche-en-baisse-la-crise-dans-les-tirelires"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/crise_tirelires_enfants.jpg" alt="La crise dans les tirelires des enfants !" title="La crise dans les tirelires des enfants !" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1855" /></a>

C’est la crise chez les enfants ! Les parents donnent de moins en moins souvent d'argent de poche à leur progéniture.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/largent-de-poche-en-baisse-la-crise-dans-les-tirelires"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/crise_tirelires_enfants.jpg" alt="La crise dans les tirelires des enfants !" title="La crise dans les tirelires des enfants !" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1855" /></a></p>
<p>C’est la crise chez les enfants ! Les parents donnent de moins en moins souvent d&#8217;argent de poche à leur progéniture.</p>
<p><span id="more-682"></span><span style="color:#23598F;"><strong>Selon un sondage CSA-Crédit Agricole, une large majorité de parents d’enfants de 6 à 15 ans adhère au principe de l’argent de poche (65%), mais seulement 40% sont passés à l’acte en 2009 (contre 45% en 2008).</strong></span></p>
<p>Quelles sont les grandes tendances de l’économie enfantine ?</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Des parents roulés dans la farine…</strong></span></p>
<p>Un sujet un peu plus relâché, mais qui en dit long sur l’impact de la crise sur le comportement des adultes.</p>
<p>Bien que les parents soient globalement d’accord pour verser de l’argent à leurs chérubins (65%), une minorité passe à l’acte dans les faits (40%), mais ce chiffre est en baisse notable (45% en 2008, 51% en 2006), d’autant plus chez les ouvriers puisque 41% d’entre eux donnent effectivement de l’argent aujourd’hui, contre 51% en 2008.</p>
<p>Le sondage nous révèle d’ailleurs que cette pratique n’est pas un racket organisé de la part de la dangereuse classe enfantine, puisque 82% des parents ont accepté de leur plein gré – et sans qu’on leur demande, de verser un impôt sur la parenté à leur progéniture.</p>
<p>Pour ceux qui jouent encore les pingres, les principales raisons invoquées pour le refus d’obtempérer sont :</p>
<ul>
<li>Parce qu’il est trop jeune (58%) ;</li>
<li>Parce que les parents préfèrent acheter eux-mêmes ce dont l’enfant a besoin (45%) ;</li>
<li>Parce que les parents ont préféré ouvrir un compte bancaire à leur enfant pour qu’il s’achète plus tard ce dont il a besoin (31%) ;</li>
</ul>
<p><em>N.B. : Total supérieur à 100%, les interviewés ayant pu donner plusieurs réponses.</em></p>
<p>Lorsque l’on s’intéresse aux raisons qui ont poussé les parents à verser leur impôt, on distinguera notamment plusieurs types de parents :</p>
<ul>
<li><span style="color:#23598F;"><strong>Les managers</strong></span> : 50% le font dans l’espoir que cela leur apprenne à gérer un budget ;</li>
<li><span style="color:#23598F;"><strong>Les hédonistes</strong></span> : 28% le font pour leur permettre de s’acheter ce dont ils ont envie ;</li>
<li><span style="color:#23598F;"><strong>Les capitalistes</strong></span> : 16% le font pour les récompenser ;</li>
<li><span style="color:#23598F;"><strong>Les assureurs</strong></span> : 4% le font pour qu’ils soient un peu plus en sécurité en cas de problème ;</li>
</ul>
<p>Certains se rendent d’ailleurs compte de la futilité de leur acte : 15% des parents sont convaincus que leurs enfants ne comprennent pas davantage la valeur de leurs dépenses, bien qu’on leur verse de l’argent de poche. Le désaveu est plus clair pour les enfants mâles, puisque seulement 79% des parents ont un sentiment de progrès.</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>…mais pas toujours</strong></span></p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/tirelire.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="tirelire" title="tirelire" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-686" />Certes, les parents paient un impôt injuste sur la parenté. Mais certains savent aussi retourner l’arme contre leurs enfants. 92% des ouvriers reconnaissent se servir de l’argent de poche comme punition, contre seulement 59% des cadres et professions libérales.</p>
<p>Même tendance pour l’âge à partir duquel les parents décident de passer à l’acte. L’argent de poche est donné plus tardivement chez les catégories populaires : l’âge moyen s’élève à 9,4 ans auprès des CSP- contre 8,4 ans auprès des CSP+.</p>
<p>On apprend finalement que ce racket est organisé de plus en plus de façon mensuelle (78% en 2009, 62% en 2008). </p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>La crise…même dans les tirelires ?</strong></span></p>
<p>Un des principaux enseignements de ce sondage CSA-Crédit Agricole est tout de même que l’argent de poche mensuel ne diminue pas, malgré la crise ! Si celui-ci s’élevait à 17,7€ en 2008, il atteint désormais 18,9€ cette année. Et 66% des parents sondés ont l’impression que le paiement de l’impôt n’est ni plus ni moins difficile qu’avant la crise.</p>
