Voyager debout avec Ryanair ?

Nouvelle offre : voyager debout avec la compagnie Ryanair

Dans un secteur où la concurrence est exsangue, la compagnie irlandaise Ryanair ne manque pas d’idées…et ne manque pas d’air non plus. Allant jusqu’au bout de ses principes, le transporteur low-cost le plus important d’Europe vient d’annoncer qu’il réfléchissait à faire voyager sa clientèle debout, dans l’optique de réduire le prix de ses billets, et par la même occasion, ses coûts. Retour sur un concept pas si extravagant…

rueil malmaison rencontre femme senior Ryanair, une compagnie pionnière en Europe

Lorsque que Ryanair est fondée en 1985, il ne s’agit encore que d’une modeste société d’aviation civile tournant sur un unique Embraer Bandeirante de 15 places. La compagnie tente alors de briser le duopole des vols Londres-Irlande, jusqu’ici détenu par Aer Lingus et British Airways, tout en profitant de la dérégulation du secteur impulsée par le Premier ministre britannique Margaret Thatcher.

Mais en 1991, en dépit d’un nombre de passagers toujours plus élevé, le transporteur aérien connaît de sérieuses difficultés. Michael O’Leary est alors envoyé aux Etats-Unis afin d’étudier le modèle novateur de Southwest Airlines, une compagnie réputée pour ses bas prix, et son service sans fioritures. Il en revient convaincu que le modèle low-cost, combiné à des rotations d’avions rapides ainsi qu’à l’utilisation d’un seul et unique modèle pour toute la flotte sont les clefs de la réussite. Le nouveau Ryanair est né.

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Depuis, la compagnie irlandaise ne cesse d’innover, et ne se prive pas lorsqu’il s’agit de s’inspirer et reproduire les recettes qu’elle trouve ailleurs. On constatera qu’il est impossible de réserver un vol autrement que sur son site Internet ou via son centre d’appel, ce afin de supprimer définitivement les frais liés aux agences de voyage. Toute la flotte, soit près de 200 appareils, tourne sur un seul modèle (Boeing 737-800), composé de sièges en cuir non inclinables, sans poche arrière, et avec les instructions en cas d’urgence collées sur l’arrière des sièges, et ce dans un seul but : réduire les coûts tout en accélérant le nettoyage de l’engin ainsi que les inspections de sécurité entre deux vols.

Michael O'Leary

Michael O'Leary (CEO, Ryanair)

Mais les idées extravagantes sont aussi légion de la part du transporteur. Suppression des caches-hublots, toilettes payantes, vente de tickets de grattage durant les vols, contact uniquement par appel surtaxé, personnes obèses payant un deuxième siège, augmentation de 3% des salaires à l’exception du personnel syndiqué, sponsoring interne des éléments de l’avion, communications téléphoniques à bord, campagnes publicitaires comparatives particulièrement agressives, abandon progressif des comptoirs d’enregistrement…Toutes ne font pas l’unanimité, et toutes n’ont pas été adoptées. Mais au-delà des économies potentielles, c’est surtout sur son image bon marché que la compagnie communique.

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L’idée de faire voyager la clientèle debout n’est pour autant pas dénuée de toute rationalité économique. Bien que soumise à l’approbation du régulateur aérien, une telle mesure a déjà été expérimentée par la compagnie chinoise Spring Airlines. Transposée à Ryanair, elle permettrait de faire rentrer 50% de passagers en plus, tout en diminuant de 20% les coûts, selon son M. O’Leary. Elle s’inscrirait d’ailleurs parfaitement dans la stratégie d’épuration suivie par le groupe depuis une vingtaine d’années.

Mais outre les réductions de coûts drastiques, c’est la capacité de l’entreprise à générer des revenus subsidiaires – i.e. non liés à la vente de tickets, qui impressionne (près de 600 millions d’euros en 2009, soit 20% de son chiffre d’affaires). Pas étonnant donc de voir le transporteur s’ériger comme un véritable mastodonte européen, avec près de 60 millions de passagers en 2008-2009, dont 5,8 rien qu’en juin dernier. A titre de comparaison, un de ses concurrents les plus intimes et non moins renommé, British Airways, n’aura transporté « que » 2,93 millions de passagers à travers le monde sur le dernier mois. Et si, dans le contexte actuel, les low costs étaient désormais la norme du secteur ?

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