Aeronavis & le concept de la publicité par ballon dirigeable

Le Ballon dirigeable, nouvelle forme de publicité ?

Journaux, télévision, internet, radio… Tous les supports sont bons pour que les marques tentent de sortir du lot, par des campagnes toutes plus originales les unes que les autres. Publicité vidéo, annonce radio, campagne via le bouche à oreille… Qu’en est-il des airs ? Peut-on imaginer un dirigeable qui, perché dans le ciel, irait vanter les mérites d’une marque ? Ce projet un peu fou, http://mikita.com.pl/?rabocheemesto=randki-polakow-w-irlandii&dde=64 Aeronavis est en train de le concrétiser. Interview avec les fondateurs, Baptiste Regas et Olivier Jozan !

provably Bonjour Baptiste et Olivier ! Pouvez-vous nous présenter Aeronavis ?

http://troaa.fr/?karamelka=site-de-rencontre-en-rd-congo&022=b1 Baptiste Regas : Aeronavis, marque de la société A-NSE (Aero-Nautic Services & Engineering), est spécialisée dans l’exploitation du ballon dirigeable. Créée début 2012, elle a pour vocation de répondre à un besoin toujours croissant des entreprises du monde entier : la promotion de la marque !

Chez Aeronavis nous croyons à la puissance des marques. Nous pensons qu’elles sont le meilleur atout des entreprises et que la clé du succès commercial est la capacité à construire des marques fortes et durables. Nous croyons aussi que chaque marque aspire à sortir du lot. Nous nous engageons à les aider à réaliser cette aspiration essentielle en leur offrant des missions publicitaires sur dirigeables. Aujourd’hui, du fait des innovations technologiques, de la multiplicité des supports publicitaires, des changements sociaux et de la sophistication croissante des publicitaires comme des publics, il est devenu beaucoup plus difficile de promouvoir des produits et des services. Avec le ballon dirigeable nous ne disposons pas seulement d’un support de marketing novateur et exclusif qui permet aux grandes marques de se différencier des concurrents, nous avons aussi un support permettant d’atteindre les consommateurs à des endroits inattendus et de manière inattendue. Dans un monde de plus en plus fragmenté où les retours sur investissement se tarissent, notre entreprise offre une opportunité de publicité extraordinaire. Nous sommes en d’autres mots capables de maximiser l’impact et de créer une expérience de marque unique, attirante et avec un très fort taux de mémorisation.

Notre entreprise offre un service exclusif en Europe et est présente au niveau global. Nous visons à être la référence mondiale de publicité par dirigeable. Avec notre plateforme publicitaire de 125 m² à 400m² nous nous engageons à voler n’importe où, n’importe quand, mais toujours dans des conditions optimales de sécurité. Nous survolons les grandes villes et les agglomérations urbaines, les plages et côtes du monde entier, les événements sportifs et culturels importants, les festivals de musique et de films, les autoroutes à large circulation, etc. Dès cet été, nous réaliserons un tour des plages françaises.

Nos dirigeables, entièrement adaptés aux besoins de communication des marques, apportent une valeur ajoutée énorme. Nous participons avec nos clients à la création d’une stratégie de qualité pour faire valoir la marque et construire leur « brand capital ». Afin d’augmenter l’efficacité d’une mission publicitaire sur dirigeable, nous offrons des services sur mesure et des campagnes de communication intégrées. En effet, un dirigeable est tellement plus qu’un panneau d’affichage lorsqu’il est intégré à une stratégie de marketing plus large. En fonction des souhaits personnels de nos clients, nous leur fournissons des véhicules publicitaires et des équipes de promotion au sol, et nous étudions d’autres moyens créatifs pour faire en sorte que leur audience interagisse avec leur marque.

Notre société est également spécialisée dans les prises de vues aériennes et offre des films et des photographies lors du survol des lieux prédéterminés.

En France, nous exploitons un dirigeable de 25 mètres de long, « the Passenger ». Nos perspectives sont prometteuses : Dès Juin, nous exploiterons un nouveau ballon dirigeable de 30 mètres en France et notre flotte atteindra 6 ballons dirigeables à mi- 2013.