<p>En revanche, près d’un parent sur trois qui donne de l’argent de poche à son enfant a le sentiment d’avoir revu ses habitudes en la matière en raison de la crise économique. Plus concrètement, 47% des CSP- disent avoir restreint leurs pratiques en raison de la crise, contre 29% des CSP+.</p>
<p>Malgré cela, les restrictions sont en général temporaires (93% l’affirment), et 87% des parents qui ont appliqué ces restrictions pensent que leur enfant comprend la situation.</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>En savoir plus</strong></span></p>
<p>Retrouvez l’intégration de l’étude sur le <a href="http://www.csa-fr.com/dataset/data2009/opi20091107-les-parents-et-l-argent-de-poche-des-enfants.pdf" target="_blank">site internet du CSA.</a></p>
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		<item>
		<title>Top 10 des dirigeants américains les mieux payés en 2008</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/actualites/top-10-des-dirigeants-americains-les-mieux-payes-en-2008</link>
		<comments>http://economiemagazine.fr/actualites/top-10-des-dirigeants-americains-les-mieux-payes-en-2008#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 06:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunérations]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://economiemagazine.fr/actualites/top-10-des-dirigeants-americains-les-mieux-payes-en-2008"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/classement_dirigeants_salaires_americains.jpg" alt="Les salaires des dirigeants américains (classement)" title="Les salaires des dirigeants américains (classement)" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1861" /></a>

La crise n'affecte pas tout le monde, du moins pas les rois du pétrole. Découvrez ce classement exceptionnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://economiemagazine.fr/actualites/top-10-des-dirigeants-americains-les-mieux-payes-en-2008"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/classement_dirigeants_salaires_americains.jpg" alt="Les salaires des dirigeants américains (classement)" title="Les salaires des dirigeants américains (classement)" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1861" /></a></p>
<p>La crise n&#8217;affecte pas tout le monde, du moins pas les rois du pétrole. Découvrez ce classement exceptionnel.</p>
<p><span id="more-594"></span><span style="color:#23598F;"><strong>The Corporate Library vient de publier un rapport à propos des rémunérations des dirigeants américains. Découvrez quels ont été les patrons les mieux payés des Etats-Unis pour l&#8217;exercice 2008.</strong></span></p>
<p>Alors, à qui profite la crise ?</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Avant propos</strong></span></p>
<p>La finance, ça paie. Mais le pétrole, cela rapporte encore plus ! C’est le principal enseignement du classement de la Corporate Library puisque pas moins de sept des dix premières places du classement sont trustées par des dirigeants liés au secteur de l’or noir et de l’extraction.</p>
<p>A eux seuls, les dix dirigeants les mieux payés se seront répartis un succulent jackpot de plus de 2,2 milliards de dollars. Découvrez tout de suite le classement.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#01 : Stephen A. Schwarzman (Blackstone Group L.P.), $702,440,573</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Finance</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Stephen Schwarzman-Blackstone.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Stephen Schwarzman Blackstone" title="Stephen Schwarzman Blackstone" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-610" />Alors que M. Schwarzman avait perçu une compensation totale qui ne dépassait pas les $355,000 au titre de l’année 2007, 2008 se sera montrée plus généreuse, avec une augmentation de près de 200,000%, pour atteindre le record national de $702,440,573.</p>
<p>Comme l’explique le journal L’Expansion, « Stephen Schwarzman doit l&#8217;essentiel de cette manne aux 699,7 millions de dollars qu&#8217;il a reçus à l&#8217;issue de l&#8217;entrée en Bourse en juin 2007 de l&#8217;un des plus puissants fonds d&#8217;investissements du pays [The Blackstone Group]». La manne perçue l’an dernier ne correspond qu’à 25% du capital que M. Schwarzman a reçu à l’origine. Sachant que les 75% restant seront revendus progressivement sur les quatre prochaines années, nul doute que le dirigeant continuera de truster les premières places du classement dans un avenir proche.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#02 : Lawrence J. Ellison (Oracle Corporation), $556,976,600</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Informatique</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Lawrence-Ellison-Oracle.