Jean-Louis Servan-Schreiber : Trop vite ! (Ed. Albin Michel)

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Serions-nous tous gagnés par une maladie incurable, la tachysantropie ? Pour savoir ce qui se cache derrière ce terme barbare mais ô combien actuel, c’est Trop vite ! de Jean-Louis Servan-Schreiber qu’il vous faudra lire, véritable réflexion sur l’implacable logique court-termiste qui règne au cœur de nos sociétés contemporaines.

http://mt-creations.fr/inc20k1.php Le court-termisme à tous les niveaux

N’est-il pas frappant de constater aujourd’hui combien nous pouvons nous plaindre du manque de temps pour nous occuper de notre vie personnelle ou de notre travail ? Alors que notre durée de vie a probablement doublé par rapport aux aïeux de nos aïeux, et que notre temps de travail effectif a été divisé par deux, tout semble nous indiquer que le temps s’est accéléré.

Cette maladie du court-termisme s’est diffusée à plusieurs niveaux selon Jean-Louis Servan-Schreiber. « Les politiciens ont les yeux rivés sur la prochaine échéance électorale ou le sondage de la semaine, les patrons des sociétés cotées sur leurs résultats trimestriels, les boursiers sur les statistiques économiques de la journée, les managers sur le compte rendu mensuel réclamé par le siège social » explique-t-il.

On verra dans le premier volet de l’analyse une allusion directe à la présidence de Nicolas Sarkozy – même si elle n’est qu’une des incarnations parmi tant d’autres de cette tendance. Effets d’annonce, promesses et lois faites immédiatement sous le joug de l’actualité et des faits divers, procédures accélérées…c’est toute la démocratie qui souffre de ce manque de calme, de cette absence de confrontations d’idées, ce pouvoir qui ne prend plus le temps du débat, de la négociation.

Mais la même logique court-termiste fait aussi ses ravages en finance à travers les bulles spéculatives, ou au sein des entreprises par le biais de résultats trimestriels toujours voués à être lissés, embellis pour le plaisir des actionnaires.

JLSS prend le temps d’analyser, d’une plume agréable, simple et enrichie de divers apports externes, le domaine de la consommation, celui de nos rythmes de vie et de nos relations aux autres. N’est-il pas étrange de ne plus s’insurger contre l’extrême rapidité à laquelle nos objets de consommations, téléphones portables en tête, deviennent dépassés ou inutilisables ? Comment sommes nous arrivés au point d’obéir à ces effets de mode qui créent une constante « obsolescence psychologique », voire pathologique ?

L’auteur ne manquera pas d’analyser un des paradoxes les plus marquants de nos sociétés court-termistes : celui de l’environnement, profondément inscrit dans le long-terme malgré l’urgence des changements nécessaires, et dont la cause peine encore à nous mobiliser.

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Jean-Louis Servan-Schreiber est journaliste, patron de presse et essayiste. Il a lancé L’Expansion pour en faire un des premiers groupes de presse français et a également créé Radio Classique en 1982. Il est depuis 2007 président France de Human Rights Watch, ONG d’information et de défense sur les droits de l’homme.

Parmi les derniers ouvrages chez Albin Michel : Leurs crises, nos solutions (Susan George), et 16 nouvelles questions d’économie contemporaine (ouvrage collectif dirigé par Philippe Askenazy et Daniel Cohen) :

 

Pour en savoir plus sur les nouvelles publications, rendez-vous directement sur le site des éditions Albin Michel.

Dessin par Xavier Gorce.

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Catégories : Actualités, Culture & Littérature | Tags : , | 1 commentaire

Un commentaire

  1. L’achat du livre Trop vite ! me permettait de passer agréablement le temps d’attente – une trentaine de minutes, j’étais arrivé tôt craignant l’affluence – de la rencontre avec J-L Servan-Schreiber. J’étais le premier, bientôt rejoint par quelques autres qui s’étonnaient de se trouver en toute petite compagnie, jusqu’à ce qu’une chargée de communication de la Fnac vint nous entretenir…qu’il n’y avait rien ce jour-là, le conférencier ayant informé depuis plusieurs semaines qu’il ne pouvait se rendre libre ce 23 juin.

    Et cependant, c’était bien dans La Voix du Nord du jour que cette conférence était mentionnée comme devant avoir lieu. Trop vite, sans doute, prise en compte, (j’ai cru comprendre que l’annonce de) l’annulation n’avait pas permis à la FNAC de contacter La Voix du Nord. Il est vrai que la FNAC et La Voix du Nord cohabitant dans la même rue et dans des locaux mitoyens, difficile alors d’accuser l’informatique et Internet d’un quelconque dysfonctionnement. Par chance, à défaut de rencontrer l’auteur, j’avais au moins le livre…

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