Techniquement, comment se présente votre dirigeable ? Combien de temps peut-il survoler nos têtes ? Pourra-t-on le voir aisément dans le ciel ?

Olivier Jozan : Nous offrons un espace publicitaire de 400m² en proposant deux options qui sont cumulables: utilisation de la surface du dirigeable dans sa totalité (400m²) ou/et utilisation de bannières interchangeables (2 x 3 x 15m, soit 90m²) sur les côtés des enveloppes. Les messages restent parfaitement lisibles à une distance de 1 km. Nos dirigeables ont une autonomie de dix heures en vol stationnaire et six heures en croisière (65 km/h – 35 kts). Nous sommes donc en mesure de parcourir 400 km sans escale et de relier de grandes villes. Notre plafond est de 3000 pieds, soit environ 900 mètres d’altitude sol et nous sommes aussi capables de décoller à une vitesse de vent de 45km/h (25 kts) ; soit un taux d’utilisation supérieur à 90% en France métropolitaine.

La sécurité est au cœur d’Aeronavis. Nos dirigeables, homologués par l’AESA (Agence Européenne de la Sécurité Aérienne) et la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile), sont fabriqués avec les meilleurs matériaux. Leurs cockpits sont composés de carbone et de Kevlar, et leurs enveloppes d’un complexe de polyamine et de polyuréthane. Les ballons sont remplis d’hélium, qui est un gaz chimique inerte et non-inflammable. Les deux moteurs situés de part et d’autre du cockpit permettent à l’appareil de naviguer en douceur tout en offrant une très grande maniabilité. Nos pilotes sont expérimentés et formés au pilotage de dirigeables par des instructeurs qualifiés. Pour ces raisons, nous sommes autorisés à voler à des altitudes très basses. Nous collaborons avec les Autorités de l’Aviation Civile du monde entier pour obtenir les autorisations de vol nécessaires et avec l’Administration Nationale Océanique et Atmosphérique (NOAA) pour obtenir des relevés météorologiques précis avant d’entamer toute mission publicitaire. Nous pouvons survoler la plupart des zones géographiques dans le monde en assurant un taux d’utilisation très élevé. En plus nos dirigeables ont une faible empreinte carbone. Ils émettent trente fois moins de CO2 qu’un hélicoptère, et quinze fois moins qu’un avion léger. Dans cette philosophie qui est la nôtre, lors des survols de grandes villes, nous réalisons des évaluations de qualité de l’air pour identifier les zones qui nécessitent une meilleure gestion de l’environnement.

Avec qui avez-vous travaillé jusqu’à présent ? Quels sont vos objectifs pour 2012 ?

Baptiste Regas : Bien que la société soit récente, nous avons déjà effectué des missions pour des grandes sociétés : Casino, le Crédit Mutuel et Messer. Ils ont tous été satisfaits par l’efficacité et la qualité de notre service. L’impact des missions de publicité réalisées a été bien supérieur aux espérances. A ce jour, nous sommes en pleines négociations avec des marques prestigieuses dans le domaine sportif, financier et du transport – mais également des marques de boissons ont montré un fort intérêt et même des distributeurs de films. Il y a également des grands groupes français, actifs à niveau international, qui souhaitent nous confier des campagnes de communication à longue durée dans le cadre du développement durable.

Nos dirigeables coutent de l’argent quand ils sont au sol ! Nous devons donc maximiser leur taux d’utilisation. A cet égard, nous travaillons à faire voler chacun de nos appareils plus de 100 jours par an, à raison de 7h de vol journalier. Nous limitons le marché Français à un nombre d’appareil restreint pour maintenir le niveau d’exclusivité requis par nos clients. Mais les débouchées à l’export sont gigantesques ! A terme, nous prévoyons la construction de plus de 6 appareils par an dans notre usine française pour faire face à la demande internationale.

Comment vous est venue l’idée un peu folle de ressusciter le dirigeable à des fins publicitaires ? Quels furent les principaux obstacles à la création d’Aeronavis ? Combien de personnes travaillent aujourd’hui autour du projet ?