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Lawrence Ellison Oracle" title="Lawrence Ellison Oracle" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-611" />En deuxième place, Lawrence J. Ellison avec plus de $556 millions de dollars de rémunération. Président du groupe informatique Oracle depuis 32 ans. M. Ellison aura en particulier réalisé une plus-value de $543 millions de dollars grâce aux 36 millions de stock options qu’il aura reçu pour l’exercice 2008. A noter que le dirigeant possède encore près de 33 millions de stock options dans son portefeuille.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#03 : Ray R. Irani (Occidental Petroleum Corporation), $222,639,705</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Ray-Irani-Occidental-Petroleum-Corporation.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Ray Irani Occidental Petroleum Corporation" title="Ray Irani Occidental Petroleum Corporation" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-612" />Bien que les deux premières places du classement soient trustées par un financier et un informaticien, l’ensemble du classement 2008 peut être résumé en quelques mots : le pétrole, cela rapporte. C’est ce que Ray R. Irani nous démontre, premier du classement chez les pétroliers, avec plus de 222 millions de dollars de rémunération, dont 184 millions générés à travers l’exercice de stock options.</p>
<p>Pour la petite histoire, une rémunération aussi élevée aura nécessité une attention particulière de la part des conseillers fiscaux : les actionnaires auront dû débourser l’équivalent de 400,000 dollars pour permettre à leur dirigeant d’empocher une telle somme.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#04 : John B. Hess (Hess Corporation), $159,566,940</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/john-Hess-Hess-Corporation.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="john Hess Hess Corporation" title="john Hess Hess Corporation" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-613" />John B. Hess a eu le bonheur de profiter de la bulle spéculative ayant entouré le secteur pétrolier grâce à ses centaines de milliers de stock options.</p>
<p>Sur les deux dernières années, M. Hess aura engrangé plus de 191 millions de dollars de gains grâce aux stock options et actions qui lui auront été distribuées.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#05 : Michael D. Watford (Ultra Petroleum Corp.), $116,929,392</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Ultra-Petroleum.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Ultra Petroleum" title="Ultra Petroleum" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-614" />Continuons sur la lancée des rois du pétrole avec Michael D. Watford, dont le salaire de base n’était que de 600,000 dollars l’an dernier. Heureusement, ses deux millions de stock options lui auront permis de remporter près de 117 millions de dollars. A noter que M. Watford possède un million de stock options qu’il n’a pas encore exercé.</p>
<p>Au 31 décembre 2008, M. Watford possédait 63% des actions jusqu’ici distribuées aux dirigeants et employés.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#06 : Aubrey K. McClendon (Chesapeake Energy Corporation), $114,286,867</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Aubrey-McClendon.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Aubrey McClendon" title="Aubrey McClendon" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-615" />Aubrey K. McClendon aura reçu pour le compte de l’exercice 2008 un bonus de 80 millions de dollars. Malgré un prix de l’action en baisse de 40% sur l’année, le versement du bonus s’inscrit dans le programme de participation voulu par le créateur de la compagnie, et ces indemnités devraient être réinvesties dans des programmes de forage de Chesapeake.</p>
<p>A noter que le dirigeant américain aura dû se séparer de près de 30 millions d’actions en 2008 suite à des appels de marge.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#07 : Bob R. Simpson (XTO Energy Inc.), $103,485,972</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/bob-simpson-XTO-Energy.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="bob simpson XTO Energy" title="bob simpson XTO Energy" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-616" />Dernier du club des 100, Bob R. Simpson est aussi le dirigeant qui aura reçu le salaire de base le plus élevé chez ses confrères du secteur pétrolier (1,6 millions de dollars). Au cours des trois dernières années, le dirigeant de XTO Energy aura reçu au total 96,5 millions de dollars sous forme de bonus. Sur la même période, les stocks options qui lui ont été attribuées lui ont permis de générer au total des gains avoisinant les 133 millions de dollars, dont 68 millions rien qu’en 2008.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#08 : Mark G. Papa (EOG Resources, Inc.), $90,471,784</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Mark-Papa-EOG-Resources.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Mark Papa EOG Resources" title="Mark Papa EOG Resources" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-617" />Huitième du classement 2008, Mark G. Papa aura gagné légèrement plus en termes de stock options que son confrère M. Simpson, engrangeant près de 69,6 millions de dollars au total.</p>
