Fitizzy, ou comment trouver sa taille via un assistant shopping

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Le problème des tailles est quasiment consubstantiel à la vente de vêtements en ligne. Comment s’assurer, faute de pouvoir l’essayer, que la robe ou le jeans que l’on s’offre seront parfaitement adaptés à notre morphologie ? Faut-il rembourser au consommateur les retours par colis postal, comme le font certains pure players du monde de la chaussure ? Fitizzy, startup française créée par Sébastien Ramel et Gaultier Monier, prend le problème dans l’autre sens, en permettant aux acheteurs d’enregistrer leurs mensurations et de les retrouver sur leurs sites favoris, afin de s’assurer que les tailles affichées par les marques seront adéquates. Interview !

melun soirée speed dating Bonjour Sébastien ! Pouvez-vous nous présenter Fitizzy ?

http://kvetbb.cz/?kofemolka=facebook-seznamka&7b7=b0 Sébastien Ramel : Fitizzy est l’expert taille du prêt-à-porter en ligne. Nous conseillons à l’internaute la taille adaptée à sa morphologie directement sur les fiches produits des sites où il fait son shopping. Pour ce faire, les mensurations de l’internaute sont comparées aux dimensions des vêtements, que nous récupérons auprès de chaque marque de prêt-à-porter.

Pour utiliser le service, c’est très simple. Il faut s’inscrire sur Fitizzy.com et compléter son « passeport morphologique » avec ses mensurations, guidé par nos vidéos tutorielles. Si l’internaute n’a pas de mètre-ruban, nous lui envoyons gratuitement !

A l’approche des fêtes de Noël, je me dois de mentionner la dimension sociale de Fitizzy. Elle permet tout simplement de faire des cadeaux à la bonne taille ! On peut inviter ses proches pour savoir quelle taille il faut leur acheter. Bien sûr, les données sont protégées. Chaque internaute maîtrise la visibilité de ses informations personnelles via des permissions qu’il accorde ou non à ses proches.

Fitizzy offre également de nombreux avantage pour les sites e-commerce. Notre solution permet de « lutter » contre les taux de retours, véritable fléau du prêt-à-porter en ligne. Aujourd’hui, 1 vêtement sur 4 est renvoyé à la marque.

Paso de los Libres Quels sont vos partenaires aujourd’hui ? A terme, combien de partenaires souhaiteriez-vous avoir ? Quel est le business model de Fitizzy ?

Sébastien Ramel : Fitizzy est en cours d’intégration sur une cinquantaine de sites. Il est déjà possible de faire son shopping chez nos premiers partenaires de prêt-à-porter masculin : Bold Boys, Code Couleur Denim, Hast et Hédus.

Notre objectif étant d’aider l’internaute dans son shopping, à terme nous souhaiterions être présent sur le maximum de sites marchands de mode aussi bien masculine que féminine. D’ici à 3 ans, l’objectif pour nous est de faciliter le shopping de tous les européens !

Jacques-Antoine Granjon, le PDG de vente-privee.com dit « C’est la fin des pure players » et explique que l’avenir est aux marques. Nous suivons cette même stratégie et nous évoluerons rapidement vers le multi canal.

Fitizzy met l’accent sur le principe de communauté. Comment fonctionnent les recommandations ? A quoi servent les groupes ?

Sébastien Ramel : Chaque fois qu’un utilisateur invite un proche, il doit l’intégrer à l’un de ses groupes: « Famille », « Amis » ou tout autre groupe qu’il a créé. L’intérêt est de gérer l’accès de ses proches aux données personnelles (taille recommandée, marques favorites).

Personne d’autre que l’internaute ne peut avoir accès à ses mensurations. Ses proches sauront uniquement la taille commerciale conseillée, s’ils y sont autorisés.

La tendance est de plus en plus au partage sur le web. Aujourd’hui, 65% des internautes trouvent leurs idées cadeaux sur les réseaux sociaux. Il était important pour nous d’aller plus loin dans la dimension sociale de Fitizzy en proposant la fonctionnalité « Recommandations ». Si lors de son shopping l’internaute voit un vêtement qui pourrait plaire à l’un de ses proches, il clique sur le bouton Fitizzy. Dans le widget, il faut cliquer sur « Mes proches » et choisir à qui on souhaite recommander le vêtement. En cliquant sur « Recommander ce produit », l’internaute peut ajouter un message et envoyer sa recommandation !

Comment vous est venue l’idée de Fitizzy ? Quelles ont été les principales difficultés lors de la création de votre entreprise ? Qui se cache derrière cette start-up ?

Sébastien Ramel : Tous deux franciliens, nous nous connaissons depuis plusieurs années avec mon associé Gaultier Monier. L’idée nous est venue car nous avions le même problème. Grands acheteurs de vêtements en ligne, nous devions régulièrement renvoyer nos colis qui n’étaient pas à la bonne taille. Agacés par cette situation, nous avons décidé de développer notre solution, Fitizzy.

Nous sommes allés au salon des entrepreneurs à Paris et y avons rencontré le directeur de l’incubateur Innotex. Quelques mois plus tard, nous avons déménagé pour nous installer dans notre nouvel incubateur lillois !

Aucun de nous deux n’avait l’expérience du domaine textile à l’origine. Nous nous sommes créés un véritable écosystème (professionnels du prêt-à-porter, du web et de l’entrepreneuriat) qui nous a accompagnés tout au long de la R&D. Nous avons aussi suivi des formations en textile et morphologie pour acquérir l’expertise en interne. Depuis, nous avons fait valoir l’efficacité de notre solution et nous sommes en contact avec de grands acteurs du textile.

Notre entreprise est créée depuis juin. Nous sommes en pleine phase de recrutement notamment de commerciaux et d’ingénieurs. Nous prévoyons d’être une équipe d’une vingtaine de personnes d’ici à 3 ans. Avis aux intéressés !

Et enfin, en tant que créateurs d’entreprise, quels conseils auriez-vous à donner à un jeune pousse désireux de se lancer dans le commerce en ligne ?

Sébastien Ramel : De se lancer bien sûr et surtout de s’accrocher !

Le e-commerce est un secteur en pleine mutation. Il y a encore beaucoup de besoins à satisfaire, que ce soit du côté des acheteurs ou des sites e-commerce. Il y a de la place à prendre.

L’entrepreneuriat n’est pas « un long fleuve tranquille », surtout pendant la mise en place du projet. Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs, le tout est d’en connaître les raisons pour s’améliorer.

L’important est de se mettre à la place des clients et de bien soigner son produit pour proposer une offre qui les séduit.

En savoir plus : Fitizzy.com

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