Olivier Jozan : En 2009, à la fin de nos études et après quatre années d’expériences professionnelles, Baptiste Regas et moi nous avons décidé de lancer notre projet commun de création d’entreprise. Passionnés d’aéronautique, nous étions interpellés par la multitude des applications offertes par le dirigeable et avons pourtant constaté que cet aéronef reste aujourd’hui largement inexploité. Au vu des nouvelles exigences de l’économie verte conjuguées aux progrès techniques (i.e. matériaux aéronautiques et tissus des enveloppes) et aux nouvelles normes de sécurité (i.e. utilisation de l’hélium, gaz chimiquement inerte), nous étions convaincus que notre idée fonctionnerait. Nous avons donc créé A-NSE (Aero-Nautic Services & Engineering) et avons construit « The Passenger », notre prototype. Les premiers vols furent un véritable succès technique. Nous avons commencé à développer des dirigeables à des fins de surveillance maritime et terrestre. Après avoir constaté que la publicité sur dirigeable était utilisé fréquemment aux Etats Unis où les grandes marques y voient un réel un avantage compétitif, nous avons pris conscience des capacités du dirigeable à se positionner comme un outil marketing innovant. Nous l’avons donc présenté comme une plateforme publicitaire pour répondre au besoin déjà évoqué : la promotion de la marque – nous avons fondé Aeronavis !

Les obstacles rencontrés étaient de différentes natures : techniques, financiers, légaux et commerciaux. Les contraintes techniques et financières ont été réglées par la construction du Passenger et par l’accompagnement d’Oséo sur ce projet. Concernant l’aspect légal, il nous a fallu démontrer aux autorités (DGAC et Gendarmerie) que notre aéronef présentait des garanties très élevées en termes de sécurité. Des démonstrations nous ont permis de les convaincre. Quant au marché, nous nous sommes appuyés sur les campagnes de publicité déjà réalisées aux US et en Allemagne. Des agences prestigieuses (i.e Ogilvy) ont étudié l’impact du ballon dirigeable ; ces études démontrent que le ballon dirigeable véhicule des valeurs très fortes, a un taux de mémorisation largement supérieur à celui des médias classiques et assure un retour sur investissement très élevé.

En ce qui concerne nos parcours professionnels, Baptiste Regas est diplômé de l’ENSAM, d’HEC où il a été lauréat des Mercures en 2011, des Arts & Métiers (ENSAM) et de la BUAA en Chine. Il a travaillé comme consultant chez Deloitte avant de rejoindre L’Oréal. Il est le PDG de la société et il dirige l’entreprise avec une vision claire, et une forte détermination. Baptiste est titulaire d’une licence pilote privé d’avion et d’un brevet de pilote de dirigeable. Pour ma part, je suis diplômé de l’ESSCA, et j’ai commencé ma carrière dans l’audit chez Deloitte. Je l’ai poursuivie au sein de la direction financière du groupe ThomsonReuters, basé à Londres. Mon expérience acquise ajoute énormément de valeur à mon poste de directeur général délégué d’Aeronavis. Je suis titulaire d’une licence de pilote VFR et d’un brevet de pilote ULM classe 5.

Et enfin, quels conseils auriez-vous à donner à de jeunes entrepreneurs désireux de se lancer dans des projets hors internet ?

Olivier Jozan : J’aurais 3 conseils à donner aux personnes qui veulent se lancer dans l’entreprenariat.

Au départ, la chose la plus importante est de mettre en pratique son concept. Une bonne idée de business ne doit surtout pas rester en l’état de power point. C’est par la réalisation de notre premier ballon dirigeable que nous avons convaincu des investisseurs de nous suivre et des clients de nous faire confiance. Entreprendre, ce n’est pas promettre de faire des choses mais faire ce que l’on a promis!

L’entreprenariat est également synonyme d’engagement. Il faut être bien conscient que l’on s’engage sur un chemin semé d’embuches et de bonnes et de mauvaises surprises. Cela nécessite des sacrifices importants et de maintenir une volonté intacte malgré les épreuves.

Et bien évidemment ne surtout pas prendre en compte les avertissements donnés par les soi-disant experts. Etre convaincu que si son idée a un minimum de bon sens, le travail et l’audace lui permettront de transpercer les murs.

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