<p>M. Papa aura par ailleurs reçu près de 18 millions de dollars sous forme d’actions l’année dernière.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#09 : Eugene M. Isenberg (Nabors Industries Ltd.), $79,333,079</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Pétrole</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/nabors-isenberg-nabors-industries.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="nabors isenberg nabors industries" title="nabors isenberg nabors industries" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-618" />Dernier des rois du pétrole dans le top 10 des dirigeants américains les mieux payés, Eugene M. Isenberg aura reçu un bonus de 59 millions de dollars, soit les trois quarts de ses indemnités totales, et ce malgré une action en baisse de 56% sur l’année. Une telle performance a été rendue possible grâce à des provisions passées depuis que M. Isenberg a rejoint la compagnie en 1987.</p>
<p>A cela s’ajoutent près de 20 millions de dollars de gains suite à des distributions d’actions.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>#10 : Michael S. Jeffries (Abercrombie &#038; Fitch Co.), $71,795,744</strong></span></p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Secteur : </strong></span>Mode</p>
<p><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/08/Michael-Jeffries-Abercrombie-fitch.jpg" border="1" style="border-color: #dddddd;" alt="Michael Jeffries Abercrombie &amp; fitch" title="Michael Jeffries Abercrombie &amp; fitch" width="150" height="100" class="alignright size-full wp-image-619" />Dernier du top 10 mais pas des plus à plaindre en général, Michael S. Jeffries, véritable vétéran de la marque de vêtements Abercrombie &#038; Fitch qu’il aura rejoint il y a bientôt 17 ans, aura notamment reçu un bonus de 6 millions de dollars rien que pour l’inciter à rester à la tête de la marque, et 2 millions de dollars d’ « à-cotés » notamment pour entretenir son avion personnel.</p>
<p>Sur les près de 72 millions de dollars perçus au total, 86% proviennent de l’exercice de stock options et de la distribution d’actions.</p>
<div style="border-bottom:1px dashed #EFEFEF;"/></div>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>En savoir plus</strong></span></p>
<p>Vous souhaitez en savoir plus et consulter l’intégralité du rapport émis par The Corporate Library ? Rendez-vous à <a href="http://thecorporatelibrary.web3.hubspot.com/ceo-pay-report-sneak-peak/?utm_campaign=Sneak-Peak-at-CEO-Pay-2008&#038;utm_medium=TCL-blog" target="_blank">cette adresse</a> afin de télécharger le rapport complet.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les rémunérations des dirigeants : Rapport Houillon</title>
		<link>http://economiemagazine.fr/politique/les-remunerations-des-dirigeants-rapport-houillon</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 22:04:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunérations]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://economiemagazine.fr/politique/les-remunerations-des-dirigeants-rapport-houillon"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/07/rapport_houillon_remuneration_dirigeants.jpg" alt="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" title="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1899" /></a>

Philippe Houillon (UMP, Val d’Oise), rapporteur de la mission d’information et de la commission des lois sur les nouvelles régulations de l’économie vient de rendre son rapport sur la rémunération des dirigeants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le rapport Houillon ne fait pas dans la dentelle. Fustigeant le capitalisme débridé et qualifiant d’inadmissibles les différences de revenus entre les dirigeants des grandes entreprises et les salariés ordinaires, celui-ci passe en revue les abus auxquels nous avons pu assister ces dernières années. Découvrez les grandes dérives soulignées par les députés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://economiemagazine.fr/politique/les-remunerations-des-dirigeants-rapport-houillon"><img src="http://economiemagazine.fr/wp-content/uploads/2009/07/rapport_houillon_remuneration_dirigeants.jpg" alt="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" title="Rapport Houillon sur la rémunération des dirigeants" width="468" height="271" class="alignnone size-full wp-image-1899" /></a></p>
<p>Philippe Houillon (UMP, Val d’Oise), rapporteur de la mission d’information et de la commission des lois sur les nouvelles régulations de l’économie vient de rendre son rapport sur la rémunération des dirigeants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le rapport Houillon ne fait pas dans la dentelle. Fustigeant le capitalisme débridé et qualifiant d’inadmissibles les différences de revenus entre les dirigeants des grandes entreprises et les salariés ordinaires, celui-ci passe en revue les abus auxquels nous avons pu assister ces dernières années. Découvrez les grandes dérives soulignées par les députés.</p>
