L'addiction à Twitter et Facebook est-elle plus forte que la cigarette ? | Economie Magazine

Twitter et Facebook sont-ils plus addictifs que la cigarette ?

Twitter et Facebook sont-ils plus addictifs que la cigarette ?

C’est en tout cas la question que s’est posée la Chicago Booth School of Business à travers une étude publiée au début du mois de février 2012. Pour dresser des conclusions, 208 allemands de la lointaine contrée bavaroise de Wurtzbourg ont été titillés pendant près d’une semaine, plusieurs fois par jour, sur leurs envies les plus insatiables.

Quelles tentations ?

Les chercheurs W. Hofmann, K. D. Vohs et R. F. Baumeister les ont ainsi soumis à une batterie de questions sur leurs désirs, jusqu’à sept fois par jour, au hasard de la journée. Au total, ce sont plus de 7 827 rapports sur le désir qui ont été générés. Dans 50% des cas où ces braves bavarois furent interrogés, ils affirmèrent sentir un désir. La plupart du temps, ces désirs n’étaient d’ailleurs pas conflictuels, si bien qu’ils furent assouvis dans 62% des cas. Pis que fougueux, les cobayes cédèrent à leur désir 70% du temps lorsqu’ils ne tentaient pas de résister, contre seulement 17% du temps lorsqu’ils y opposaient une résistance farouche. Faut-il faire marcher le disjoncteur de la maison pour y résister ? Est-ce le pouvoir de l’esprit ?

Mais de quels désirs parle-t-on au juste ? L’on sera peut être surpris de constater que les envies les plus fortes mentionnées par les sondés sont le sommeil et le sexe, loin devant l’alcool ou le tabac, bien que ces dernières sont généralement considérées comme générant les phénomènes d’accoutumance les plus forts. Les désirs de divertissement et de sommeil sont ceux qui causèrent le plus de conflits avec d’autres objectifs, tandis que les désirs liés aux médias ou au travail sont ceux qui provoquèrent le plus d’échec en termes de contrôle de soi.

La vie est indubitablement une question de désirs, pour le meilleur et pour le pire. Les auteurs rappellent à cette occasion que 40% des morts dans les sociétés occidentales sont le résultat des conséquences à long-terme du désir, que ce soit le tabac, le sexe, l’alcool, les drogues récréatives ou une alimentation malsaine.

La carte du désir

Sur la carte des désirs dressée par les chercheurs, l’on peut comparer la force et la conflictualité de ces derniers. La grosseur des camemberts représente la fréquence observée des désirs. Les parties les plus claires indiquent la propension au désir à être finalement maitrisé par le contrôle de soi, tandis que la partie la plus sombre montre la propension à l’échec et à la non-résistance face au désir.

Céder à la tentation est-il sain ? De l’histoire d’Adam et Eve aux péchés des politiciens, l’histoire montre qu’agir selon chacun des désirs peut mener à de profonds désastre, soulignent avec un brin d’ironie les auteurs de l’étude.

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