L’économie du Brésil en forme, les marchés brésiliens en berne | Economie Magazine

L’économie du Brésil en forme, les marchés brésiliens en berne

Economie du brésil

Quel paradoxe économique frappe actuellement le Brésil ? Le pays jouit d’une croissance économique à faire pâlir n’importe quel européen (1% pour 2012, 3,5% et 4% prévus pour 2013 et 2014 selon le Fonds Monétaire International), et son taux de chômage atteint à peine 5,8% en avril selon l’Institut Brésilien de Géographie et Statistiques (IBGE). Le pays peut se targuer d’être déjà devenu la sixième économie du monde, avec un PIB dépassant les $2,400 milliards. Mais depuis le début de l’année, l’indice phare de la place, l’Ibovespa, est en recul de 7,5%. Les marchés boursiers, influencés par leurs anticipations, traduisent donc une réalité économique peut être moins glorieuse que ce que ne veulent bien laisser paraître les statistiques officielles.

PMI brésilien en faible forme

Quelques indicateurs macroéconomiques ont mis la puce à l’oreille des financiers. Du côté des entreprises, l’activité du secteur tertiaire a connu son une hausse minime le mois dernier, fait remarquer la banque HSBC à travers son indice PMI. Celui-ci est passé de 50,3 en avril à 51,3 en mai, se maintenant en-dessous de son cours moyen au premier trimestre (52,3). En-dessous de 50, l’indice traduit une contraction de l’économie. L’une des tendances les plus notables est certainement l’érosion de la confiance des acteurs du tertiaire. Interrogés sur leur perception pour les douze prochains mois, ceux-ci n’étaient que 32% à s’attendre à une hausse de leur activité. Leur degré d’optimisme était le plus faible depuis le début de l’année.

Inflation et marché du crédit à surveiller

De l’autre côté de l’économie, l’une des préoccupations grandissantes de la classe moyenne brésilienne est l’inflation élevée qui ampute son pouvoir d’achat. Depuis le début de l’année, celle-ci n’est pas descendue en-dessous de 5% en glissement annuel. La Banque centrale du Brésil n’a eu d’autre choix que de relever ses taux d’intérêts directeurs à 7,5%. On est encore loin de la moyenne enregistrée entre 1999 et 2013 (16,2%) ou même du taux record de 45% en 1999, mais ce premier relèvement en deux ans, malgré une croissance plus faible que prévue, montre à quel point la hausse des prix préoccupe les banquiers centraux.

La formation d’une bulle du crédit est également une inquiétude majeure chez les économistes. Si la part des créances douteuses dans les crédits à la consommation n’atteignait que 5,6% selon la Banque central en début d’année, le volume total du crédit, lui, a augmenté de 16% de janvier 2012 à janvier 2013, pour atteindre $1.200 milliards. Un tel volume représentait 53,6% du PIB du Brésil.

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