<p><span id="more-82"></span><span style="color:#23598F;"><strong>Les rémunérations des dirigeants : une évolution difficilement explicable</strong></span></p>
<p>Comme souligné dans le rapport, dont les premiers éléments furent mis en lumière par <a title="Les députés veulent mieux encadrer les salaires des patrons, par Thomas Bronnec" href="http://www.lexpress.fr/actualite/economie/les-deputes-veulent-mieux-encadrer-les-salaires-des-patrons_772416.html" target="_blank">L’Express</a>, la mission d’information mise en place en décembre 2008 et composée d’une dizaine de membres a pris « une résonance particulière avec la révélation d’émoluments aux montants exorbitants consentis dans des sociétés et des établissements financiers mis à mal par des erreurs stratégiques de leur management ».</p>
<p>Sont rapidement mises en exergue les « abus inadmissibles » ainsi que les inégalités de revenus inexplicables entre certains dirigeants et leurs salariés, rappelant que, selon l’institut français des administrateurs (IFA), la rémunération moyenne des premiers a progressé de 15% par an entre 1997 et 2007, alors que celle des salariés n’a évolué, elle, que de 3% en rythme annuel. « Selon le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERCS), le revenu médian annuel des Français s’établissait en 2007 à 15 780 euros pour une personne seule et 23 664 euros pour un couple, le revenu moyen des responsables des plus grosses entreprises se situait, quant à lui, aux alentours de 5 millions d’euros, soit de 208 à 312 fois plus. Pour compléter ce constat édifiant, les députés rappellent que « depuis le début des années 2000, il ne s’est jamais passé plus de trois ans en France sans qu’un scandale sur la rémunération ou les indemnités de départ d’un dirigeant de grande entreprise cotée éclate » (Messier, Forgeard et Zacharias, Tchuruk et Russo, Morin).</p>
<p>Force est de constater que la majorité des dirigeants d’entreprise n’évolue pas le même monde, leur revenu moyen étant estimé à 38 500 par an selon une étude publiée en 2006 par le journal La Tribune. Mais les dirigeants français eux-mêmes n’évoluent pas dans la cour des plus grands, bien que particulièrement dotés vis-à-vis de leurs homologues européens. Le rapport Houillon nous fait ainsi part d’une comparaison France / Etats-Unis assez éloquente :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Comparaison des rémunérations globales pour 2007 de quelques dirigeants français avec celles de leurs homologues américains</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="115"><strong>Secteurs</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="220"><strong>FRANCE</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="221"><strong>ÉTATS-UNIS</strong></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" rowspan="5" width="115">Banques</td>
<td style="text-align: center;" width="220">Baudoin   Prot (BNP-Paribas) 3,3 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Lloyd    Blankfein   (Goldman Sachs) 70,3 millions de   dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Daniel   Bouton (Société générale) 3,2 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Richard    Fuld (Lehman   Brothers) 40 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Georges   Pauget (Crédit agricole) 2,1 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">James   Dimon (JP Morgan Chase) 30,4 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Michel   Lucas (Crédit mutuel) 1,4 million d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">John    Thain (Merrill Lynch)   17,3 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Charles   Milhaud (Caisse d’épargne) 1,6 million d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Kenneth    Lewis (Bank of   America) 16,4 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" rowspan="2" width="115">Industrie   automobile</td>
<td style="text-align: center;" width="220">Carlos   Gohsn (Renault)<br />
2,7 millions d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Rick    Wagoner (General   Motors) 15,7 millions de dollars</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="220">Christian    Streiff   (PSA)<br />
1,9 million d’euros</td>
<td style="text-align: center;" width="221">Alan Mulally (Ford)<br />
