L’industrie est sale, elle appartient au passé, et seule la tertiairisation nous sauvera, véritable gage de modernité. Les maux dont souffre notre pensée actuelle sont terribles. Et si les racines de la crise n’étaient pas uniquement financières, mais qu’elles remontaient jusqu’à la place restreinte que nous accordons à notre industrie ? Comment ressusciter la richesse perdue des nations ? N’est-il pas temps de redonner ses lettres de noblesse à l’industrie ?
« Nos enfants rembourseront nos dettes ». « Lorsque le bâtiment va, tout va ». « Le protectionnisme, c’est la guerre ». Ces vérités assenées au détour d’un repas ou d’une conversation sont-elles bien vraies ? Dans quelle mesure sont-elles des inepties joyeuses, que l’on se contente de recracher pour combler un vide de pensée ? Franck Dedieu, Emmanuel Lechypre et François de Witt s’attaquent à nos certitudes ancestrales sur l’économie.
La crise a non seulement consacré la financiarisation de l’économie, mais elle a également marqué au fer rouge la classe moyenne, véritable grande perdante du cataclysme économique que nous traversons. Face à la toute-puissance des financiers et l’impuissance affichée des politiques, le mouton-citoyen peut-il encore élever sa voix ?
Le socialisme semble aujourd’hui être pris dans étau, serré par une critique rejetant tout du capitalisme, affecté par un manque de cohérence à l’international, traînant une histoire parsemée d’échecs, faite d’expériences brutales ou éphémères. Pourtant, la crise du capitalisme financier, les dégâts de la mondialisation ou l’apparition de nouvelles formes d’échanges plus respectueuses des hommes sont des raisons parmi tant d’autres amenant les penseurs à ré-esquisser une alternative économique et sociétale. Plus d’une vingtaine d’auteurs se sont ainsi réunis autour du Socialisme à l’épreuve du capitalisme afin de réfléchir à l’évolution de ce courant de pensée.
Presque cinq ans après le début de la crise, la question de la culpabilité des marchés fait toujours débat. Lorsque certains voient en les banques de vils facilitateurs de crédits à risque ou des spéculateurs sur le bon dos du peuple, d’autres considèrent que les marchés ne sont finalement que des révélateurs errements politiques. Les subprimes, ces crédits hypothécaires destinés aux ménages les plus pauvres, symbolisent parfaitement cette ambiguïté. Faut-il voir en eux une invention dangereuse des banques, ou le fruit d’une politique exacerbée d’accession à la propriété prônée par l’administration US ? La crise des dettes souveraines résulte-t-elle de l’avidité des opérateurs de marché ou des mauvaises conduites budgétaires de la part de nos Etats ? Les questionnements sur les errances des marchés, sur leur rôle à venir et sur la façon de les réguler sont donc naturels.
La France, un étrange pays. Célébré pour son art de vivre dans le monde entier, attirant des foules de pèlerins touristes, et pourtant si déprimé en son intérieur. Les Français se bourrent de psychotropes pour soulager leur peine. Si l’on en croit certaines études, notre population jouit pourtant d’un pouvoir d’achat en hausse depuis quelques années, les inégalités bien que légèrement à la hausse n’ont pas explosé comme dans d’autres pays anglo-saxons, notre système de santé et notre taux de natalité sont enviés dans tous les pays riches. Mais alors, quel est le ressort cassé dans la machine France ?
Comme dans chaque période d’incertitude, face aux défis sociaux et environnementaux immenses qui se trouvent devant nous, le monde a besoin de dirigeants qui apportent une espérance et un souffle, et qui s’engagent avec détermination pour relever ces défis.
El Narco, figure malfaisante, immense, dont l’ombre plane sur les têtes de millions de Mexicains, avance inexorablement. L’organisation gangrène chaque jour un peu plus le pays qui l’abrite, repoussant inexorablement les frontières du crime organisé. El Narco, c’est l’histoire d’une appellation servant à désigner tout le trafic de la drogue au Mexique. Un nom générique, comme pour mieux marquer son insaisissable nature.
Que l’on souhaite travailler en banque, dans le département trésorerie d’une grande compagnie, dans un cabinet d’audit ou exercer le métier de comptable, il est certains ouvrages indispensables pour maîtriser les rouages des bilans d’entreprise. Découvrez une sélection de 10 livres de finance d’entreprise et de gestion financière absolument incontournables.
Face aux soubresauts continus des marchés sur la dernière décennie, il est un élément qui défie le temps et la hauteur par l’allure de son cours : l’or. Le précieux métal n’a cessé de progresser, confortant un peu plus son image de valeur refuge. Philippe Herlin s’intéresse à cette matière première bien particulière.
Cependant que les flashs crépitent et que la forêt de micros s’agite, l’on annonce la venue imminente de la star du moment. Un brouhaha parcourt l’assemblée. Soudain, l’on distingue une figure, s’avançant vers l’estrade. Il ou elle, c’est soit le politique qui se met en scène comme une vedette, soit la vedette qui s’immisce dans la vie politique, sous le regard bienveillant des médias. La peopolisation est aujourd’hui si banalisée qu’elle ne choque plus réellement l’opinion publique. Retour sur un phénomène caractéristique de nos sociétés, sous la plume de Jamil Dakhlia.
Si les physiocrates apparurent au XVIIIe siècle, les classiques au XIXe siècle, les néoclassiques à la fin du XIXe siècle et les keynésiens au XXe siècle, qu’en est-il aujourd’hui du renouveau des économistes ? La crise des subprimes a non seulement ébranlé leurs convictions, elle a également provoqué un grand scepticisme sur le rôle de ces derniers, accusés de n’avoir pas su prévoir la crise. Les « nouveaux classiques », inspirés par Ricardo, sont probablement le point de départ de la prochaine école de pensée.
Le débat fait rage… comme à chaque élection. Plutôt que de sombrer trop rapidement dans des débats idéologiques sur la valeur juste du travail et les rémunérations outrancières, pourquoi ne pas prendre le temps de la réflexion et s’interroger justement sur la formation de cette valeur économique ? Peut-on gagner mille fois le SMIC ? Jusqu’où vont les disparités ? Sont-elles justifiables ? Economiquement ? Socialement ? Philippe Villemus tente d’y répondre à travers son dernier ouvrage, Le patron, le footballeur et le smicard.
Percevez-vous ce sirocco monter jusque nos plaines européennes, cette agora qui souffre et se déchaîne du fond de l’Achaïe ? Si le souffle révolutionnaire ne vous a pas encore atteint ces derniers temps, c’est que vous habitiez sur un continent fort lointain. Rafik Smati nous livre ici un projet révolutionnaire, marqué du sceau brûlant porté par une nouvelle jeunesse, celle de la génération Y.
Et si nous observions la colonisation, puis la guerre d’Algérie, à travers le prisme du droit ? Autrement qu’à travers les massacres, les vols ou les déplacements de population, comment s’est exprimée cette période trouble d’un point de vue légal ? C’est à ce travail rigoureux que s’est attelée Arlette Heymann-Doat, à travers son ouvrage, Guerre d’Algérie – Droit et non-droit.
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