22,8 millions de dollars</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br clear="none" />Alors même que le sens économique de ces niveaux de rémunérations porte à réflexion, les dirigeants de grandes entreprises ne prenant absolument pas les mêmes risques que ceux des PME qui sont, eux, bien plus exposés, c’est aussi la dimension morale qui inquiète les députés. Ces derniers signalent avec mordant que, « si l’on rapporte l’utilité sociale d’un dirigeant mandataire social à celle d’un chirurgien, d’un gardien de la paix ou d’un pompier, on peut légitimement s’interroger sur le fossé financier qui les sépare ». Ces dirigeants finissent même par être qualifiés par les députés de « gestionnaires mercenaires » !</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Des bonus « dévoyés », des plans d’intéressement et de participation qui ne profitent plus aux salariés</strong></span></p>
<p>Alors que chez les dirigeants de société réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 10 milliards d’euros, la part du bonus annuel représente près d’un quart de la rémunération totale (Etude Hay Group), le rapport Houillon remarque que les conditions d’attribution de celui-ci sont souvent déconnectées de la santé économique de l’entreprise. En témoigne le versement d’un bonus de 1,59 million d’euros au PDG de Suez en 2003, tandis que la société annonçait des pertes de 2,3 milliards d’euros. Même extravagance pour les versements à des responsables non exécutifs, siégeant simplement au conseil d’administration en leur qualité d’anciens dirigeants, et qui ne sont pas impliqués dans la gestion journalière de l’entreprise (L’Oréal, Total, Vinci).</p>
<p>Quant aux stock-options – sorte de plan d’intéressement et de participation au capital, bien qu’elles puissent être attribuées à l’ensemble du personnel, celles-ci profitent la majeure partie du temps à la classe dirigeante, comme en témoigne ce comparatif érigé par l’AMF :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Proportion de stock options réservées aux dirigeants de certaines sociétés du CAC40</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr style="text-align: center;">
<td style="text-align: center;" width="153"><strong>Sociétés</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="187"><strong>Proportion réservée aux dirigeants</strong></td>
<td style="text-align: center;" width="187"><strong>Nombre de dirigeants bénéficiaires</strong></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Vallourec</td>
<td style="text-align: center;" width="187">31 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">4 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Vinci</td>
<td style="text-align: center;" width="187">31 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">13 (en   2006)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Société   générale</td>
<td style="text-align: center;" width="187">30 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">11 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Renault</td>
<td style="text-align: center;" width="187">22 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">7 (en 2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Axa</td>
<td style="text-align: center;" width="187">21 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">6 (en   2008)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Bouygues</td>
<td style="text-align: center;" width="187">19,5 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">12 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Alstom</td>
<td style="text-align: center;" width="187">18 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">6 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Air   Liquide</td>
<td style="text-align: center;" width="187">17 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">11 (en   2007)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">EADS</td>
<td style="text-align: center;" width="187">8 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">2 (en   2006)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;" width="153">Total</td>
<td style="text-align: center;" width="187">5 %</td>
<td style="text-align: center;" width="187">3 (en   2007)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br clear="none" /><span style="color:#23598F;"><strong>La question épineuse des « parachutes dorés » et des « retraites chapeaux »</strong></span></p>
<p>Force est de constater que les indemnités de départs, ou « parachutes dorés », sont aussi devenues habituelles, puisqu’elles concernaient début 2009 près de 80% des dirigeants du SBF 120, selon une étude du cabinet Hewitt. « L’absence de lien systématique entre le versement d’une rémunération différée substantielle, au moment du départ d’un dirigeant de société et la réalisation effective d’objectifs de performance économique par celui-ci, a (…) de quoi choquer », notent les députés.</p>
<p>Le rapport Houillon donne ainsi l’exemple de l’ancien président exécutif d’EADS, Noël Forgeard, poussé vers la sortie à cause de retards de livraisons liés à l’Airbus 380, et qui aura finalement perçu 8,2 millions d’euros alors que le groupe licenciait près de 10 000 personnes. Sont également mis en lumière ceux qui dérogent à la pratique, tels Pierre Bilger (ex-PDG d’Alstom qui a refusé ses indemnités) ou Louis Gallois (actuel président exécutif d’EADS, qui aura tout bonnement refusé dès son embauche de bénéficier d’un tel système).</p>
<p>Les députés se montrent tout aussi critiques à l’égard des « retraites chapeaux », plus méconnues mais tout aussi redoutables, et qui « garantissent à leurs bénéficiaires un niveau de pension prédéterminé, correspondant à un pourcentage du dernier salaire perçu ». Carrefour aurait ainsi dû provisionner dans ses comptes près de 29 millions d’euros pour assurer une retraite annuelle de 1,2 million d’euros à son ancien PDG Daniel Bernard, décision finalement révoquée par la Coup d’appel de Paris.</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>La rémunération des traders, elle aussi épinglée</strong></span></p>
<p>Quant au mécanisme de rémunération des opérateurs financiers, celui-ci subit également de fortes critiques. Modalités de distribution floues, taux de bonus fortement hétérogènes entre les diverses lignes de métiers de la banque, mécanique profondément inégalitaire. Exemple avec les traders et vendeurs qui toucheraient en moyenne 376 000 euros de bonus, contre 80 000 pour les métiers support. « Conséquence de ces distorsions de rémunérations, ceux qui veillent à la régularité et à la sécurité des activités réalisées par les traders et les vendeurs avec les fonds de leur établissement sont considérablement moins bien rémunérés que ceux qui prennent des positions sur les marchés, certes potentiellement lucratives mais aussi très risquées. Les germes des dysfonctionnements récents du système financier résident dans cette situation paradoxale, où l’appât du gain est davantage récompensé que la certitude de rentabilité», concluent le rapport.</p>
<p>Plus singulier encore, ces mêmes opérateurs anonymes sont parfois bien mieux lotis que leurs dirigeants ! Et les députés de rappeler qu’en 2007, le PDG du conseil d’administration de la Société Générale ne figurait qu’au 44ème rang des rémunérations les plus élevées de la banque qu’il dirigeait.</p>
<p><span style="color:#23598F;"><strong>Réactions face à la dérive</strong></span></p>
<p>Longtemps tenues à l’écart de l’opinion publique, les rémunérations des dirigeants et des opérateurs financiers ont fini par être révélées par les médias au gré des scandales marquant la dernière décennie. En dépit d’un encadrement législatif accru en matière de fiscalité ou de transparence, force est de constater que les dérives n’ont pu être suffisamment endiguées, faisant surgir la nécessité d’une harmonisation au plan international. Créé en 2007 par le MEDEF et l’AFEP, le code de bonne conduite censé encadrer les rémunérations des mandataires sociaux est par ailleurs critiqué, non pas sur le fond, mais sur ses résultats jugés insuffisants.</p>
<p>Concernant la France à proprement dit, le rapport Houillon préconise l’utilisation de l’instrument fiscal, avec discernement, afin de lisser les « effets revenus », sans toutefois remettre en cause le bouclier fiscal apparu fin 2005. Cela pourrait par exemple s’appliquer aux régimes d’imposition des stocks options, sur les recommandations de l’association Croissance Plus : plus les salariés bénéficiaires des plans d’options seraient nombreux, plus le taux forfaitaire d’imposition serait minoré.</p>
<p>La recommandation la plus forte du rapport, déjà avancée par le MEDEF et l’AFEP, est sans conteste celle qui affirme que « la rémunération des dirigeants mandataires sociaux doit être fixée en tenant compte de l’intérêt général de l’entreprise ». Une telle mesure laisserait aux actionnaires la possibilité de faire annuler par un juge la rémunération d’un dirigeant, si ceux-ci la considèrent excessive ou injustifiée.</p>
<p>Suite aux dérives récentes, les organisations professionnelles des entreprises avaient annoncé la création en Avril 2009 d’un comité des sages chargé de promouvoir et faire appliquer les principes de mesure, d’équilibre et de cohérence des rémunérations des dirigeants, notamment pour les sociétés en difficulté. Les députés préconisent purement et simplement de donner un caractère plus solennelle au comité, rendant sa saisine plus étendue (ne plus se limiter aux entreprises recourant massivement au chômage partiel ou à des plans sociaux), voire systématique (notamment pour les plans sociaux détruisant plus de 1 000 emplois).</p>
<p>Une limite renforcée concernant le cumul des mandats sociaux (jusqu’ici limités à 5) est aussi conseillée (3). « À titre d’illustration, on mentionnera que M. Thierry Desmarest, président du conseil d’administration de Total, est également administrateur de Sanofi-Aventis, d’Air Liquide, de Renault et membre du conseil de surveillance d’Areva ».</p>
<p>Une des dernières recommandations phares : revoir le système des retraites chapeaux dont bénéficient certains dirigeants privilégiés, ou se diriger directement vers un régime de retraite par capitalisation le cas échéant.</p>
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